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Mary Higgins Clark, « Reine du suspens » et… membres de plusieurs ordres religieux

MARY HIGGINS CLARK
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La romancière américaine Mary Higgins Clark est décédée en Floride vendredi 31 janvier à l’âge de 92 ans, entourée de membres de sa famille et d’amis. Célèbre pour son œuvre riche de romans policiers, c’est à raison que Mary Higgins Clark était surnommée la « Reine du suspens ». Mais ce que le grand public connaît moins, c’est son catholicisme fervent et sa singulière appartenance à trois ordres religieux : l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, l’ordre de Malte et l’ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Née en décembre 1927 à New York sous le nom de Mary Theresa Eleanor Higgins, la romancière est la seconde d’une fratrie de trois enfants d’un couple d’immigré irlandais. Obligée de travailler très tôt, elle enchaîne les métiers : standardiste dans un hôtel, dactylo, hôtesse de l’air…  Ce n’est qu’en 1969 que paraît son premier roman, Le roman de George et Martha. Biographie romancée sur George Washington dédiée à la jeunesse, ce roman ne rencontre aucun succès. Son premier roman à suspens ne verra le jour que six ans plus tard, en 1975, sous le titre de La maison du Guet. Ce récit, qui raconte l’histoire d’une mère accusée d’avoir assassinée ses deux premiers enfants, devient vite un best-seller mondial et fait d’elle une millionnaire. Dès lors, les succès s’enchaînent. Ses romans sont souvent traduits dans plusieurs langues, et pour certains adaptés à la télévisions.

Le goût de l’écriture lui serait venu après le décès de son époux, Warren F. Clark, en 1964, qui la laisse seule avec cinq enfants à charge — décès qui vient douloureusement faire écho au décès de son propre père alors qu’elle n’était âgée que de 10 ans —, Mary Higgins se voit comme « une survivante » et se convainc que oui, le pire peut toujours arriver. Pour elle, aborder dans ses romans la résilience des femmes face aux épreuves en se spécialisant dans ce moment où tout bascule, dans le suspens, apparaît donc comme une suite logique, et certainement expiatoire : « J’écris sur des femmes qui ont trouvé la force de surmonter leurs difficultés », confiait-elle à France Inter. « Elles ne sont pas sauvés par un prince sur un cheval blanc. En ce sens, j’écris un peu sur moi. »

Autre constante des romans de la Reine du suspens, c’est la présence récurrente dans ses ouvrages d’une héroïne forte, courageuse — et catholique — qui triomphe de la violence et de l’adversité. « Il n’est pas surprenant que la foi catholique, qui a joué un grand rôle dans ma vie, soit une influence clé sur mes personnages, » reconnaissait-elle volontiers.

Nommée membre de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand par le pape — ordre ordinairement conféré pour services rendus en l’honneur des services pontificaux ; puis de l’ordre de Malte, ainsi que de l’ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem, Mary Higgins Clark était une catholique fervente, et pratiquante. Et elle l’assumait. Elle laisse derrière elle une œuvre considérable dans laquelle la question de la foi, ainsi que de la résilience, sera souvent abordée.