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Ces expressions qui ont une origine biblique : « S’en mordre les lèvres »

SAD WOMAN, YOUNG WOMAN,
Concept Photo | Shutterstock
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Découvrez ces expressions que nous utilisons depuis notre plus jeune âge. Certaines ont tellement imprégné notre culture qu’on ne soupçonne pas qu’elles puissent avoir une origine biblique. Aujourd’hui : s’en mordre les lèvres.

Nous ne nous en rendons pas compte la plupart du temps mais notre corps fait passer de nombreux messages à notre insu, et peut même nous trahir lorsqu’il exprime le contraire de ce que nous venons de dire ! Cette communication non verbale peut ainsi renseigner notre interlocuteur sur ce que nous ressentons vraiment et sur notre caractère. C’est d’ailleurs un outil fréquemment utilisé par les recruteurs lors d’un entretien d’embauche

Ainsi, les lèvres en révèlent bien plus sur notre état d’esprit que le simple message oral qu’elles transmettent. Par exemple, se mordre la lèvre inférieure traduit un état de tension ou d’inquiétude. Ce peut être aussi le signe que l’on essaie de maîtriser une émotion comme la colère ou la tristesse, ou le rejet inconscient de ce que l’on vient de dire. Le sens propre de l’expression s’en mordre les lèvres rejoint alors son sens figuré : regretter amèrement ce que l’on a dit (ou fait) alors qu’il est trop tard. C’est dans le chapitre 16 du Livre des Proverbes que nous trouvons l’origine de cette expression :

« S’il ferme les yeux, c’est qu’il médite un coup pervers ; s’il serre les lèvres, le mal est fait ! » (Pr 16, 30)

Le Livre des Proverbes donne toute une série de conseils sur l’importance de mesurer la portée de ses paroles, un thème évoqué à de nombreuses reprises dans la Bible. Car nos paroles peuvent avoir beaucoup de conséquences, autant positives que négatives :

« Les lèvres du juste savent être bienveillantes, les méchants n’ont que perversité à la bouche » (Pr 10,32).

Pires que l’épée

Les lèvres sont « au service du cœur, bon ou mauvais » peut-on lire dans le Vocabulaire de Théologie Biblique. Chez le pécheur, les lèvres sont pires que l’épée (Si 28, 18), elles sont l’instrument de la perfidie, du mensonge, de la calomnie (Pr 4, 24, Pr 12, 22, Ps 119, 2, Si 51, 2), de façon évidente ou dissimulée : « L’ennemi se cache derrière ses lèvres, il dissimule, au fond de lui, sa tromperie. Au charme de sa voix ne te fie pas, il a, dans le cœur, sept projets abominables » (Pr 26, 23-25). Cette hypocrisie se manifeste envers son prochain, mais aussi envers Dieu : « Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi » (Mt 15, 8). L’homme juste et sincère, au contraire, est avisé et parle à bon escient, conscient des répercussions que peuvent avoir ses paroles : « Qui placera une garde à ma bouche et, sur mes lèvres, le sceau du discernement, pour que je ne tombe pas, que ma langue ne cause pas ma perte ? » (Si 22, 27). 

A défaut de s’en mordre les lèvres, on peut aussi s’en mordre les doigts, expression synonyme et qui prend tout son sens dans notre société hyper connectée où l’on rencontre beaucoup trop d’occasions de constater à quel point les réseaux sociaux peuvent se transformer en champs de bataille. A l’instar des lèvres, les doigts peuvent devenir des instruments de perfidie et de méchanceté, auxquelles s’ajoute la lâcheté de s’exprimer derrière l’anonymat d’un clavier de smartphone ou d’ordinateur.

« Seigneur, ouvre mes lèvres … »

Veiller sur les paroles que délivrent nos lèvres (ou les messages que transmettent nos doigts) est une exigence primordiale de la sagesse chrétienne ainsi que le rappelle saint Jacques (Jc 1, 26 et Jc 1, 26).  Pour éviter d’avoir à s’en mordre les lèvres, peut-être ne faudrait-il pas oublier cette autre expression : tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler et, comme le souligne l’Ecclésiaste, qu’« il y a un temps pour se taire et un temps pour parler » (Qo 3,7). Inspirés par la Parole de Dieu, nous pourrons alors Le prier : « Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange » (Jc 1, 26).

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