Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Communion spirituelle : de quoi parle-t-on ?

PRAY
Shutterstock | Dream Perfection
Partager

Quand on ne peut pas communier sacramentellement, comme c’est le cas aujourd’hui avec le confinement sanitaire dû à l’épidémie de covid-19, l’Église propose aux fidèles la communion spirituelle. Les papes et les saints la recommandent depuis toujours. Mais de quelle nature est-elle ?

Depuis le quatrième concile de Latran (1215), l’Église demande à chaque fidèle baptisé de recevoir au moins une fois dans l’année, à Pâques, le sacrement de l’Eucharistie. De cette obligation, avec celle de la confession annuelle minimum, l’usage a retenu la formule « faire ses Pâques ». Pour une juste raison, précise le Code de droit canonique (n° 920), ce commandement de l’Église peut être suivi à un autre moment de l’année. En période de confinement sanitaire, et dans l’attente de ce moment favorable, il est possible de communier spirituellement. En cas de force majeure, l’Église a toujours encouragé le recours à cette pratique aux fidèles en situation de pouvoir communier sacramentellement.

Le sacrement de désir

Pour saint Thomas d’Aquin, il y a deux manières de recevoir l’Eucharistie : l’une sacramentelle par laquelle on reçoit le sacrement et ses effets (si on est en état de les recevoir, c’est-à-dire en état de grâce), et l’autre spirituelle par laquelle on reçoit l’effet du sacrement qui consiste à être spirituellement uni au Christ (Somme théologique, III, q.80, a.1). Dans ce dernier cas, c’est le désir de recevoir les fruits de ce sacrement par un amour ardent, une foi vive, un esprit d’humilité et d’espérance, qui nous unit spirituellement au Christ présent dans l’Eucharistie. C’est ce qui se passe aussi dans le baptême de désir d’une personne suffisamment consciente, qui reçoit les fruits du baptême sans le sacrement (Catéchisme de l’Église catholique, n. 1258). Le désir de ces sacrements, précise saint Thomas « vient de la foi qui opère par l’amour » (III, q.68, a.2). « Par cette foi, Dieu, dont la puissance n’est pas liée aux sacrements visibles, sanctifie l’homme intérieurement. »

La communion spirituelle ne se réalise que si l’on a l’ardent désir de recevoir réellement le sacrement et d’être uni au Corps mystique du Christ qui est l’Église. « Ceux qui ne reçoivent la sainte Eucharistie que spirituellement mangent en désir le pain céleste qui leur est offert avec cette foi vive qui opère par la charité ; ils en ressentent (alors) le fruit et l’utilité » dit le concile de Trente.

Pour saint Jean-Marie Vianney, le curé d’Ars, « si nous sommes privés de la communion sacramentelle, remplaçons-la, au moins autant qu’il se peut, par la communion spirituelle. C’est celle que nous pouvons faire à chaque instant ; car nous devons toujours être dans un désir brûlant de recevoir le Bon Dieu. La communion spirituelle fait à l’âme comme un coup de soufflet au feu qui commence à s’éteindre, mais sur un feu où il y a encore beaucoup de braise : on souffle et le brasier se rallume » (cf. Sermons).  L’Imitation de Jésus-Christ affirme aussi que « tout fidèle peut aussi communier en esprit tous les jours, à toute heure, avec beaucoup de fruit. Il se nourrit invisiblement de Jésus-Christ celui qui médite avec piété les mystères de l’Incarnation et de la Passion et qui s’enflamme en son amour » (L. IV, ch.10, n.6).

Être en « état de grâce »

Pour communier spirituellement, il faut être en état de pouvoir recevoir le sacrement lui-même dans les conditions habituelles. Si l’on pense avoir un péché grave sur la conscience, il faut d’abord se confesser, et faute de pouvoir le faire auprès d’un prêtre, recourir à la confession spirituelle [Cf lien ad hoc]. Dans toute situation ou une personne n’est pas en état de grâce, il ne s’agit plus alors du « sacrement de désir », mais plutôt du « désir du sacrement ». Ce désir peut aussi nous donner une grâce ; il s’agit alors plutôt d’une grâce de conversion ou de « guérison ». Elle ne nous rend pas en état de grâce, mais elle nous y achemine petit à petit en transformant notre cœur et notre esprit pour nous conduire ainsi à retourner pleinement à Dieu.

Au cours de la messe télévisée ou non

Pratiquement, la communion spirituelle peut se recevoir au cours d’une messe retransmise à la télévision et à laquelle on assiste. Dans ce cas, vous vous associez à la prière liturgique en intériorisant bien chacune des étapes de la messe en particulier la préparation pénitentielle et la liturgie de la parole. À défaut, vous pouvez vous recueillir devant un oratoire de circonstance (le « coin prière » familial ou personnel) ou dans une église ouverte, de préférence devant le Saint Sacrement.

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]