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« Épidémie du coronavirus ou épidémie de peur ? »

Diocèse de Belley-Ars
Mgr Pascal Roland
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Alors que les églises sont fermées dans l’Oise et que plusieurs diocèses ont pris des mesures concernant l’organisation des messes, c’est une autre voie que proposent certains prêtres invitant leurs paroissiens à redoubler leurs prières, leurs participations aux offices et leurs attentions aux autres, afin de ne pas céder à la peur mais de rester dans l’Espérance.

« Une église n’est pas un lieu à risque, mais un lieu de salut ». C’est sur le site internet du diocèse de Belley Ars que Mgr Pascal Roland, l’évêque des lieux, invite ses paroissiens à ne pas céder à la peur ambiante, se refusant à mettre en place des mesures particulières. Tous les rassemblements prévus dans le diocèse dans les semaines à venir sont donc maintenus. « Je n’entends pas édicter de consignes particulières pour mon diocèse : les chrétiens vont-ils cesser de se rassembler pour prier ? Vont-ils renoncer à fréquenter et à secourir leurs semblables ? Hormis les mesures de prudence élémentaire que chacun prend spontanément pour ne pas contaminer les autres lorsqu’il est malade, il n’est pas opportun d’en rajouter », indique clairement l’évêque, estimant qu’en oubliant la dimension spirituelle de notre être, « nous perdons pied ».

L’évêque s’étonne par ailleurs de cette « épidémie de peur » rappelant le nombre importants de morts chaque année dû à la grippe saisonnière, mais aussi à l’alcool ou encore au tabac, sans qu’aucune mesure aussi restrictive ne soit jamais prise. « Loin de moi donc, l’idée de prescrire la fermeture des églises, la suppression de messes, l’abandon du geste de paix lors de l’Eucharistie, l’imposition de tel ou tel mode de communion réputé plus hygiénique (ceci dit, chacun pourra toujours faire comme il voudra !) » Il n’y a donc pas de peur à avoir, « car un chrétien ne craint pas la mort. Il n’ignore pas qu’il est mortel, mais il sait en qui il a mis sa confiance ». « Le chrétien apprend à se donner généreusement au service de ses frères les plus fragiles, dans la perspective de la vie éternelle ».

Pour Mgr Pascal Roland, si prise de conscience il doit y avoir, c’est bien celle de réaliser que nous vivons tous « la maison commune ». L’humanité vit donc dans l’interdépendance et la vulnérabilité. Et la voix des chrétiens est plus que jamais nécessaire. « Ne cédons pas à l’épidémie de la peur ! Ne soyons pas des morts-vivants ! Comme dirait le pape François : ne vous laissez pas voler votre espérance ! », conclut-il.