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Ecologie du couple : du jardin d’Eden au jardin de Pâques

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Michel Martin-Prével, cb - publié le 17/04/20

La « quarantaine » se continue après Pâques, mais change de jardin. Tout l’enjeu est de passer du jardin de Gethsémani à celui de la Résurrection, pas très loin l’un de l’autre, mais animé d’une autre ambiance ! Il s’agit de passer des angoisses à l’espérance, de l’hiver de l’amour confiné au printemps des recommencements.

Le couple est un jardin, depuis celui de l’Eden où Dieu vous a lancé, Adam et Ève que vous êtes, comme des héros de l’amour, mais ayant mal bricolé votre amour. Et le jardin s’est chargé de mauvaises herbes, de rosiers mal taillés, de parasites et autre plates-bandes abandonnées. L’arrosage a été négligé, ou même le puits est à sec. Et voici que ce jardin est clos, en ce temps de confinement forcé. Et l’on se surprend à en parcourir les allées, n’ayant plus que cet espace à habiter ! Et tous ces négligences de jardinage nous apparaissent au grand jour, à la lumière de Pâques. Et dans notre jardin, le Christ ressuscité nous apparaît. Nous lui dirions presqu’il serait responsable. Marie-Madeleine n’a-t-elle pas confondu Jésus avec un simple jardinier (notre conjoint), incapable de lui redonner de l’espoir.

Mais Jésus vous dit : « Qu’avez-vous fait de votre jardin clos ? » Si Adam et Ève ont perdu la vie dans un jardin, c’est dans un jardin qu’ils la retrouvent. Car c’est bien en travaillant ce jardin qu’ils retrouveront sa splendeur perdue. Et Adam et Ève de se mettre à tailler (il faut accepter de se défaire de vieilles habitudes), de désherber et gratter les allées (convertir nos conduites), rouler les gravillons (les petites disputes arrondissent bien des aspérités), décider ensemble des nouvelles plates-bandes à bêcher et à ensemencer (dialoguer sur de nouvelles perspectives).

La prière conjugale, source d’eau fraîche

Seulement voilà, un jardin a besoin d’eau, de beaucoup d’eau. Quatre fleuves arrosaient l’Eden en le traversant. Pas de communion ni de fécondité sans remettre en route l’arrosage. Il y a eu la pluie abondante quand tout allait bien (l’amour-désir qui marche tout seul) et elle revient régulièrement (la passion sait renaître entre nous).

Plus souvent, il y a eu l’amour à l’arrosoir, plus pénible où il faut faire des efforts pour dire à l’autre qu’on l’aime, dans tous les langages possibles, et il faut continuer encore. Mais si vous pensiez maintenant à la noria ! Installer des tuyaux depuis le puits central, le Christ Ressuscité, et cela tourne tout seul, du moins dans la régularité de ceux qui savent faire tourner la roue tous les jours. Vous avez compris que là, vous avez décidé de prier ensemble tous les jours. Une manière de creuser un puits et de tirer l’eau fraîche au fond de votre cœur, bue à deux. Sans la prière, un couple peine beaucoup dans la fidélité. Le temps pascal est fait pour accueillir Jésus vivant, source de votre amour ressuscité. Et alors le jardin refleurit. C’est cela l’écologie du couple !

A paraître : Et si on priait ensemble !, Petit guide pour la prière en couple, Michel Martin-Prével, EdB, mai 2020.


Couple

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