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Le corps du jeune retrouvé dans le train d’atterrissage d’un avion rapatrié en Côte d’Ivoire

Jeune Côte Ivoire
Facebook / Sant'Edigio
On distingue sur ces images le visage de Laurent Ani Guibahi, retrouvé mort dans le train d’atterrissage d'un avion le 8 janvier 2020.
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Retrouvé mort dans le train d’atterrissage d’un vol d’Air France en provenance d’Abidjan le 8 janvier dernier, le corps de Laurent Ani Guibahi sera rapatrié dès demain, vendredi 21 février, dans son pays natal.

Son corps avait été retrouvé sans vie le 8 janvier 2020 dans le train d’atterrissage d’un avion à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle. Laurent Ani Guibahi, un adolescent de 14 ans, avait quitté clandestinement Abidjan, espérant gagner la France. Le drame avait suscité un grand émoi, aussi bien en France qu’en Côte d’Ivoire, et des temps de prière avaient été organisés aussitôt en divers endroits en sa mémoire. Vendredi 21 février, soit plus d’un mois après le drame, son corps sera rapatrié en Côte d’Ivoire en présence de son père Marius, aux frais du gouvernement ivoirien, comme l’a indiqué mercredi 19 février Sidi Tiemoko Touré, son porte-parole. Le gouvernement prendra également en charge les funérailles du jeune garçon. La communauté San’Edigio, très investie dans le pays et sur la question des migrants en général a invité à s’associer à la famille. Elle fera une prière en début d’après-midi à l’institut médico-légal de Paris ou repose actuellement Laurent Ani Guibahi, en présence de son père venu de Côte-d’Ivoire.

Le lycée Simone-Ehivet-Gbagbo, à Yopougon (à l’ouest d’Abidjan) s’est également lancé dans un projet de sensibilisation, en lien avec la communauté catholique Sant’Edigio, afin de faire prendre conscience aux élèves des dangers de l’immigration illégale. Alphone Krécoum, conseiller d’orientation et membre de Sant’Edigio, leur avait expliqué que la meilleure manière « de ne pas gaspiller » leur vie était « de parler avec les adultes, mais pas n’importe lesquels ». De son côté, Adama Traoré, proviseur du lycée, avait insisté sur l’existence de bourses d’études, expliquant aux jeunes que travailler leur permettrait d’aller où ils voudraient.