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Cinq conseils pour affronter spirituellement une pandémie

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Difficile de tenir le cap pendant une pandémie qui contraint chacun à rester chez soi. Aleteia vous donne cinq conseils pour vivre cela le plus paisiblement possible.

Même s’il a été prévoyant et qu’il a rempli son congélateur à ras bord, l’homme ne peut pas vivre seulement de pain et cette épreuve se traverse également spirituellement. Aleteia vous délivre cinq conseils pour y parvenir.

Prenez les précautions qui s’imposent

Il ne faut pas négliger le matériel. Par amour pour votre prochain, prenez au sérieux toutes les précautions matérielles qui s’imposent. Se mettre en quarantaine chez soi et faire un stock de nourriture pour les prochains jours afin de ne pas sortir pour un oui ou un non, ce n’est pas de la lâcheté, c’est du pragmatisme. Rester chez soi, c’est sauver des vies. Si nous faisons tout ce que nous pouvons pour nous protéger et faire de même pour ceux qui nous entourent, c’est un vrai acte de charité. Cette phrase attribuée à saint Ignace résume bien cette idée : « Priez comme si tout dépendait de Dieu ; faites comme si tout dépendait de vous ».

Préparez votre cœur à ce qui pourrait arriver

Quand il s’agit de faire face à une peur, parfois, la meilleure approche consiste à examiner en détail le pire scénario possible afin de le démystifier et de l’accueillir. Si vous vous sentez terrorisé, demandez-vous : « De quoi ai-je vraiment peur ? ». Si, statistiquement parlant, peu parmi ceux qui lisent cet article seront gravement touchés par la pandémie, il est prudent de se préparer à tout, et même à la mort. Prenez le temps de prier et de laisser la paix gagner votre cœur.

L’Église et les saints nous encouragent à penser à notre mort future. C’est un moyen de prendre conscience de la valeur de la vie et de la savourer. Cette pratique, qui est appelée memento mori, c’est-à-dire « souviens-toi que tu vas mourir », rappelle à l’homme sa condition de mortel. La pandémie à venir est une sorte de memento mori à l’échelle de la société. Et nous y sommes justement confrontés pendant le Carême, alors que nous sommes appelés à nous souvenir que nous sommes poussière et que nous retournerons à la poussière (Gn 3, 19).

De nombreuses personnes ont peur de la mort et cette situation fait remonter à la surface cette terreur profondément enfouie. Il est normal d’avoir peur, surtout si nous avons des parents ou des grands-parents âgés auxquels nous tenons. Mais la vérité fondamentale de notre foi, c’est que le Christ apporte la vie éternelle. Il est ressuscité des morts et il a fait cette même promesse à chacun d’entre nous. Nous pouvons accueillir notre peur de la mort en gardant cela à l’esprit. Finalement, avons-nous vraiment confiance en Dieu ? Apprendre à reconnaître paisiblement sa peur de la mort est peut-être la chose la plus difficile à faire. Mais cette acceptation est la clé d’une paix intérieure profonde en cette période de crise. Même une pandémie n’est pas plus forte que l’amour de Dieu pour nous.

Soyez un témoin auprès des autres

Cette situation est une magnifique occasion de montrer au monde comment un chrétien agit en temps de crise. Le calme et la générosité seront de puissants témoins si nous partageons notre paix avec les autres au lieu de nous joindre à la panique et à l’hystérie. On peut tout d’abord être témoin auprès de ceux avec qui l’on vit sa quarantaine. Lutter pour maintenir la paix familiale dans un espace réduit tout au long de la journée et s’excuser lorsque l’on a été trop loin, c’est déjà un premier témoignage. Les parents sont appelés à être les « premiers évangélistes ». C’est l’occasion où jamais de mettre cela en pratique.

Une autre partie importante de ce témoignage, ce sont les commentaires que l’on fait sur la crise. Si l’on essaie de minimiser la réalité avec des réflexions comme « seules les personnes âgées et fragiles sont à risque », c’est un peu comme si l’on disait que leurs vies avaient moins de valeur que les autres. Or, chaque vie est précieuse, et penser ainsi est contraire au message chrétien. De même, pourquoi ne pas s’abstenir de juger ceux qui vivent cette crise différemment ? Certaines personnes sont terrorisées et deviennent « mono-sujet », d’autres sont parties se mettre au vert, d’autres enfin ont dévalisé les stocks des magasins. Mais au fond, peu importe ce que l’on en pense et la moquerie ne nous apportera rien de bon. Donc restons dans la bienveillance.

Soyez dans la reconnaissance

De quoi peut-on être reconnaissant en cas de pandémie ? Mais de nombreuses choses, comme d’être en bonne santé, d’un rayon de soleil à travers une vitre, d’un voisin qui appelle pour demander des nouvelles ou encore d’un bon gâteau au chocolat. Même si cette démarche semble moins naturelle en temps de crise, n’oublions pas de rendre grâce à Dieu. C’est le sens du hashtag #kiffetonconfinement qui invite chaque jour à noter trois bons moments de sa journée. Une femme confinée à Wuhan témoignait de ceci sur Facebook : « Notre vie de famille n’a jamais été aussi belle ». La quarantaine peut aussi permettre de passer de bons moments en famille, avec ses amis ou ses voisins, même à distance. Et cela a du prix.

Priez

Prendre du temps avec Dieu, c’est le fondement de tout le reste. Il est la source de la paix et du calme que nous voulons partager, il est celui qui nous inspire confiance et gratitude. Alors, prenez le temps de prier. Nous vous proposons de lire le psaume 91 (ou le psaume 90 selon les traductions).

Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut
Repose à l’ombre du Puissant.
Je dis à l’Éternel : mon refuge et ma forteresse,
Mon Dieu en qui je me confie ! Car c’est lui qui te délivre du filet de l’oiseleur,
De la peste et de ses ravages.
Il te couvrira de ses plumes,
Et tu trouveras un refuge sous ses ailes ;
Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse.
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
Ni la flèche qui vole de jour,
Ni la peste qui marche dans les ténèbres,
Ni la contagion qui frappe en plein midi.
Que mille tombent à ton côté,
Et dix mille à ta droite,
Tu ne seras pas atteint ;
De tes yeux seulement tu regarderas,
Et tu verras ce que produit la méchanceté.
Car tu es mon refuge, ô Éternel !Tu fais du Très-Haut ta retraite.
Aucun malheur ne t’arrivera,
Aucun fléau n’approchera de ta tente.
Car il ordonnera à ses anges
De te garder dans toutes tes voies ;
Ils te porteront sur les mains,
De peur que ton pied ne heurte contre une pierre.
Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic,
Tu fouleras le lionceau et le dragon. Puisqu’il m’aime, je le délivrerai ;
Je le protégerai, puisqu’il connaît mon nom.
Il m’invoquera, et je lui répondrai ;
Je serai avec lui dans la détresse,
Je le délivrerai et je le glorifierai.
Je le rassasierai de longs jours,
Et je lui ferai voir mon salut.

Les évêques américains ont publié un graphique dans lequel ils donnent cinq attitudes spirituelles à avoir : offrir sa routine de chaque jour, y compris ses petites contrariétés et tout ce qui peut être difficile ; prier le chapelet, prier en famille ; lire les textes du jour ; prier les offices ; utiliser les réseaux sociaux pour témoigner de sa foi. Mais pas de stress. En ces temps très particuliers, vous faites comme vous pouvez.
United States Conference of Catholic Bishops
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