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La recette de la sainteté : premier ingrédient, l’endurance

MĘŻCZYZNA W NOCNYM BIEGU
Lucas Favre/Unsplash | CC0
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La sainteté, ce n’est pas pour vous ? Détrompez-vous. Pour saint Jean Bosco, atteindre la sainteté, c’est comme réussir à faire un bon gâteau. Cela nécessite quelques bons ingrédients et du temps pour que la pâte se lève. Alors, s’il y a une recette de la sainteté, son premier ingrédient doit certainement être… l’endurance. On vous explique pourquoi.

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Pour beaucoup de personnes, la sainteté peut faire peur. On a souvent tendance à lui associer des images d’austérité et d’abandon de soi peu attrayantes, sans oublier celle du martyre parfois effrayante. C’est sans doute pourquoi on finit par la craindre : la sainteté serait réservée aux âmes d’élite, à celles qui sont prêtes à tout sacrifier. Elle serait bonne pour elles, mais pas pour nous. Ce n’est pourtant pas ce que dit le pape François. Dans son exhortation Gaudete et exsultate – que l’on pourrait sous-titrer « N’ayez pas peur de la sainteté » –  il affirme que cette dernière n’enlève « ni les forces, ni la vie, ni la joie ». Pour lui, elle ne consiste pas à rechercher un idéal de vie plus ou moins extrémiste. Il s’agit plutôt de trouver les ingrédients qui font avancer au quotidien sur le chemin de la sainteté. En quelque sorte, suivre une recette déjà connue par les plus grands chrétiens, mais revisitée à la sauce pape François.

Pour le pontife argentin, il y a cinq éléments importants qui permettent de « partager un bonheur que personne ne pourra enlever ». Autrement dit, cinq moyens de surmonter les obstacles que nous rencontrons au quotidien. Le premier, c’est l’endurance accompagnée de patience et de douceur. Le second : l’audace. Ensuite, la joie parsemée de sens de l’humour, puis la vie en communauté. Et le dernier ingrédient de cette liste : la prière. Autant de points forts à développer et qui aident à mieux comprendre le style de vie de Jésus. Pour vous accompagner dans votre Carême, Aleteia vous propose de mieux connaître ces cinq ingrédients, en commençant aujourd’hui par l’endurance.

L’endurance pour tenir bon

Avec la promesse du printemps qui pointe, vous programmez toute une batterie de résolutions pour retrouver la forme. Vous reprenez le jogging ou une autre activité sportive ? C’est bien connu, la meilleure préparation est dans la continuité. Les meilleurs seront ceux qui savent entretenir leur forme tout au long de l’année. Il en est de même sur le plan spirituel. La plupart du temps, ceux qui consacrent du temps régulièrement à leur vie intérieure savent encaisser les chocs. Lorsque les épreuves surviennent, ils savent serrer les dents et mobiliser leurs ressources. Leur voix intérieure leur souffle ce conseil : « Tiens bon ! ». Et en effet, ils tiennent bon !

« L’endurance est une source de paix, un témoignage de force intérieure qui tranche dans un monde pressé, changeant et agressif. »

Les adversités que nous rencontrons dans nos vies causent souvent en nous la tristesse et le découragement. C’est pourquoi il est essentiel de rester concentré sur l’objectif : l’amour et la joie de Dieu. Ainsi, notre endurance est alimentée par cette vision de la fin que nous recherchons. C’est pourquoi, comme dans une activité sportive, elle est capitale dans la vie spirituelle. L’endurance nous permet de rester solidement centrés sur Dieu – notre objectif.

Dans son exhortation, le pape François la cite comme premier ingrédient indispensable. Associée à la patience et à la douceur, sa caractéristique est d’être « axée sur Dieu, qui aime et qui soutient », explique-t-il. « Grâce à cette force intérieure, il est possible d’endurer, de supporter les contrariétés, les vicissitudes de la vie, et aussi les agressions de la part des autres, leurs infidélités et leurs défauts ». L’endurance est une source de paix, un témoignage de force intérieure qui tranche dans un monde « pressé, changeant et agressif ». Cette endurance développe alors une relation de fidélité à l’amour de Dieu, comme à celui de nos frères. L’endurant est patient et doux, « il ne se laisse pas mener par les contrariétés, il vient au secours des autres », précise encore le souverain pontife.

« Plutôt que de céder à la colère ou de fuir dès les premières contrariétés, l’endurance permet de tenir bon en trouvant même des sources de gratitude là où nous ne les voyons pas de prime abord. »

L’endurance commence par une acceptation humble du déroulement de nos journées. Plutôt que de céder à la colère ou de fuir dès les premières contrariétés, plutôt que de s’exaspérer contre les désagréments, elle permet de tenir bon en développant une capacité à résister et à aller plus loin, en trouvant même des sources de gratitude là où nous ne les voyons pas de prime abord.

Et si finalement nous étions tous capables d’atteindre la ligne d’arrivée dans cette course de la foi ? Saint Paul donne ce conseil : « Courez de manière à l’emporter ! Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour recevoir une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas » (1Co 9, 24-25). Voilà le but ! Bien plus indispensable qu’une médaille de marathon : notre union au Christ qui a remporté la victoire éternelle.

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