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Disparition de Krzysztof Penderecki, compositeur de l’absolu

WEB2-Krzysztof Penderecki-WIKIPEDIA

Pr osv I CC BY-SA 4.0

Le compositeur polonais Krzysztof Penderecki.

Louise Alméras - Publié le 30/03/20

Il était considéré comme l’un des plus grands compositeurs et chefs d’orchestre polonais contemporains. Très innovant, et à l’aise dans la musique de film comme dans l’opéra, Krzysztof Penderecki compte environ 150 compositions. Mort le 29 mars à 86 ans, il laisse derrière lui une œuvre très empreinte de sa foi catholique.

C’était un moderne classique, sans doute, un grand compositeur surtout, mais aussi un chercheur insatiable du sens, de l’infini et de la transcendance. Décédé le 29 mars à l’âge de 86 ans, Krzysztof Penderecki, chef d’orchestre à l’allure charismatique, au regard pénétrant et à l’inventivité sans limites, a débuté très tôt sa carrière musicale. Né à Cracovie dans une famille de mélomane, la musique est le jeu favori de son enfance, au moyen du piano et du violon. Il le gardera toute sa vie.

Ainsi de ses partitions à multi-instruments dont le rythme, les sons, les effets sonores inédits, comme le sont l’utilisation de certains instruments, lui valent dès le début la reconnaissance du milieu. Il se définissait lui-même comme un “indépendant” et estimait que “la liberté est toujours préférable”. Il se recommandait ainsi naturellement du mouvement de l’avant-garde, avant de revenir à une certaine forme de post-romantisme.

La musique, un moyen de se rapprocher de Dieu

Dès les années 1960, son œuvre prend un tournant principalement religieux. Il a déjà composé ses “Psaumes de David”, “Strophes” et “Émanations”. Viennent ensuite “Thrène pour les victimes d’Hiroshima” et un Dies Irae en mémoire des victimes d’Auschwitz qui lui apportent une reconnaissance internationale.




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Mais sa foi catholique, à l’encontre de la mode du moment, le pousse à composer des œuvres d’art sacré comme son “Stabat Mater”, sa “Passion selon saint Luc”, son “Rêve de Jacob”, son concerto pour piano “Résurrection” ou encore son “O Gloriosa Virginum” dédié au maestro vénézuélien José Antonio Abreu, pour témoigner de la place centrale qu’elle a dans sa vie. La particularité de sa musique, parfois capable d’une forte expression des tribulations de l’âme, en a fait le favori des réalisateurs tels que Stanley Kubrick, Martin Scorsese, David Lynch, ou encore William Friedkin pour L’Exorciste.

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décèsMusique
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