Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Commencez la journée de la meilleure des manières : recevez la newsletter d'Aleteia
Je m'inscris!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Sans prêtres et sans messes, ces pays où la foi ne s’est jamais éteinte

© Farjana K. GODHULY / AFP PHOTO
Des chrétiens au Bengladesh.
Partager

Avec la suspension de certaines messes liée à l’épidémie de coronavirus, de nombreux catholiques sont amenés à vivre leur foi autrement. Une réalité qui a été vécue par d’autres avant eux, et même encore aujourd’hui, dans des régions où le christianisme n’est pas le bienvenu.

Alors que le gouvernement français vient d’annoncer l’interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes en raison de l’épidémie de coronavirus, les diocèses s’organisent pour les messes de ce week-end et certains fidèles, notamment les personnes âgées, considérées comme des sujets à risques, risquent fort de ne pas pouvoir vivre la messe dominicale. Mais malgré la difficulté pour certains à accepter cette situation, il est important de reconnaître qu’elle a déjà été vécue par d’autres avant eux, et notamment par les chrétiens issus de communautés persécutées. On pense par exemple aux chrétiens cachés du Japon. Le pays compte aujourd’hui un million de catholiques qui, minoritaires, sont néanmoins respectés. Mais il n’en a pas toujours été ainsi. Après l’expulsion des jésuites en 1587, qui avaient évangélisé le pays, la foi de ces chrétiens est restée cachée mais vivante pendant trois siècles.

Dans d’autres pays, les catholiques ont vécu, ou vivent encore, cette réalité, n’ayant pas d’église pour vivre leur culte, et pas ou peu de prêtres. On pense ainsi à la Corée du Nord. En 2013, le père Lee Eun-hyung, secrétaire général de la « Commission épiscopale pour la réconciliation du peuple coréen », estimait à 10.000 le nombre de catholiques vivant sous cette dictature. « Toutefois, ces supposés catholiques pratiquent secrètement leur croyance », confiait-il à l’AED. « Que je sache, aucun prêtre catholique ne vit actuellement en Corée du Nord », affirmait-il. En 2019, s’adressant toujours à l’AED, il notait : « Nous devons reconnaître qu’il existe au Nord des catholiques authentiques, qui essaient d’être fidèles à l’Évangile et aux enseignements catholiques ».

Difficile également d’être catholique en Arabie saoudite. Si le pays appartient, avec d’autres états de la péninsule, au vicariat apostolique d’Arabie du Nord, il n’y a pas une seule église dans le pays – bien qu’il existe quatre « paroisses ». Là-bas, tout autre culte que l’islam est interdit. Alors les chrétiens ont l’habitude de se réunir dans la plus grande discrétion. Célébrer la messe ou le culte est en effet formellement interdit, sous peine d’arrestation par la police religieuse. En 2018, cependant, en visite dans le pays pour rencontrer des dirigeants musulmans, le cardinal Jean-Louis Tauran avait célébré une messe à Riyad. Enfin, dans de nombreux autres régions du monde telles que la Chine, le Pakistan, l’Érythrée, ou encore le Soudan du Sud, si elle est organisée, la religion catholique est fortement fragilisée.

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]