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Ils vivent la louange en ligne pendant le confinement

APL
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Avec les mesures de confinement qui contraignent les Français à rester chez eux, de nouvelles formes de prière ont vu le jour. Parmi elles, la louange en ligne depuis chez soi.

S’il n’est pas possible de se retrouver hors de chez soi pour prier avec d’autres chrétiens, de nombreuses possibilités existent via les outils sociaux. Certains pratiquent même la louange en ligne afin de rester dans une démarche d’action de grâce, même pendant cette période difficile. Adrien, 30 ans, habite près d’Annecy. Il a vu passer un peu par hasard sur Facebook une proposition de louange en Facebook live avec la communauté du Chemin Neuf, à laquelle il a participé avec Mathilde, sa fiancée, avec laquelle il est confiné. « Nous avions prévu d’avoir le matin un temps de prière individuel, et le soir, d’essayer d’appeler d’autres personnes pour prier par Skype ou Messenger, ou bien de rejoindre un groupe plus large. Cela fait partie de notre routine quotidienne ».

« J’ai vécu une présence de Jésus comme je peux en vivre quand je suis à la messe ou en assemblée de prière. Jésus passe au-delà de toute barrière physique. »

Les montagnes juste en face créent un joli cadre pour louer. A heure dite, Adrien, bientôt rejoint par Mathilde, se met debout devant l’ordinateur, branche une enceinte et, Bible en main, joint sa voix à celle des autres. De l’autre côté de l’écran, un petit groupe de la paroisse Saint-Louis de Vincennes composé d’un prêtre, d’une chanteuse, d’un pianiste et d’une percussionniste – confinés ensemble – joue en direct. Ce temps de louange rassemble près de 150 personnes connectées au même moment. « Le Christ prend n’importe quel chemin, et vraiment, on a passé un bon moment. J’ai vécu une présence de Jésus comme je peux en vivre quand je suis à la messe ou en assemblée de prière. Jésus passe au-delà de toute barrière physique. C’était vraiment un super temps, ni trop long, ni trop court ».

En bas de l’écran, un bandeau s’affiche, diffusant les paroles des chants ainsi que les références des textes bibliques. « Ce qui était touchant, c’était de voir qu’avec nous il y a avait d’autres personnes. On voyait les amis qui se connectaient sur le live et le nombre de spectateurs à droite. C’est sympa de se dire que les gens ont envie de se ressourcer et de se retrouver. Ce genre d’événement casse un peu la routine ».

« Chaotique » mais priant

Pour Delphine, 26 ans, confinée en Bretagne, la louange avec sa « frat » (petit groupe d’environ sept personnes qui se retrouvent chaque semaine pour prier) s’est faite via l’application de webconférence Zoom qui permet de voir chacun des participants en vidéo. Leur louange d’une petite demi-heure a eu lieu juste avant la messe du dimanche. « Le chef de “frat”a créé une réunion sur Zoom et nous nous sommes tous connectés en même temps ». L’un des membres du groupe animait les chants et chacun était invité à se joindre au chant depuis chez lui, mais en coupant son micro « pour que ce ne soit pas la cacophonie », le rallumant au fur et à mesure pour proposer un chant ou un texte.

DM
Une icône, un brin de lumière et une foi grosse comme une graine de moutarde, cela suffit pour louer depuis chez soi.

Bien campée derrière son ordinateur, une icône sous les yeux et la messe au loin, Delphine a vécu un vrai temps de contemplation. Au début, explique-t-elle, chacun se sentait « un peu gêné » devant la caméra mais peu à peu, tous ont pu quitter leur raideur et laisser peu leur corps parler, levant les mains et fermant les yeux assez naturellement. « C’était un peu chaotique mais cela a fonctionné parce que nous étions hyper heureux de le faire. C’est compliqué parce que l’on se sent démuni de par son isolement. À la messe, il n’y a pas d’assemblée et c’est déconcertant. C’était une façon de préparer nos cœur à ce que nous allions vivre. C’était une vraie louange et nous avons même reçu de très beaux textes, hyper actuels, sur ce que nous vivions ». Même si ce n’est pas évident « de se retrouver seul avec sa voix », convient-elle, et qu’il manque « le côté fédérateur de la voix des autres », l’expérience était belle. « À la fin, je me sentais joyeuse et en condition pour la messe. C’est sûr, on va le refaire ».

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