Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Chaque jour, du beau, du bon et du vrai avec la newsletter d'Aleteia!
Je m'abonne gratuitement!
Aleteia

Roch, Rosalie, Sébastien… Les saints à invoquer contre les épidémies

saint Roch
Partager

L’actualité du coronavirus invite les chrétiens à se tourner vers les saints qui ont consacré leurs vies aux victimes des épidémies et aux malades d’une façon générale.

Roch
Protecteur de la Peste et des épidémies

saint Roch
Francesco Ribalta | Public Domain

Saint Roch est un saint très invoqué, dès le Moyen Âge, comme protecteur contre le terrible fléau de la peste. Sa popularité est toujours aussi grande, notamment en Asie en ce moment, d’après les témoignages de missionnaires sur place. Sa protection s’est progressivement étendue au monde agricole, aux animaux, aux grandes catastrophes telles que les tremblements de terre, les épidémies et les maladies très graves.

Peu de temps après sa mort, son culte devient très populaire en Italie, en France puis dans toute l’Église. Saint Roch est le protecteur notamment invoqué lors des épidémies de peste, depuis le concile de Ferrare, après les graves ravages de ce mal venu d’Orient et transmis par les marins, en particulier à Venise, Marseille, Lisbonne, Anvers et en Allemagne…

Sébastien
Il a fait ses preuves en Lombardie

SAINT SEBASTIAN
Andrea Mantegna | Public Domain

Au Moyen Âge, le saint le plus célèbre et le plus supplié est pourtant sans conteste saint Sébastien. Plus de dix-huit prières différentes adressées à ce martyr ont été recensées. À titre de comparaison, saint Roch ne bénéficie « que » de quatre prières à la même période. Les prières médiévales à saint Sébastien évoquent presque toutes l’arrêt de l’épidémie de peste qui lui est attribuée en Lombardie. Connu pour les souffrances qu’il a endurées lors de sa mort, saint Sébastien a été tué vers 288 lors de la persécution des chrétiens par l’empereur romain Dioclétien. S’il est vénéré comme un saint efficace contre la peste, on le prie aussi contre la paralysie, les fièvres et les maladies contagieuses.

Camille de Lellis
Patron des personnels hospitaliers

CAMILLUS DE LELLIS
Public Domain

Cet adolescent italien, orphelin et sans fortune, a une jeunesse dissipée. Il s’engage dans l’armée espagnole, se fait renvoyer puis devient homme à tout faire dans un couvent de capucins où il se convertit. Atteint d’un ulcère incurable à la jambe, il entre à l’hôpital Saint-Jacques de Rome. Il est si frappé par la détresse des autres malades qu’il s’y engage comme infirmier. L’indifférence de ses collègues vis-à-vis des malades le bouleverse. Il entreprend de réformer tout cela. En prenant soin des malades, ce sont les plaies du Christ qu’il soigne. Sa charité rayonnante lui attire de jeunes disciples. Ces volontaires, qui se réunissent pour prier ensemble et rivalisent de tendresse envers les malades, constituent le noyau initial des clercs réguliers des infirmes que l’on appellera familièrement par la suite les camilliens.

La musique que je préfère, c’est celle que font les pauvres malades lorsque l’un demande qu’on lui refasse son lit, l’autre qu’on lui rafraîchisse la langue ou qu’on lui réchauffe les pieds », Saint Camille de Lellis à ses frères.

La mission de ces nouveaux religieux, pères et frères : « L’exercice des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde envers les malades, même atteints de la peste, tant dans les hôpitaux et prisons que dans les maisons privées, partout où il faudra ». Pour mieux établir son institut, Camille devient prêtre. Partout où se déclare une peste, il accourt ou envoie ses frères. Il finit par mourir d’épuisement à Rome en 1614.

Jean de Dieu
Protecteur des hôpitaux et des malades

Public Domain | Wikipedia
Saint Jean de Dieu sauvant les malades lors de l'incendie de l'hôpital Royal, par Manuel Gómez-Moreno González (1880).

À 8 ans, pour des raisons que l’on ignore, le jeune Portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes. Pendant 33 ans, il va mener une vie d’errance : enfant-volé puis abandonné par un prêtre-escroc, il parcourt l’Espagne, tour à tour berger, soldat, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire… Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar. Et c’est là qu’un sermon de saint Jean d’Avila le convertit. Il en est si exalté qu’on l’enferme avec les fous. Puis son dévouement éclot en œuvres caritatives. Tout ce qu’il a découvert et souffert va le faire devenir bon et miséricordieux pour les misérables.

Il organise des collectes pour eux, ouvre un hôpital, crée un ordre de religieux, l’ordre de la Charité. L’hôpital qu’il a fondé à Grenade donnera naissance aux frères hospitaliers de Saint Jean de Dieu. Aujourd’hui, l’ordre hospitalier est présent sur les cinq continents et les frères y ont fondé des hôpitaux, des maisons de santé, des centres de réhabilitation, des accueils de nuit, des écoles de formation. Au moment de mourir, il dira : « Il reste en moi trois sujets d’affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j’ai contractées pour les soutenir ».

Rosalie
Celle qui a sauvé Palerme

ROSALIA
Davide Mauro / CC

L’Église sait peu de choses sur la vie de Sainte Rosalie. Fille du seigneur Simbald, descendant de Charlemagne, elle aurait fui la maison paternelle à 14 ans, à la suite d’une apparition de la Vierge Marie, pour préserver sa virginité. Elle aurait passé ainsi les 16 dernières années de sa vie dans une grotte du monte Pellegrino, nourrie de la seule eucharistie que lui portaient les anges et y serait morte le 4 septembre 1170. En revanche on en sait plus sur ce qui s’est passé près de cinq siècles après sa mort. En 1625, la ville de Palerme, en Sicile, souffre d’une terrible peste. Elle apparaît à un chasseur, lui disant de trouver ses restes dans un enveloppement de cristaux situé dans une grotte. Les citoyens traversent ensuite trois fois la ville de Palerme avec ses reliques et la peste disparaît miraculeusement. Sainte Rosalie est devenue la patronne de Palerme. Son sanctuaire se dresse au sommet du mont Pellegrino, à 600 mètres d’altitude, là où le chasseur a trouvé ses restes.