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Même confinés, les jeunes de CapMissio évangélisent

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Pendant le confinement, à l'école d'évangélisation CapMissio (Montpellier), les messes du jour sont filmées et retransmises en direct sur la chaîne YouTube du père René-Luc.
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Pendant le confinement, de nombreuses initiatives existent pour que les chrétiens ne se sentent pas isolés. À CapMissio, une école d’évangélisation située à Montpellier, les jeunes missionnaires ont développé de nouveaux formats afin de continuer à évangéliser.

Un chapelet à 18h et une messe du jour à 18h30 en direct diffusés quotidiennement sur YouTube. Voilà, durant la période de confinement, l’effort de guerre de l’école d’évangélisation CapMissio à Montpellier, dirigée par le père René-Luc, où dix jeunes de 18 à 26 ans consacrent une année à Dieu. Une première puisque les temps de prière n’étaient jusqu’alors filmés ni diffusés auprès du grand public. Mais pour le prêtre et ses étudiants, c’est une manière de faire une proposition spirituelle à ceux qui en ont besoin et de vivre la communion des saints.

Transmettre l’espérance

« Ce sont les jeunes qui animent le chapelet et ils le font avec la méthode des clausules de Jean Paul II », explique le prêtre. Cette méthode consiste à glisser dans chaque « Je vous salue Marie » quelques mots qui favorisent la méditation. « Nous essayons de faire des prédications vivantes, en lien avec l’extérieur, et nous recevons de nombreuses intentions via Facebook et par mail », poursuit-il, citant les mots de Camille, étudiante à Poitiers, qui leur a écrit : « J’ai pu vivre la messe et cela m’a aidée à retrouver Jésus dans cette période qui n’est facile ni pour le cœur, ni pour l’esprit. Il ne m’a pas oubliée, puisqu’il est venu me chercher jusque chez moi ».

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Les cours à l'école évangélisation CapMissio (Montpellier).

À l’école, le rythme de prière et de formation a peu changé, si ce n’est que la prière s’est intensifiée. Les cours continuent, soit assurés par le père René-Luc, soit par Skype avec d’autres intervenants. « Il y a une ambiance sérieuse. Les jeunes prennent la mesure de la gravité de la situation et en même temps, il y a beaucoup d’espérance et de joie fraternelle », argue le père René-Luc.

« Les jeunes essaient de transmettre de la joie et de l’espérance, notamment avec les publications Facebook et les stories Instagram. »

« Le confinement met en lumière la façon dont on vit sa relation aux autres et à Jésus. Si elle est déjà vivante et bien en place, cela ne change pas. Si une communauté est en bonne santé, le confinement va s’en ressentir. Nous n’avons pas le temps de nous ennuyer. Les jeunes essaient de transmettre de la joie et de l’espérance, notamment avec les publications Facebook et les stories Instagram ». La dernière « punchine du lundi » a ainsi mis en avant la prière du rosaire, « le plus court chemin pour monter au ciel », selon Carlos Acutis, le « geek de Jésus ».

 

« On ré-axe nos publications par rapport à ce que l’on vit et on invite les gens à prier », explique Diane, 23 ans, l’une des étudiantes. « Nous voulons montrer que l’on peut être missionnaire depuis chez soi, en priant. Pour nous, le confinement, c’est l’occasion de vraiment approfondir la vie communautaire, de faire plus attention les uns aux autres, de choisir la joie au quotidien ». Elle-même a retrouvé le sens de la prière du chapelet cette semaine. « J’ai pris conscience que Marie peut vraiment nous aider dans cette situation ».

Autre nouveauté : une heure quotidienne de « mission call ». En temps normal, les jeunes ont des missions de solidarité auprès d’enfants dans un camp de Roms, de personnes de la rue, dans des hôpitaux et des maisons de retraite. Celles-ci se vivent désormais autrement. « Nous prévoyons une heure pendant laquelle ils téléphonent  aux personnes susceptibles d’être les plus découragées et angoissées dans cette situation », note le père René-Luc. Il s’agit de rejoindre ceux qui sont au-delà de leurs propres familles, et en particulier ceux qui sont dans la détresse ».

À suivre en direct pendant le Triduum pascal : Jeudi saint : messe à 21h00 ; Vendredi saint : office de la Passion à 15h00 ; Samedi saint : vigile pascale à 21h00 ; dimanche de Pâques : messe de la Résurrection à 18h30.