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Non, sainte Corona n’est pas (encore) la patronne des épidémies

Une sainte Corona a bel et bien existé, au IIe siècle après Jésus-Christ.
© Wikipédia - Libre de droits
Une sainte Corona a bel et bien existé, au IIe siècle après Jésus-Christ.
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Les discussions sur le présupposé rôle de protectrice des épidémies attribué par certains à sainte Corona vont bon train depuis la propagation du coronavirus. Légende pour les uns, réalité pour d’autres… une chose est sûre : depuis le Ciel, cette martyre du IIe siècle intercède volontiers pour nous.

C’est peu dire que l’épidémie du coronavirus l’a mise en lumière. Sainte Corona, cette martyre chrétienne du IIe siècle était largement méconnue il y a encore quelques semaines. Depuis l’apparition de la pandémie, plusieurs articles de presse ont avancé une rumeur un peu trop parfaite pour y croire : de tout temps, son intercession aurait été demandée contre les épidémies. Pourtant, rien ne permet de confirmer une telle coïncidence. Il est en revanche certain que cette sainte a bel et bien existé, probablement en Syrie, vers 170 après Jésus-Christ. La légende raconte que l’empereur de l’époque, Marc Aurèle, l’a faite écarteler entre deux palmiers. Sa faute ? La jeune femme de 16 ans continuait de confesser sa foi chrétienne et protestait contre le martyr de son compagnon de route, saint Victor.

Une basilique à son nom

Vers le IXè ou Xè siècle, des pèlerins auraient rapporté des reliques des deux saints en Italie. Une basilique, qui existe toujours aujourd’hui, leur est alors dédiée à Anzù, dans le nord du pays. À défaut d’être invoquée contre les épidémies, il semble que sainte Corona soit généralement sollicitée pour des problèmes d’argent, en particulier par les chasseurs de trésors. Elle protège également des esprits mauvais. Elle est fêtée chaque année le 14 mai.

Lors de l’une de ses campagnes en Italie au Xe siècle, le roi de France Charlemagne rapporte une partie des reliques de sainte Corona à Aix-la-Chapelle, à l’ouest de l’Allemagne actuelle. D’autres reliques sont apportées à Prague. En Basse-Autriche, où elle est très vénérée, deux endroits portent même le nom de « Sankt-Corona ». C’est également le cas d’une petite chapelle à Arget, au sud de Munich.

Ferveur renouvelée

C’est au lendemain de la propagation du coronavirus que la rumeur qui fait d’elle la patronne des épidémies a commencé à circuler. Pourtant, il n’y a pas, en tant que tel, de raison particulière d’invoquer cette sainte du IIe siècle face à la maladie qui porte son nom. Le seul lien se situe au niveau de la sémantique : le terme latin de « corona » peut vouloir dire « celui qui est couronné ». Or, le Covid-19 est ainsi nommé parce que sa structure rappelle celle d’une couronne.

Aujourd’hui, des reliques sont toujours conservées à la cathédrale d’Aix-la-Chapelle, où elles devaient justement être exposées à l’été 2020. Cependant, compte tenu de l’intérêt médiatique que suscite la sainte depuis l’apparition du virus, le chapitre a décidé de ressortir le précieux reliquaire dès à présent. À force de voir cette ferveur renouvelée, il se pourrait bien que sainte Corona intercède pour les malades auprès de Dieu.

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