Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Mardi 27 juillet |
Sainte Nathalie et ses compagnons
home iconSpiritualité
line break icon

Voici comment célébrer, à la maison, le Mercredi de Pâques 7 avril 2021

WEB2-EMMAÜS-GODONG6-it556506b.jpg

Philippe Lissac I Godong

"Le souper à Emmaüs", Le Caravage (Milan).

La rédaction d'Aleteia -

La célébration de Pâques se développe au long des sept semaines à venir que va couronner la Pentecôte. Si vous êtes empêchés de vous rendre à l'église, Aleteia, avec le concours de Magnificat, vous propose de sanctifier tous les jours du temps pascal, à la maison, par une célébration quotidienne de la Parole de Dieu.

Mode d’emploi :

  • Cette célébration requiert au moins la présence de deux personnes.
  • Si l’on est seul, il est préférable de lire simplement les lectures et les prières qui figurent dans la célébration proposée. 
  • Cette célébration est particulièrement adaptée dans un cadre familial, amical et de voisinage. Dans tous les cas, on veillera à respecter strictement les mesures barrières
  • On place le nombre de chaises nécessaires devant un coin prière, en respectant la distance d’un mètre cinquante entre chacune. 
  • On allume une ou plusieurs bougies, que l’on place sur un support non combustible (bougeoirs, petites assiettes en porcelaine) et que l’on n’omet pas d’éteindre à la fin de la célébration. On met des fleurs et des décorations en signe d’allégresse. Une simple croix, ou un crucifix, doit toujours figurer en arrière-plan.
  • On désigne la personne qui va guider la prière. Celle-ci gèrera aussi la longueur des temps de silence. On désigne un lecteur.


WEB2-PRAY-HOME-HANDS-shutterstock_533440183.jpg

Lire aussi :
Les six étapes à suivre pour recevoir la communion spirituelle

* * *

MERCREDI DE PÂQUES

Célébration de la Parole

« Venez les bénis de mon Père »

WEB2-EMMAÜS-GODONG6-it556506b.jpg
Philippe Lissac I Godong

* * *

Tous sont assis. 

Celui qui guide la célébration prend la parole :

« Venez les bénis de mon Père »,

c’est par cette parole que Jésus ressuscité 

nous invite chaque jour à le suivre,

sur le chemin qui mène au Royaume du bonheur 

préparé pour nous depuis la création du monde. 

En ce Royaume, nous sommes attendus, désirés, 

non par un monarque tout-puissant

mais par un Père qui n’est qu’amour, qui est Amour. 

Et de fait, ce Père nous aime tellement 

qu’il a livré son Fils, son Unique, son Bien-Aimé, 

non seulement pour nous sauver 

d’un destin pire, oui bien pire que la mort, 

mais encore pour, en son Fils unique engendré, 

nous adopter comme ses propres enfants, 

en tant qu’enfants de Dieu vivants et vrais. 

Et nous le sommes !

Ô combien nous sommes reconnaissants 

au Christ ressuscité, 

notre Frère en humanité, notre Frère en divinité,

de nous offrir dès ici-bas un avant-goût 

de ce que sera notre vie éternelle 

auprès de son Père, de notre Père. 

Cet avant-goût, nous y avons part 

quand il rompt pour nous, à sa table, 

le pain du Royaume 

comme il le fit aux disciple d’Emmaüs, 

célébrant ainsi la première messe de l’histoire,

afin que soit perpétuer l’offrande de sa vie,

jusqu’à l’Heure où il reviendra dans la gloire

et où il nous dira à jamais, face à face, cœur à cœur :

« Venez les bénis de mon Père… »

Pause

Ô Jésus, voici que nous sommes empêchés 

de perpétuer en notre temps l’offrande de ta vie 

par la célébration de l’Eucharistie :

plus que jamais, tu nous demandes de l’actualiser,

en nous aimant les uns les autres

comme tu nous as aimés.

Après 3 mn de silence, tous lèvent et se signent en disant:

℣. Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Celui qui guide la célébration poursuit:

Pour nous préparer à accueillir la parole de Dieu
et pour qu’elle nous guérisse,
nous nous reconnaissons pécheurs.

On dit ensuite le rite pénitentiel :

℣. Seigneur, accorde-nous ton pardon.

℟. Nous avons péché contre toi.

℣. Montre-nous ta miséricorde.

℟. Et nous serons sauvés.

℣. Que Dieu tout-puissant nous fasse miséricorde ; qu’il nous pardonne nos péchés et nous conduise à la vie éternelle.

℟. Amen.

On dit ou on chante :

℣. Seigneur, prends pitié.

℟.Seigneur, prends pitié.

℣. Ô Christ, prends pitié

℟.Ô Christ, prends pitié

℣. Seigneur, prends pitié.

℟.Seigneur, prends pitié.

PRIERE

Celui qui guide dit la prière d’ouverture :

« Venez les bénis de mon Père, dit le Seigneur, 

recevez en héritage le Royaume 

préparé pour vous 

depuis la création du monde. » 

Alléluia.

℟.Alléluia.

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre des Actes des Apôtres(Ac 3, 1-10)

En ces jours-là,
Pierre et Jean montaient au Temple
pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure.
On y amenait alors un homme, infirme de naissance,
que l’on installait chaque jour à la porte du Temple,
appelée la « Belle-Porte »,
pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.
Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple,
il leur demanda l’aumône.
Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui,
et il dit : « Regarde-nous ! » L’homme les observait,
s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.
Pierre déclara : « De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ;
mais ce que j’ai, je te le donne :
au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. »
Alors, le prenant par la main droite,
il le releva et, à l’instant même,
ses pieds et ses chevilles s’affermirent.
D’un bond, il fut debout et il marchait.
Entrant avec eux dans le Temple,
il marchait, bondissait, et louait Dieu.
Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.
On le reconnaissait :
c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple
pour demander l’aumône.
Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés
devant ce qui lui était arrivé.

℣. Parole du Seigneur.

℟.Nous rendons grâce à Dieu.

PSAUME

(104, 1-2, 3-4, 6-7, 8-9)

℟.Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles. ℟.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.℟.

Vous, la race d’Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu’il a choisis.
Le Seigneur, c’est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l’univers.℟.

Il s’est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac. ℟.

ÉVANGILE

℟. Alléluia. Alléluia.
℣. Voici le jour que fit le Seigneur,
qu’il soit pour nous jour de fête et de joie !
℟. Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 24, 13-35)

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine),
deux disciples faisaient route
vers un village appelé Emmaüs,
à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.
Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient,
Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.
Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.
Jésus leur dit : « De quoi discutez-vous en marchant ? »
Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.
L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :
« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem
qui ignore les événements de ces jours-ci. »
Il leur dit : « Quels événements ? »
Ils lui répondirent :
« Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth,
cet homme qui était un prophète
puissant par ses actes et ses paroles
devant Dieu et devant tout le peuple :
comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré,
ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.
Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
À vrai dire, des femmes de notre groupe
nous ont remplis de stupeur.
Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ;
elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision :
des anges, qui disaient qu’il est vivant.
Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau,
et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence !
Comme votre cœur est lent à croire
tout ce que les prophètes ont dit !
Ne fallait-il pas que le Christ
souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes,
il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.
Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient,
Jésus fit semblant d’aller plus loin.
Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous,
car le soir approche et déjà le jour baisse. »
Il entra donc pour rester avec eux.
Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain,
il prononça la bénédiction
et, l’ayant rompu, il le leur donna.
Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent,
mais il disparut à leurs regards.
Ils se dirent l’un à l’autre :
« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous,
tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ? »
À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons,
qui leur dirent : « Le Seigneur est réellement ressuscité :
il est apparu à Simon-Pierre. »
À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route,
et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux
à la fraction du pain.

Aucune acclamation ne conclut la lecture.

Tous s’assoient et le Conducteur redit lentement, comme en écho lointain :

Au plus profond de notre cœur,

laissons résonner cette parole de notre frère,

parole que chacun d’entre nous a reçu la grâce 

de recevoir personnellement, et la mission de transmettre :

«Venez les bénis de mon Père,

recevez en héritage le Royaume

préparé pour vous 

depuis la fondation du monde.»

On garde 3 mn de silence pour une méditation personnelle.

Celui qui guide la célébration marque la fin du temps de silence. Il invite alors tout le monde à se lever et il introduit à la prière dominicale:

Unis dans l’Esprit et dans la communion de l’Église,
nous osons prier comme le Seigneur Jésus lui-même
nous l’a enseigné :

On dit ou on chante le Notre Père :

℟. Notre Père…

Et on enchaîne immédiatement :

℟. Car c’est à toi…

Puis le Celui qui guide invite au partage de la paix :

Nous venons d’unir notre voix
à celle du Seigneur Jésus pour prier le Père.
Nous sommes fils dans le Fils.
Dans la charité qui nous unit les uns aux autres,
renouvelés par la parole de Dieu,
nous pouvons échanger un geste de paix,
signe de la communion
que nous recevons du Seigneur.

Tous échangent alors une salutation de paix à distance, par exemple en s’inclinant profondément les uns vers les autres, tour à tour ; ou bien, en famille, en s’envoyant un baiser avec deux doigts sur les lèvres.Puis, on s’assied.

COMMUNION SPIRITUELLE

Celui qui guide la célébration dit :

Quand nous ne pouvons pas recevoir la communion sacramentelle faute de messe, le pape François, nous invite instamment à pratiquer la communion spirituelle, appelée aussi “communion de désir”. 

Le Concile de Trente nous rappelle que celle-ci “consiste dans un ardent désir de se nourrir du Pain céleste, avec une foi vive qui agit par la charité et qui nous rend participants des fruits et des grâces du Sacrement”. La valeur de notre communion spirituelle repose donc sur notre foi en la présence du Christ dans l’Eucharistie comme source de vie, d’amour et d’unité, et sur notre désir d’y communier malgré tout.

Dans cet esprit, je vous invite maintenant à incliner votre tête, à fermer les yeux et à vous recueillir.

Pause

Au plus profond de notre cœur,

laissons monter en nous le désir ardent de nous unir à Jésus,

dans la communion sacramentelle,

et de faire vivre ensuite son amour dans nos vies,

en aimant les autres comme il nous a aimés.

On reste en silence pendant 5 minutes pour un cœur à cœur avec le Christ Jésus. 

Vous trouverez en cliquant ici plusieurs exemples de prières de communion spirituelle.

Voici celle que récite chaque matin le pape François

« À tes pieds, ô mon Jésus,
je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme
dans son néant et Ta sainte présence.
Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour,
désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre.
En attente du bonheur de la communion sacramentelle,
je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort.
Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort.
Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il. »

On peut chanter un cantique d’action de grâce.

On se met debout.

On dit tous ensemble la prière suivante :

℟. Père très aimant, 

que la grâce du mystère pascal abonde 

et fructifie en nous ; 

tu nous as mis sur le chemin du Ciel ; 

aide-nous à répondre à ton amour. 

Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen

BENEDICTION

Celui qui guide la célébration, les mains jointes dit, au nom de tous, la formule de bénédiction :

℣. Par l’intercession de saint N.[patron de la paroisse ou du pays],

de tous les saints et saintes de Dieu,

Que le Dieu de la persévérance et du courage

nous donne de manifester par toute notre vie

l’esprit de sacrifice, de compassion et d’amour du Christ Jésus.

Ainsi, dans la communion de l’Esprit Saint,

nous rendrons gloire à Dieu,

le Père de notre Seigneur Jésus Christ,

pour les siècles des siècles !

℟. Amen.

Tous ensemble, tournés vers la croix et les mains jointes, on appelle la Bénédiction du Seigneur : 

Et tous ensemble les mains jointes :

℟. Et que la grâce de Dieu descende sur nous 

et y demeure à jamais. Amen.

Tous se signent. Puis les parents peuvent tracer le signe de la croix sur le front de leurs enfants. 

Pour conclure la célébration, on peut chanter le Regina Caeli, ou tout autre chant connu à la Vierge Marie à tonalité joyeuse.

Regína caéli, lætáre, Allelúia!
Quia quem meruísti portáre, Allelúia!
Resurréxit, sicut dixit, Allelúia!
Ora pro nóbis Déum, Allelúia!

Reine du ciel, réjouis-toi, Alléluia !
car le Seigneur que tu as porté, Alléluia !
est ressuscité comme il l’avait dit, Alléluia !
Reine du ciel, prie Dieu pour nous, Alléluia !

* * *

Pour continuer de sanctifier ce jour, il sera bon de renouer avec la vénérable tradition des vêpres en célébrant, vers la fin de l’après-midi, l’office de la Liturgie des heures ; ou bien l’on pourra prendre la Prière du soir de jour, que l’on trouvera ici.

Tout au long du temps pascal, Aleteia vous proposera des formules quotidiennes de célébration, afin vous aider à sanctifier chaque jour, pour la gloire de Dieu et le Salut du monde.

Vous pourrez aussi trouver, gratuitement, bien d’autres ressources sur Aleteia.

Tags:
célébration de la paroleoctave pascalePâques
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
1
La rédaction d'Aleteia
Traditionis Custodes : l’appel de jeunes « tradis » au pape...
2
Lauriane Vofo Kana
La délicate mise en œuvre du pass sanitaire dans les lieux de cul...
3
MSZA TRYDENCKA
Mgr Dominique Rey
« Nous devons tous recevoir “Traditionis Custodes” dans l’obéissa...
4
Freya and Dad
Cerith Gardiner
La vidéo d’une fillette de 10 ans dansant avec son papa dev...
5
La rédaction d'Aleteia
Traditionis Custodes, tout le monde en parle, mais qui l’a ...
6
Lauriane Vofo Kana
Hugo, 17 ans, l’organiste épatant de TikTok
7
LATIN MASS
Timothée Dhellemmes
Traditionis Custodes : les réactions se multiplient
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement