Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Chaque jour, du beau, du bon et du vrai avec la newsletter d'Aleteia!
Je m'abonne gratuitement!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Un « rituel » pour se confesser spirituellement

WOMAN,PRAYING
Shutterstock
Partager

Comment recevoir la grâce de la confession pascale, faute de pouvoir se confesser auprès d’un prêtre ? Il est possible de recevoir la grâce du pardon par le « sacrement de désir ». Aleteia vous propose une formule de célébration personnelle pour vous aider à recevoir au mieux l’effet de la grâce du sacrement.

Comment recevoir le sacrement de pénitence et de réconciliation quand le confinement nous prive de la présence d’un prêtre ? Les catholiques savent que la confession annuelle est une des rares « obligations » du baptisé : « Tout fidèle est tenu par l’obligation de confesser ses péchés au moins une fois par an » dit le catéchisme de l’Église catholique (CEC, 2042). D’ordinaire, cette confession annuelle « minimum » se pratique dans les jours précédant la fête de Pâques.

Certains parlent de « confession pascale ». Dans le contexte actuel d’épidémie, le décret de la Pénitencerie apostolique du 19 mars 2020, confirmé par le pape François le lendemain, comporte cette disposition : « Ceux qui n’ont pas accès au sacrement de Pénitence peuvent demander à Dieu le pardon de leurs péchés — même mortels — d’un cœur contrit et sincère, avec la ferme résolution de recourir à la confession sacramentelle dès que possible. »

Une proposition de « rituel personnel »

Pour recevoir l’effet de la grâce du pardon de Dieu, sans sa célébration, nous pouvons accomplir les trois « actes » du pénitent, que les théologiens désignent comme la « matière » du sacrement : l’aveu, la contrition, la pénitence. « Ce ne sera donc pas un sacrement, précise le Fr. Thomas Michelet à Aleteia, mais ce sera au moins le commencement d’un sacrement, ce qui est déjà source de grâce. »

Pour que cette « confession de désir » soit réellement source de grâce, il convient de la vivre avec le plus d’intensité possible, en la préparant consciencieusement et en accomplissant avec soin la démarche du pénitent désirant au plus profond de son cœur se réconcilier avec Dieu. Voici par exemple un « rituel » personnel que l’on peut suivre :

Où se tenir ?

Dans un endroit isolé, éventuellement dans une église ouverte, devant le Saint-Sacrement, dans une chapelle à l’écart. Ce peut être devant l’oratoire familial ou personnel : une icône, un crucifix, une Bible ouverte, une bougie allumée permettent de capter l’attention et de se mettre en présence de Dieu.

EGLISE VIDE
Philippe Lissac / Godong
Un homme seul dans une église vide de l'Eure durant l'épidémie de coronavirus.

Combien de temps ?

Entre 10 et 20 mn, selon que vous intégrez ou non le temps de votre examen de conscience. L’essentiel est de se fixer un laps de temps sérieux pour entrer dans le mystère de ce « sacrement de désir ».

1ere étape
Le recueillement et la Parole de Dieu

Après un signe de croix et un temps de silence pour se mettre en présence de Dieu, vous lisez un passage de l’Évangile. Exemples :

– L’enfant prodigue (Lc 15, 11-32)

– La rencontre avec Zachée (Lc 19, 2-10)

– La femme adultère (Jn 8, 1 – 11)

– Le repas chez Matthieu-Lévi (Mt 9, 10-13)…

Puis, vous méditez la Parole de Dieu (lectio divina).

2e étape
La prière avec le Psaume 50

« Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j’ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute,
j’étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m’apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ;
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j’entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.

Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d’être sauvé ;
que l’esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j’enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés […]. »

3e étape
L'examen de conscience

Wikimedia Commons (CC)

Vous faites votre examen de conscience soigneusement, puis vous dites le Confiteor (« Je confesse à Dieu »).

« Je confesse à Dieu tout-puissant,
je reconnais devant mes frères
que j’ai péché en pensée, en parole,
par action et par omission.
Oui, J’ai vraiment péché.
C’est pourquoi je supplie la bienheureuse Vierge Marie,
les anges et tous les saints,
et vous aussi mes frères,
de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. »

4e étape
L’aveu de ses fautes

Après avoir examiné dans votre conscience les fautes que vous avez commises contre Dieu, contre votre prochain et contre vous-même, vous confessez vos péchés à Dieu dans le secret de votre âme.

5e étape
La contrition

Enfin, vous dites « l’acte de contrition » en vous engageant fermement à confesser vos péchés à un prêtre dès que ce sera possible pour recevoir l’absolution sacramentelle. « Mon Dieu, j’ai un très grand regret de vous avoir offensé parce que vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché vous déplaît. Aussi, je prends la ferme résolution, avec le secours de votre sainte grâce, de ne plus vous offenser et de faire pénitence. »

6e étape
La résolution d’un acte de pénitence

Sans la résolution d’un acte de pénitence, la contrition ne serait pas vraiment parfaite. Comme c’est un votum confessionis (le désir de confession), il est bon de se souvenir en fin de confession spirituelle que sa confession demeure dans l’attente de pouvoir se confesser auprès d’un prêtre. Alors, il faudra renouveler auprès de lui l’aveu de ses péchés. Mais vous pourrez aussi lui faire part de la pénitence que vous aurez déjà accomplie dans cet esprit de pénitence.

À titre indicatif voici la liste des sept œuvres de miséricorde corporelle et des sept œuvres de miséricorde spirituelle retenues par la Tradition de l’Église :

Les sept oeuvres de miséricorde corporelle :

1. donner à manger aux affamés ;

2. donner à boire à ceux qui ont soif ;

3. vêtir ceux qui sont nus ;

4. accueillir les pèlerins ;

5. assister les malades ;

6. visiter les prisonniers ;

7. ensevelir les morts.

Les sept œuvres de miséricorde spirituelle : 

1. conseiller ceux qui sont dans le doute ;

2. enseigner les ignorants ;

3. avertir les pécheurs ;

4. consoler les affligés ;

5. pardonner les offenses ;

6. supporter patiemment les personnes ennuyeuses ;

7. prier Dieu pour les vivants et pour les morts ;

À ces œuvres de miséricorde, on peut ajouter une initiative en faveur de la sauvegarde de la Création. Chacun voit dans son confinement ce qui lui convient le mieux pour faire acte de pénitence, et comment l’adapter à sa situation concrète. Le cas échéant, vous pouvez alors enchaîner dans la communion spirituelle en passant directement à la quatrième étape de celle-ci, puisque vous avez déjà suivi la préparation spirituelle avec la Parole de Dieu et la partie pénitentielle.

7e étape
Prier Marie

Vous concluez en confiant votre confession de désir à Marie, Mère de miséricorde, par la prière du Souvenez-vous, écrite par saint Bernard :

« Souvenez-vous,
ô Très miséricordieuse Vierge Marie,
qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection,
imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné.
Animé de cette confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère,
je viens vers Vous, et gémissant sous le poids de mes péchés,
je me prosterne à vos pieds.
O Mère du Verbe Incarné, ne méprisez pas mes prières,
mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.
Amen. »

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]