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Quelles sont les sept prières préférées du pape François ?

POPE FRANCIS
© Antoine Mekary - ALETEIA
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Le pape François est un homme d’action, mais c’est d’abord un homme de prière, qui se lève chaque jour à 4 heures du matin pour prier et faire oraison. Alors qu’il fête ce vendredi 13 mars ses sept ans de pontificat, Aleteia vous propose de découvrir ses sept prières préférées.

Élu il y a 7 ans, le 13 mars 2013, le pape François impressionne toujours par sa vitalité conjuguée à une paix intérieure rayonnante. Il aime souvent souligner ce qui est essentiel pour lui : « Je ne sais pas si c’est un secret… Ma paix est un don de Dieu. J’espère qu’Il ne me l’enlèvera pas ! ». Pour lui, être en relation continue avec Dieu est nécessaire pour « écouter sa voix et comprendre ce qu’il demande ». Et ses sept prières préférées en sont une illustration saisissante.

Le rosaire pour avoir la confiance

Sa dévotion pour le rosaire lui vient d’une rencontre à Rome avec Jean Paul II en 1979. Un après-midi, Mgr Bergoglio participe à la prière du rosaire dite par le pape polonais. Un peu déconcentré au début, il est pris d’admiration pour la dévotion du pontife : « J’ai commencé à l’imaginer quand il était enfant à Wadowice, puis séminariste, ensuite jeune prêtre, en même temps poète et travailleur dans une usine. Je l’imaginais dans la même posture que celle qu’il avait à quelques mètres de moi, enchaînant les Ave Maria. J’ai senti que cet homme, choisi pour guider l’Église, était la somme d’un chemin parcouru avec sa mère dans le ciel, un chemin entrepris dans son enfance. Et j’ai soudain réalisé le poids des mots prononcés par Notre-Dame de Guadalupe (apparitions de la Vierge au Mexique, ndlr) à San Juan Diego : « Ne crains rien. Ne suis-je pas ta mère ? ». C’est ce qu’a confié François en 2005 au mensuel italien 30 Giorni. Depuis ce jour-là et après la messe, le pape argentin prie chaque matin les quinze mystères du rosaire.

L’Adoration du soir en signe de fidélité

Le souverain pontife se lève chaque jour à 4 heures du matin pour l’Office et faire oraison. Mais ce qu’il préfère, c’est l’adoration du soir. Il lui arrive pourtant d’être distrait à ce moment, de penser à autre chose, même de sommeiller un peu dans sa prière. C’est ce qu’il a reconnu dans une interview donnée à la revue Études en 2013.

Cette pratique quotidienne de l’adoration devant le Saint-Sacrement, le Pape la respecte chaque soir entre 7 et 8 heure. « Je me demande alors : “Qu’ai-je fait pour le Christ ? Qu’est-ce que je fais pour le Christ ? Que dois-je faire pour le Christ ?” (…) Par-dessus tout, je sais que le Seigneur se souvient de moi. Je peux L’oublier, mais je sais que Lui, jamais, jamais Il ne m’oublie.»

Notre Père pour se mettre à l’écoute de Dieu

Homme d’action impressionnant, le pape François est d’abord un homme de prière. Plusieurs fois par jour, il est essentiel pour lui de prendre des moments de « repos dans le Seigneur » pour se mettre en présence de Dieu et comprendre ce qu’Il demande. Dans une une méditation très personnelle publiée en 2018 Quand vous priez dites : Notre Père, il explique le sens profond de la prière que Jésus a donnée à ses disciples : « Dieu te cherche, même si tu ne le cherches pas. Dieu t’aime, même si tu l’as oublié. Dieu voit en toi la beauté, même si tu penses avoir gaspillé inutilement tous tes talents. Dieu n’est pas seulement un père, il est comme une mère qui ne cesse jamais d’aimer sa créature. Pour un chrétien, prier, c’est simplement dire « Abba », « Papa », « petit Papa » ; dire « Père » avec la confiance d’un enfant. »

Saint Joseph pour les problèmes du quotidien

« S’il y a un problème, j’écris un petit mot à saint Joseph et je le mets sous sa statuette que j’ai dans ma chambre pour qu’il le rêve… pour qu’il prie pour ce problème concret », a expliqué le pape François dans un entretien accordé en février 2017 au quotidien italien à Corriere della Sera. Il glisse alors le morceau de papier avec sa prière sous une statuette à l’effigie du saint patron des pères de famille. « Un saint Joseph en train de dormir… qui se repose aujourd’hui sur un matelas de notes ! », a-t-il dit. Le pape François a inauguré son pontificat le 19 mars 2013, le jour de la saint Joseph.

Une coïncidence riche de signification a-t-il expliqué ce jour là dans son homélie à la messe inaugurale : “Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse” (Mt 1, 24). Un homme « fidèle et juste qui a préféré croire au Seigneur plutôt que d’écouter les voix du doute et de l’orgueil humain ». En effet, dès le début de son pontificat le pape François ne cesse de pousser les catholiques à prier saint Joseph. Quelques mois après son élection, il a même écrit la prière de « Consécration à Saint Joseph du Vatican » prononcée le 5 juillet 2013.

Saint Thomas More pour la bonne humeur

Avec le pape François, humour et bonne humeur ont fait leur entrée dans les murs du Vatican, bousculant quelque peu les habitudes du Saint-Siège. « Si l’on n’a pas le sens de l’humour, il est très difficile d’être heureux », souligne François dans un livre-entretien Dieu est jeune, sorti en 2019. Lui-même, pour ne pas risquer de se prendre trop au sérieux, récite depuis quarante ans la « prière de la bonne humeur » de saint Thomas More, un homme allègre et enjoué, même en face des sujets les plus graves :

Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer. Donne-moi la santé du corps, avec la bonne humeur pour la garder au mieux,

Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais qu’elle trouve dans Ta présence la voie pour redresser la situation.

Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir, et ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ».
Seigneur, donne-moi l’humour,

Concède-moi la grâce de comprendre la plaisanterie, pour que je tire quelque bonheur de cette vie et que j’en fasse profiter les autres. Ainsi soit-il.

Sainte Thérèse pour évangéliser

Dans un tweet du 30 septembre 2017, le Pape écrit cette phrase : « Comme Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus, apprenons l’humilité de Dieu qui s’est fait tout petit pour nous ». En effet, le pape argentin a un lien spirituel fort et assez peu connu avec la carmélite normande. Pour preuves : l’image de la sainte sur son bureau, d’autres glissées aux cardinaux dans ses courriers, la présence de reliques lui appartenant dans son appartement et enfin l’omniprésence de la doctrine thérésienne au sein de ses écrits.  « Lorsque j’ai un problème, je lui demande non pas de le résoudre, mais de m’aider à l’assumer », confie-t-il dans le livre « Je crois en l’homme : conversations avec Jorge Bergoglio ». Et, comme sa maîtresse spirituelle, il a l’habitude de réciter ces paroles du Cantique des Cantiques : « Attire-moi, nous courons », qui rappellent que toute âme qui s’élève élève le monde.

Saint François d’Assise pour la paix

En choisissant le nom de François, le pape argentin a pensé à saint François d’Assise. Né à la fin du 12ème siècle, ce fils d’une famille italienne fortunée a renoncé à tous ses biens pour choisir la prière et la pauvreté. Le choix de ce nom, le Cardinal Bergoglio l’a fait au cours du conclave même : « Pendant l’élection, a-t-il raconté à la presse quelques jours plus tard, j’avais à côté de moi le cardinal Claudio Hummes, un grand ami ! Quand la chose devenait un peu dangereuse (il risquait d’être élu, ndlr), lui me réconfortait. Alors que le scrutin se poursuivait, il m’a serré dans ses bras et il m’a dit : «N’oublie pas les pauvres !» Et cette parole est entrée en moi : les pauvres, les pauvres ! Aussitôt, j’ai pensé à François d’Assise. Ensuite j’ai pensé aux guerres, alors que saint François était l’homme de la paix. Et ainsi a surgi ce nom dans mon cœur : François d’Assise. »
Depuis, le pape argentin prie souvent la prière pour la paix attribuée au grand saint italien :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
là où il y a la haine, que j’apporte l’amour,
là où il y a l’offense, que j’apporte le pardon,
là où il y a le doute, que j’apporte la foi,

là où il y a le désespoir, que j’apporte l’espérance,
là où il y a les ténèbres, que j’apporte la lumière,
là où il y a la tristesse, que j’apporte la joie.

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