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Célébrer le dimanche des Rameaux à domicile

NIEDZIELA PALMOWA
Pascal Deloche / Godong
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« Là où deux ou trois font assemblée en mon Nom, je suis là au-milieu d’eux. » (Mt 18, 20) Quand en ce temps de confinement, nous sommes réunis à la maison pour célébrer sa Parole, aucun doute que le Christ Jésus est bien présent au milieu de nous. Pour sanctifier dignement ce dimanche des Rameaux, Aleteia, avec le concours de la revue Magnificat, vous propose cette célébration de la Parole de Dieu à la maison.


Mode d’emploi pour la bénédiction des Rameaux


On aura préparé à l’avance des rameaux pour la bénédiction.

Pour ceux qui disposent d’un jardin :
À défaut de buis, les rameaux de n’importe quel arbre ou arbuste peuvent convenir, à condition qu’ils soient vert et portent des feuilles. En effet, les rameaux printaniers, ou toujours verts, symbolisent la vie nouvelle qui triomphe de la mort. On pourra choisir, par ordre de préférence, des rameaux des espèces suivantes : palmier, olivier, agrume, buis, if, autres espèces à feuilles persistantes, saule, forsythia, prunus, cerisier du japon.

Pour ceux qui ne disposent pas d’un jardin :
Si l’on n’est que deux ou trois, peut-être de petits brins d’une belle plante verte pourront convenir. Sinon, à la ligne claire, avec trait noir épais, on dessinera sur des feuilles de papier (ou sur du carton) un rameau de palmier (une palme) que, si possible, l’on peindra en vert. Si le support est suffisamment solide pour se tenir ensuite, on peut découper la palme avec des ciseaux. Chacun se munira de sa feuille ou de sa palme pour la bénédiction.

À la fin de la célébration, on pourra organiser une petite procession pour aller mettre un brin de rameau béni sur chaque crucifix que compte la maison. On peut, aussi bien, mettre à la place un petit morceau des feuilles de papier ou de carton qui ont été bénites.


Mode d’emploi pour la lecture de la Passion


Cette lecture est particulièrement belle et prenante, il conviendra de bien la servir en s’efforçant de la lire relativement lentement, à voix forte et avec une belle diction. Il sera de circonstance de se répartir à l’avance les rôles pour la lecture. 

Les personnages sont désignés au long de la lecture par les sigles suivant :
= Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; A = Autres personnages

Si l’on n’est que trois, le lecteur (L) lira aussi les autres personnages (A). Si l’on n’est que deux, le lecteur (L), lira aussi les autres personnages (A) et les disciples et amis (D).

Le lecteur devra mettre, avec mesure, les intonations qui conviennent, selon le déroulement de la situation dramatique. Il est bon que chacun prépare à l’avance la part de lecture qui lui revient.


Mode d’emploi général


  • Si l’on est seul, il est préférable de lire simplement les lectures et les oraisons de la messe de ce dimanche dans son missel ou de suivre la messe à la télévision.
  • Cette célébration requiert au moins la présence de deux personnes.
  • Elle peut avoir lieu du samedi soir (vigile du dimanche) au dimanche soir. Le matin du dimanche demeure le moment le plus approprié.
  • On place le nombre de chaises nécessaires devant un coin prière.
  • Une simple croix, ou un crucifix, doit toujours figurer en arrière-plan.
  • On allume une ou plusieurs bougies, que l’on place sur un support non combustible.
  • On n’orne pas de fleurs le coin prière. On aura d’autant plus de joie de les remettre la nuit de Pâques.
  • On désigne la personne qui va conduire la prière
  • Le Conducteur est aussi celui qui gère la longueur des temps de silence.
  • On désigne des lecteurs pour les lectures.
  • On prépare à l’avance la Prière universelle (Aleteia vous en propose) et on désigne la personne qui va la dire.
  • On peut préparer des chants appropriés.

 

* * *

Dimanche des Rameaux et de la Passion

Célébration de la Parole

« Je suis la résurrection et la Vie. Le crois-tu ? »

* * *

 

Avant la célébration, vous pouvez écouter ce trésor du grégorien, l’introït, « Judica me » qui se chante comme la prière déchirante d’un homme accablé, où l’effroi se transforme en confiance.

Tous sont assis. Celui qui guide la célébration prend la parole :

Frères et sœurs,
Ce [matin], en ce dimanche des Rameaux,
Nous sommes empêchés de participer
à la célébration de l’Eucharistie.
Néanmoins, nous savons bien que 
le Christ Jésus est bien présent au milieu de nous 
lorsque nous nous réunissons pour prier en son Nom,.
Et nous croyons que lorsqu’on lit l’Écriture en Église,
c’est le Verbe de Dieu  lui-même qui nous parle.
Sa parole est alors une vraie nourriture pour notre vie.
C’est pourquoi nous allons ensemble, 
en communion avec toute l’Église,
nous mettre à l’écoute de cette Parole qui sauve.

Pause

Ce dimanche des Rameaux nous invite à passer 
de l’angoisse à l’espérance, de la peur au don de soi. 
Et ainsi, de passages en passages, à avancer vers la vérité de Pâques. 
En ces jours d’épreuve, nous prenons conscience, douloureusement, 
de nos limites et de notre fragilité.
Cependant, n’en doutons pas : ce que Jésus disait hier à saint Paul, 
Il le dit aujourd’hui à chacun de nous : 
« Ma grâce te suffit, 
car ma puissance donne toute sa mesure dans ta faiblesse. »

Après un instant de silence, tous lèvent et se signent en disant :

 

℣. Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.
℟. Amen.

 

BÉNÉDICTION DES RAMEAUX

 

On prend en main les rameaux que l’on a préparés (ou ce qui en fait office), on les élève en les agitant et on chante le « Sanctus«  sur un air connu, en français ou en latin. 

 

℟. Saint ! Saint ! Saint, le Seigneur, Dieu de l’univers !
Le ciel et la terre sont remplis de ta gloire.
Hosanna au plus haut des cieux !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux !

℟. Sanctus, Sanctus, Sanctus Dominus Deus Sabaoth.
Pleni sunt caeli et terra gloria tua.
Hosanna in excelsis.
Benedictus qui venit in nomine Domini.
Hosanna in excelsis.

 

On tient toujours en main les rameaux, on les présente devant soi et celui qui guide la prière, les mains jointes dit la prière de bénédiction.

 

Seigneur, augmente la foi de ceux qui espèrent en toi, exauce la prière de ceux qui te supplient : nous tenons en main ces rameaux pour acclamer le triomphe du Christ ; pour que nous portions en lui du fruit qui te rende gloire, donne-nous de vivre comme lui en faisant le bien. Lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

 

℟. Amen

 

ÉVANGILE

 

On reste debout et le Lecteur lit l’Évangile des Rameaux. 

De l’Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (21, 1-11)

Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem,
arrivèrent en vue de Bethphagé,
sur les pentes du mont des Oliviers.
Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant :
« Allez au village qui est en face de vous ;
vous trouverez aussitôt une ânesse attachée
et son petit avec elle. Détachez-les et amenez-les moi.
Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez :
‘Le Seigneur en a besoin’. Et aussitôt on les laissera partir. »
Cela est arrivé pour que soit accomplie 
la parole prononcée par le prophète :
Dites à la fille de Sion :
Voici ton roi qui vient vers toi,
plein de douceur,
monté sur une ânesse et un petit âne,
le petit d’une bête de somme.
Les disciples partirent et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
Ils amenèrent l’ânesse et son petit, 
disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.
Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ;
d’autres coupaient des branches aux arbres
et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant Jésus 
et celles qui suivaient criaient : « Hosanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Hosanna au plus haut des cieux ! »
Comme Jésus entrait à Jérusalem,
toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait :
« Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient :
« C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »

 

A la fin de l’Évangile, on acclame à nouveau le Seigneur en chantant la deuxième partie du Sanctus, en français ou en latin.

 

℟. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux ! (Bis)

℟. Benedictus qui venit in nomine Domini.
Hosanna in excelsis.(Bis)

 

On dépose les rameaux à un endroit approprié, puis on s’assied. Celui qui guide la prière prend la parole et invite à chacun à se recueillir.

 

Ô Jésus, au cours de cette célébration des Rameaux, 
nous venons de faire mémoire de ton entrée triomphale à Jérusalem, 
et nous venons d’unir l’élan de nos cœurs et le son de nos voix, 
pour t’acclamer d’un seul cœur et d’un seul esprit avec ton Église.
Oui, nous voulons te faire un triomphe, toi qui viens au nom du Seigneur, 
Ô Jésus, notre frère et notre Dieu, 
fais nous la grâce de ne jamais perdre de vue la vérité de Pâques, 
celle que tu nous vas nous enseigner tout au long de ta Passion.
Cette vérité de Pâques la voici : 
le triomphe chrétien passe toujours une croix,
et par le don de sa vie par amour.
Jusqu’au bout.

Pause

Maintenant, nous nous préparons à ouvrir nos cœurs
à la Passion du Seigneur, en faisant silence.

 

Toujours assis, chacun incline la tête et ferme les yeux pour mieux se recueillir. On garde un silence de 5 minutes.

Celui qui guide la prière marque la fin du temps de silence. Il invite les participants à se lever et dit :

A l’entrée du Seigneur dans la Ville sainte, 
les enfants, portant des palmes et des rameaux 
annonçaient la résurrection. 
Avec eux, nous chantons :
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur.
Hosanna au plus haut des cieux ! (Bis)

Benedictus qui venit in nomine Domini.
Hosanna in excelsis. (Bis)

Celui qui est chargé de faire la première lecture reste debout pendant que les autres s’assoient.

 

PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre du prophète Isaïe (Is 50, 4-7)

Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute. Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats. Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

℣. Parole du Seigneur.
℟. Nous rendons grâce à Dieu.

 

La personne qui dit le psaume se lève tandis que les autres restent assis. 

Si possible, il sera préférable de psalmodier.

En famille, on pourra plus simplement dire ou chanter ensemble le refrain, après que le lecteur a lu la strophe.

 

PSAUME
(Ps 21, 2a)

 

℣. Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ℟.

Tous ceux qui me voient me bafouent,
ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre !
Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! » ℟.

Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m’entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ;
je peux compter tous mes os. ℟.

Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.
Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide ! ℟.

Tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur. ℟.

 

La personne chargée de la deuxième lecture se lève tandis que les autres restent assis.

 

DEUXIÈME LECTURE

 

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens (Ph 2, 6-11)

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu,
ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, 
devenant semblable aux hommes.
Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé,
devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté : 
il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse
au ciel, sur terre et aux enfers, et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.

 

℣. Parole du Seigneur.
℟. Nous rendons grâce à Dieu.

 

Tous se lèvent au moment où l’on dit ou chante l’acclamation de l’Évangile.

 

℣. Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.  ℟.
℣. Pour nous, le Christ est devenu obéissant,
jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.

℣. Gloire à toi, Seigneur, gloire à toi.
℟.

 

Pour la lecture, on adopte les dispositions que l’on a prises à l’avance.

Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
= Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; 
A = Autres personnages.

On a le choix de prendre la lecture brève (située après la lecture normale). 

Si de jeunes enfants sont présents, on les fait asseoir. 

 

ÉVANGILE

 

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 26, 14 – 27, 66)

L. En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote se rendit chez les grands prêtre et leur dit :
D. « Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ?
L. Ils lui remirent trente pièces d’argent. Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer. Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :
D. « Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs 
pour manger la Pâque ? »
L. Il leur dit :
X. « Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui : ‘Le Maître te fait dire : Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.’ »
L. Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze. Pendant le repas, il déclara :
X. « Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »
L. Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour :
D. « Serait-ce moi, Seigneur ? »
L. Prenant la parole, il dit :
X. « Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer. Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »
L. Judas, celui qui le livrait, prit la parole :
D. « Rabbi, serait-ce moi ? »
L. Jésus lui répond :
X. « C’est toi-même qui l’as dit ! »
L. Pendant le repas,Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit et, le donnant aux disciples, il dit :
X. « Prenez, mangez : ceci est mon corps. »
L. Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, en disant :
X. « Buvez-en tous, car ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude en rémission des péchés. Je vous le dis : désormais je ne boirai plus de ce fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, avec vous dans le royaume de mon Père. »

L. Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. Alors Jésus leur dit :
X. « Cette nuit, je serai pour vous tous une occasion de chute ; car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées. Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »
L. Prenant la parole, Pierre lui dit :
D. « Si tous viennent à tomber à cause de toi, moi, je ne tomberai jamais. »
L. Jésus lui répondit :
X. « Amen, je te le dis : cette nuit même, avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. »
L. Pierre lui dit :
D. « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. »
L. Et tous les disciples dirent de même. Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit :
X. « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »
L. Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors :
X. « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »
L. Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait :
X. « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
L. Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre :
X. « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
L. De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait :
X. « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
L. Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit :
X.« Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »Jésus parlait encore, lorsque Judas, l’un des Douze, arriva, et avec lui une grande foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe :
D. « Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le. »
L. Aussitôt, s’approchant de Jésus, il lui dit :
D. « Salut, Rabbi ! »
L. Et il l’embrassa. Jésus lui dit :
X. « Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le ! »
L. Alors ils s’approchèrent, mirent la main sur Jésus et l’arrêtèrent. L’un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre, et lui trancha l’oreille. Alors Jésus lui dit :
X. « Rentre ton épée, car tous ceux qui prennent l’épée périront par l’épée. Crois-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père ? Il mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges. Mais alors, comment s’accompliraient les Écritures
selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ? »
L. À ce moment-là, Jésus dit aux foules :
X. « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ? Chaque jour, dans le Temple, j’étais assis en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. »

L. Mais tout cela est arrivé pour que s’accomplissent les écrits des prophètes. Alors tous les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent. Ceux qui avaient arrêté Jésus l’amenèrent devant Caïphe, le grand prêtre, chez qui s’étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait à distance, jusqu’au palais du grand prêtre, il entra dans la cour et s’assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort. Ils n’en trouvèrent pas ; pourtant beaucoup de faux témoins s’étaient présentés. Finalement il s’en présenta deux, qui déclarèrent :
A. « Celui-là a dit : ‘Je peux détruire le Sanctuaire de Dieu et, en trois jours, le rebâtir.’ »
L. Alors le grand prêtre se leva et lui dit :
A. « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »
L. Mais Jésus gardait le silence. Le grand prêtre lui dit :
A. « Je t’adjure, par le Dieu vivant, de nous dire si c’est toi qui es le Christ, le Fils de Dieu. »
L. Jésus lui répond :
X. « C’est toi-même qui l’as dit ! En tout cas, je vous le déclare : désormais vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir sur les nuées du ciel. »
L. Alors le grand prêtre déchira ses vêtements, en disant :
A. « Il a blasphémé ! Pourquoi nous faut-il encore des témoins ? Vous venez d’entendre le blasphème ! Quel est votre avis ? »
L. Ils répondirent : « Il mérite la mort. » Alors ils lui crachèrent au visage et le giflèrent ; d’autres le rouèrent de coups en disant : « Fais-nous le prophète, ô Christ ! Qui t’a frappé ? »

L.
Cependant Pierre était assis dehors dans la cour. Une jeune servante s’approcha de lui et lui dit :
A. « Toi aussi, tu étais avec Jésus, le Galiléen ! »
L. Mais il le nia devant tout le monde et dit :
D. « Je ne sais pas de quoi tu parles. »
L. Une autre servante le vit sortir en direction du portail et elle dit à ceux qui étaient là :
A. « Celui-ci était avec Jésus, le Nazaréen. »
L. De nouveau, Pierre le nia en faisant ce serment :
D. « Je ne connais pas cet homme. »
L. Peu après, ceux qui se tenaient là s’approchèrent et dirent à Pierre :
A. « Sûrement, toi aussi, tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, ta façon de parler te trahit. »
L. Alors, il se mit à protester violemment et à jurer :
D. « Je ne connais pas cet homme. »
L. Et aussitôt un coq chanta. Alors Pierre se souvint de la parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante, tu m’auras renié trois fois. » Il sortit et, dehors, pleura amèrement.

Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire mettre à mort. Après l’avoir ligoté, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate, le gouverneur. Alors, en voyant que Jésus était condamné, Judas, qui l’avait livré, fut pris de remords ; il rendit les trente pièces d’argent aux grands prêtres et aux anciens. Il leur dit :
D. « J’ai péché en livrant à la mort un innocent. »
L. Ils répliquèrent :
A. « Que nous importe ? Cela te regarde ! »
L. Jetant alors les pièces d’argent dans le Temple, il se retira et alla se pendre. Les grands prêtres ramassèrent l’argent et dirent :
A. « Il n’est pas permis de le verser dans le trésor, puisque c’est le prix du sang. »
L. Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour y enterrer les étrangers.Voilà pourquoi ce champ est appelé jusqu’à ce jour le Champ-du-Sang. Alors fut accomplie la parole prononcée par le prophète Jérémie : Ils ramassèrent les trente pièces d’argent, le prix de celui qui fut mis à prix, le prix fixé par les fils d’Israël, et ils les donnèrent pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.    

On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus déclara :
X « C’est toi-même qui le dis. »
L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit :
A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »
L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit :
A. « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »
L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire :
A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »
L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit :
A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »
L. Ils répondirent :  « Barabbas ! »
L. Pilate leur dit :
A. « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? »
L. Ils répondirent tous : « Qu’il soit crucifié ! »
L. Pilate demanda :
A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »
L. Ils criaient encore plus fort : « Qu’il soit crucifié ! » Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains devant la foule, en disant :
A. « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! »
L. Tout le peuple répondit : « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »
L. Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier. En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche.

Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :
A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.’ »
L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.

À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :
X. « Éli, Éli, lema sabactani ? »,
L. ce qui veut dire :
X. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! » Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire.
Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »
L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.

 

Ici on se met à genoux et on se recueille quelques instants. On se relève et on poursuit la Lecture de la Passion.

 

Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent :
A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! 

L. Il y avait là de nombreuses femmes qui observaient de loin. Elles avaient suivi Jésus depuis la Galilée pour le servir. Parmi elles se trouvaient Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée. Comme il se faisait tard, arriva un homme riche, originaire d’Arimathie, qui s’appelait Joseph, et qui était devenu, lui aussi, disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu’on le lui remette. Prenant le corps, Joseph l’enveloppa dans un linceul immaculé, et le déposa dans le tombeau neuf qu’il s’était fait creuser dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l’entrée du tombeau et s’en alla. Or Marie Madeleine et l’autre Marie étaient là, assises en face du sépulcre.

Le lendemain, après le jour de la Préparation, les grands prêtres et les pharisiens s’assemblèrent chez Pilate, en disant :
A. « Seigneur, nous nous sommes rappelé que cet imposteur a dit, de son vivant : ‘Trois jours après, je ressusciterai.’ Alors, donne l’ordre que le sépulcre soit surveillé jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples ne viennent voler le corps et ne disent au peuple : ‘Il est ressuscité d’entre les morts.’ Cette dernière imposture serait pire que la première. »
L. Pilate leur déclara :
A. « Vous avez une garde. Allez, organisez la surveillance comme vous l’entendez ! »

L. Ils partirent donc et assurèrent la surveillance du sépulcre en mettant les scellés sur la pierre et en y plaçant la garde.

 

Lecture brève 

Les sigles désignant les divers interlocuteurs sont les suivants :
= Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; 
A = Autres personnages.

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 27, 11-54)

L. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur, qui l’interrogea :
A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
L. Jésus déclara :
X. « C’est toi-même qui le dis. »
L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit :
A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »
L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot, si bien que le gouverneur fut très étonné. Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier, celui que la foule demandait. Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas. Les foules s’étant donc rassemblées, Pilate leur dit :
A. « Qui voulez-vous que je vous relâche : Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »
L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus. Tandis qu’il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire :
A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste, car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »
L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules à réclamer Barabbas et à faire périr Jésus. Le gouverneur reprit :
A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »
L. Ils répondirent : « Barabbas ! » Pilate leur dit :
A. « Que ferai-je donc de Jésus appelé le Christ ? »
L. Ils répondirent tous : « Qu’il soit crucifié ! »
L. Pilate demanda :
A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »
L. Ils criaient encore plus fort : « Qu’il soit crucifié ! »
L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien, sinon à augmenter le tumulte, prit de l’eau et se lava les mains 
devant la foule, en disant :
A. « Je suis innocent du sang de cet homme : cela vous regarde ! »
L. Tout le peuple répondit : « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »
L. Alors, il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, il le fit flageller, et il le livra pour qu’il soit crucifié.

Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d’un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête ; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant : « Salut, roi des Juifs ! » Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements, et l’emmenèrent pour le crucifier.

En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène, et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus. Arrivés en un lieu dit Golgotha, c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire), ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ; il en goûta, mais ne voulut pas boire. Après l’avoir crucifié, ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ; et ils restaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation : « Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. » Alors on crucifia avec lui deux bandits, l’un à droite et l’autre à gauche. Les passants l’injuriaient en hochant la tête ; ils disaient : « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes et les anciens, en disant :
A. « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est roi d’Israël : qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis sa confiance en Dieu. Que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime ! Car il a dit : ‘Je suis Fils de Dieu.’ »
L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.

À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure. Vers la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte :
X. « Éli, Éli, lema sabactani ? »,
L. ce qui veut dire :
X. « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »
L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ; il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire. Les autres disaient : « Attends ! Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »
L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri, rendit l’esprit.

 

Ici, on se met à genoux et on se recueille un instant.

 

Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas ; la terre trembla et les rochers se fendirent. Les tombeaux s’ouvrirent ; les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent, et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la Ville sainte, et se montrèrent à un grand nombre de gens. À la vue du tremblement de terre et de ces événements, le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus, furent saisis d’une grande crainte et dirent :
A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! 

 

Aucune acclamation ne conclut la lecture de l’Évangile. Tous s’assoient.

Celui qui guide redit lentement, comme en écho grave et lointain :

« Vraiment, celui-ci était le Fils de Dieu ! »

On garde 2 minutes de silence pour une méditation personnelle.

Si vous le souhaitez, vous pouvez écouter le commentaire que vous propose le Père René-Luc, fondateur de CapMissio, l’école d’évangélisation de Montpellier.

Puis tous se lèvent et professent la foi de l’Eglise en disant le symbole des apôtres :

Je crois en Dieu, le Père tout puissant,
créateur du ciel et de la terre.
Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur,
qui a été conçu du Saint-Esprit,
est né de la Vierge Marie,
a souffert sous Ponce Pilate,
a été crucifié, est mort et a été enseveli,
est descendu aux enfers,
le troisième jour est ressuscité des morts,
est monté aux cieux,
est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant,
d’où il viendra juger les vivant et les morts.
Je crois en l’esprit-Saint,
à la sainte Eglise catholique,
à la communion des saints,
à la rémission des péchés,
à la résurrection de la chair,
à la vie éternelle. Amen.

 

PRIERE UNIVERSELLE

Tous restent debout et on fait la prière universelle, telle qu’elle a été préparée.

Ou bien on dit les Intercessions suivantes, en séparant bien les intentions d’une seconde de silence :

Celui qui guide la prière dit : 

Jésus, le Roi des siècles, entre à Jérusalem ; 
il marche vers sa mort ; implorons-le :

 

℣. Oublie notre péché, prends pitié de nous ! ℟.

Jésus, fils de David, comme un voleur, 
tu auras les mains liées.

℟. Oublie notre péché, prends pitié de nous !

Jésus, fils de David, comme un prophète, 
tu seras rejeté hors de la ville.

℟. Oublie notre péché, prends pitié de nous !

Jésus, fils de David, comme un agneau tu seras immolé.

℟. Oublie notre péché, prends pitié de nous !

Jésus, Sauveur, tu as voulu souffrir pour les coupables 
alors que tu étais innocent.

℟. Oublie notre péché, prends pitié de nous !

Jésus Sauveur, tu es venu en faisant le bien, 
viens guérir ceux qui souffrent dans les hôpitaux.

℟. Oublie notre péché, prends pitié de nous !

Jésus Sauveur, tu as consolé Marthe et Marie, viens soutenir 
ceux qui sont dans le deuil sans pouvoir accompagner leur défunt.

℟. Oublie notre péché, prends pitié de nous !

Jésus, Fils de l’homme et Fils de Dieu, 
fais entrer ceux qui sont morts dans la Jérusalem céleste.

℟. Oublie notre péché, prends pitié de nous !


Ensuite chacun peut ajouter une intention libre, à laquelle tous répondent :

℟. Oublie notre péché, prends pitié de nous !

 

À la fin, le Conducteur, introduit à la prière dominicale :

Unis dans l’Esprit et dans la communion de l’Église,
nous osons prier comme le Seigneur Jésus lui-même
nous l’a enseigné :

 

On dit ou on chante le Notre Père :

℟. Notre Père…

 

Et on enchaîne immédiatement :

℟. Car c’est à toi…

 

Puis le Conducteur invite au partage de la paix :

Nous venons d’unir notre voix
à celle du Seigneur Jésus pour prier le Père.
Nous sommes fils dans le Fils.
Dans la charité qui nous unit les uns aux autres,
renouvelés par la parole de Dieu,
nous pouvons échanger un geste de paix,
signe de la communion
que nous recevons du Seigneur.

 

Tous échangent alors une salutation de paix à distance, par exemple en s’inclinant profondément les uns vers les autres tour à tour ; ou bien , en famille, en s’envoyant un baiser avec deux doigts sur les lèvres.

On s’assied.

 

COMMUNION SPIRITUELLE

 

On peut écouter ici l’offertoire « Impropérium » (le « reproche »), le plus douloureux des chants de la messe du dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur.

Le  Conducteur dit :

 

Quand nous ne pouvons pas recevoir la communion sacramentelle faute de messe, le pape François, nous invitent instamment à pratiquer la communion spirituelle, appelée aussi “communion de désir”.
Le Concile de Trente nous rappelle que celle-ci  « consiste dans un ardent désir de se nourrir du Pain céleste, avec une foi vive qui agit par la charité et qui nous rend participants des fruits et des grâces du Sacrement ».
La valeur de notre communion spirituelle repose donc sur notre foi en la présence du Christ dans l’Eucharistie comme source de vie, d’amour et d’unité, et sur notre désir d’y communier malgré tout.
Dans cet esprit, je vous invite maintenant à incliner votre tête, à fermer les yeux et à vous recueillir.

 

Silence

Au plus profond de notre cœur,
laissons monter en nous le désir ardent de nous unir à Jésus,
dans la communion sacramentelle,
et de faire vivre ensuite son amour dans nos vies,
en aimant les autres comme il nous a aimés.

On reste en silence pendant 5 minutes pour un coeur à coeur avec le Christ Jésus.

On chante un cantique d’action de grâce.

On se met debout.

Le Conducteur dit, au nom de tous, la formule de bénédiction : 

Par l’intercession de saint N. [patron de la communauté de paroisses ou de la paroisse ou du pays],
de tous les saints et saintes de Dieu,
Que le Dieu de la persévérance et du courage
nous donne de manifester par toute notre vie
l’esprit de sacrifice, de compassion et d’amour du Christ Jésus.
Ainsi, dans la communion de l’Esprit Saint,
nous rendrons gloire à Dieu,
le Père de notre Seigneur Jésus Christ,
pour les siècles des siècles !

℟. Amen.

 

BÉNÉDICTION FINALE 

 

Tous ensemble, tournés vers la croix et les mains jointes, on appelle la Bénédiction du Seigneur : 

 

℟. Que le Seigneur tourne vers nous son visage et vienne nous sauver. Amen.

 

Tous se signent. Puis les parents peuvent tracer le signe de la croix sur le front de leurs enfants. 

 

Pour conclure la célébration, on peut chanter l’antienne mariale suivante, l’Ave Regina cælorum, ou tout autre chant connu à la Vierge Marie. 

Si vous le souhaitez, vous pouvez écouter l’Ave Regina cælorum. L’Église chante de cette façon l’aurore du salut annoncé.

 

 

Ave, Regina cælorum
Ave, Domina Angelorum,
Salve radix, salve, porta, Ex qua mundo lux est orta.
Gaude, Vírgo gloriosa, Super omnes speciosa;
Vale, o valde decora
Et pro nobis Christum exora.

Salut, Reine des cieux !
Salut, souveraine des anges !
Salut, tige de Jessé !
Salut, porte d’où la lumière s’est levée sur le monde !
Réjouis-toi, Vierge glorieuse, qui l’emportes sur toutes en beauté !
Adieu, ô toute belle,
et prie le Christ pour nous.

 

* * *

 

Pour continuer de sanctifier ce dimanche, il sera bon de renouer avec la vénérable tradition des vêpres dominicales en célébrant, vers la fin de l’après-midi, l’office de la Liturgie des heures ou bien l’on pourra prendre la Prière du soir de ce dimanche.

On pourra aussi prendre un petit quart d’heure au calme pour méditer l’Évangile du dimanche des Rameaux en contemplant une icône.

Pour la Semaine sainte, Aleteia vous proposera des formules de plus en plus riches afin vous aider à continuer de célébrer envers et contre tout les temps forts de notre vie chrétienne, pour la gloire de Dieu et le salut du monde.

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