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Ils racontent leur confinement : « La foi est un socle qui nous rassemble »

Marthe Taillée
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Clément, Jean-Baptiste, Tanguy, Thibault et Clémence ont choisi de vivre cette période de confinement ensemble, loin de leur famille, dans une ferme du nord de la France. Scouts et étudiants à Lille, ils partagent leurs journées entre leurs cours en ligne, des activités au grand air et la prière quotidienne. Une période féconde grâce à leur foi commune.

« Le soir de l’allocution présidentielle, il a fallu prendre une décision rapidement. La maison familiale offrait une possibilité », explique Thibault, petit-fils du propriétaire d’une ferme isolée nichée au creux d’un vallon de l’Artois (Pas de Calais). Avec quatre amis, Clément, Jean-Baptiste, Tanguy et Clémence, tous scouts et étudiants en école de commerce ou d’ingénieur à Lille, ils ont décidé d’y élir domicile pendant le confinement.

Si l’endroit est idéal pour travailler, la maison ne disposant pas de wifi, c’est depuis le bâtiment voisin que les étudiants se connectent afin de récupérer leurs cours en ligne. Chaque jour, les matières sont dispensées sur internet et pas question de rater l’heure. « Si on ne se connecte pas, c’est la sanction », confie Clémence.

Un environnement ressourçant

Les journées sont rythmées par les révisions et des travaux d’entretien, bienvenus pour s’aérer sous le magnifique ciel de printemps : coupe d’arbres, tonte de la pelouse, murs à passer au karcher etc. L’environnement ressourçant favorise la bonne entente, au beau fixe comme la météo. « Contempler à l’aurore les prairies gelées et les rayons du soleil sur le parc me ressource », s’émerveille Thibault.  Si le rythme des journées reste très libre, les repas sont pour les cinq amis un rendez-vous convivial attendu.

Mais vivre en petit comité et sur une longue durée suppose de s’entendre, chacun ayant sa personnalité ! Fructueuse expérience de la vie en communauté. « Dès qu’un problème survient, on prend sur soi et on s’oblige à dialoguer. Cela nous fait grandir dans nos relations avec les autres. Nous avons fait le choix de rester ici, nous assumons », tranche Jean-Baptiste.

Garder le lien avec les parents

Loin de leurs familles, comment gèrent-ils l’éloignement ? « Nous demeurons en contact avec nos parents, ils ont confiance », rassurent les garçons. « Eux aussi restent confinés à la maison avec nos petits frères et sœurs. Nous leur envoyons souvent des photos ».

« La foi est un socle qui nous rassemble. »

Si des petits efforts quotidiens sont nécessaires pour accepter les différences de caractères, l’essentiel est ailleurs : « La foi nous unit et fait régner un bon esprit », constate Clément. Elle est « un socle, une trêve dans les chamailleries de la journée, une conviction commune qui nous rassemble et fédère le groupe », ajoute encore Jean-Baptiste.

Les étudiants récitent le bénédicité avant le repas et, le dimanche, suivent la messe télévisée ensemble. Chaque soir, ils se retrouvent devant le feu de cheminée pour discuter et remettre la journée au Seigneur : prières récitées, intentions libres ou chants scouts.

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