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Six astuces pour que l’école à la maison se passe bien

ESB Professional - Shutterstock

Mathilde de Robien - Publié le 14/03/20

Dès lundi, les parents des douze millions d’élèves privés d’école en raison de l’épidémie de coronavirus, vont faire l’expérience de devenir l’enseignant de leur propre enfant. Voici quelques astuces afin que le travail scolaire se fasse dans la joie et la bonne humeur.

Si bon nombre de parents accompagnent déjà régulièrement leurs enfants dans leur travail scolaire, avec le confinement et l’enseignement à distance, l’expérience se corse un peu. Il revient désormais aux parents de trouver le bon dosage, le bon moment et la bonne méthode… Autant de défis qui attendent les parents durant ces prochaines semaines. Mais voyons aussi dans ce moment « une occasion unique de découvrir son enfant dans ses apprentissages », propose Pauline Walocha, professeur de physique-chimie. « La situation est subie, mais faisons-en une joie inattendue! ». Pistes pour que l’école à la maison se révèle être un bon moment.

Respecter les jours travaillés

« Il est important que les enfants gardent le même rythme de jours travaillés qu’en période normale », assure une directrice d’école du Val d’Oise. S’ils ne travailleront pas toute la journée mais seulement quelques heures, continuer d’apprendre et de s’exercer tous les jours est indispensable pour ne pas perdre les acquis. Autant les grandes vacances sont une période de repos, après laquelle il est normal que les élèves mettent un peu de temps à redémarrer, mais cette période de confinement ne doit pas être considérée comme telle. Car, explique une institutrice de CM2, « nous n’aurons pas le temps, après les vacances de Pâques, de redémarrer doucement. Les élèves doivent au contraire entretenir ce qu’ils ont appris, pour que nous puissions avancer lorsqu’ils reprendront le chemin de l’école ».

S'astreindre à un créneau horaire fixe

Pour tenir dans la durée, il est bon d’instaurer une tranche horaire fixe réservée au travail scolaire et de s’y tenir tous les jours, « afin que cela devienne un rite, un temps consacré pour lui », explique Diane de Fougeroux, ancienne directrice de l’école saint Louis de Gonzague à Paris. Bon à savoir : les enfants sont plus disponibles le matin. Inutile d’imposer d’immenses plages-horaires, leur concentration n’est pas extensible ! Les maîtresses de primaire recommandent de travailler entre une heure et deux heures par jour. Le tout est de rester ferme et régulier. L’enfant saura ainsi à l’avance à quel moment il doit s’installer à son bureau, gagnera en autonomie et tentera moins de s’y soustraire s’il vous sent intransigeant sur le sujet.


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S’appuyer sur les ressources fournies par l’école

Vous n’êtes pas seuls face à cette expérience inédite ! La majorité des enseignants donnera du travail, des exercices à faire, des cours et des poésies à apprendre, et, pour les élèves du secondaire, les professeurs seront disponibles et accessibles par mail et parfois même par visioconférence, afin de répondre aux questions de votre enfant. Pour avoir une idée du programme et des connaissances que votre enfant doit acquérir, la plateforme Ma classe à la maison, mise à disposition par le Cned, permettra dans les prochaines semaines d’avoir accès à un grand nombre de ressources pédagogiques.

Considérer ce temps comme un bon moment

« Patience, affection et encouragements » sont les mots qui viennent à l’esprit de Diane de Fougeroux pour appréhender cette période d’école à la maison. « Cela peut être un très bon moment qui peut faire progresser l’enfant et l’occasion, pour les parents, de découvrir là où l’enfant bute », précise-t-elle. L’enfant pourra travailler à son rythme, se prendre en charge et surtout s’exprimer. L’ancienne directrice conseille en ce sens de ne pas hésiter à lui poser des questions, de vérifier s’il maîtrise le vocabulaire, de le faire parler. Une manière de découvrir son enfant sous un autre jour finalement. Et pour que cela soit un bon moment, Pauline Walocha invite également à lâcher prise : « Tout ne sera pas parfait mais nous sommes tous débutants! ».

Effectuer un travail sur soi

Il est certain qu’accompagner son enfant régulièrement demandera de faire un travail sur soi. Les nerfs des parents seront sans doute mis à rude épreuve. Avant de vous lancer, essayez de vous mettre dans une position de bienveillance qui vous aidera à faire preuve de patience et d’empathie à l’égard de votre enfant. N’hésitez pas à faire des pauses, histoire de détendre l’atmosphère et de reprendre dans des conditions plus sereines. C’est finalement un grand défi de maîtrise de soi et de ses paroles qui nous est proposé pendant ce Carême.

Confier ce temps d’apprentissage au Seigneur

Pourquoi ne pas prier un instant avant de commencer le travail ? Une manière d’implorer l’aide du Seigneur pour que chacun garde son calme, de Lui demander d’éclairer notre intelligence et celle de notre enfant, et de Lui confier cette nouvelle responsabilité qui échoit aux parents. Saint Joseph de Cupertino, le saint patron des étudiants, sera l’intercesseur idéal en cas de difficultés.

Saint Joseph, toi qui fus réticent au travail scolaire mais pourvu d’une âme humble et pure, fais-en sorte que ce temps d’école à la maison porte des fruits d’intelligence et de joie au sein de notre famille. Intercède pour nous auprès du Seigneur afin qu’Il éveille notre intelligence, éclaire notre pensée, et avive notre curiosité. Nous te supplions de nous soutenir dans ce nouveau rôle, et te confions particulièrement les parents seuls, malades ou en difficulté. Amen.
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