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Le chrétien ne doit pas croire « qu’il sait déjà tout » du Christ

PAPIEŻ FRANCISZEK
ALBERTO PIZZOLI/AFP/East News
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À rebours de toutes les autres religions dans lesquelles l’homme « sacrifie quelque chose pour Dieu », le Dieu des chrétiens offre « son propre fils » en sacrifice pour « le salut de l’humanité », a déclaré le pape François lors de l’Angélus du 19 janvier 2020, de la fenêtre du Palais apostolique. C’est ce véritable « renversement » que raconte Jean-Baptiste.

Ce passage de l’Évangile (Jn 1, 29-34) constitue le témoignage de Jean-Baptiste, « premier témoin du Christ », racontant le baptême de Jésus, a déclaré le pontife. Après avoir été baptisé dans le Jourdain, le Seigneur a été « consacré par l’Esprit saint » et proclamé Fils de Dieu. Après cette scène, le Baptiste ne peut contenir le besoin « urgent » de rendre témoignage au Seigneur.

Par cet épisode, Jean a vu le fils de Dieu uni avec les pécheurs. Il s’agit d’une vision bouleversante, d’une « nouveauté inouïe », qui témoigne d’un « renversement ». Alors que dans la majorité des religions, « l’homme sacrifie quelque chose pour Dieu », Dieu offre ici « son propre fils » en sacrifice pour le « salut de l’humanité », a observé le chef de l’Église catholique. L’expression « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » manifeste le « consentement » et « l’étonnement » de Jean-Baptiste pour qualifier cette situation.

À l’image du Baptiseur, les chrétiens doivent se laisser « surprendre » par ce « choix » de Dieu de vouloir « pleinement » prendre « en charge » le mal, a demandé le Pape. Le chrétien ne doit pas croire « qu’il sait déjà tout » du Christ. Il a ainsi invité les fidèles à Le contempler, à travers l’Évangile et pourquoi pas au travers d’une icône. « Lui seul a porté, a souffert, a expié le péché du monde » et par conséquent les péchés de chacun. Et ce pour que l’homme soit « libre » et cesse à jamais d’être « esclave » du mal.

Conférence de Berlin sur la paix en Libye

« Aujourd’hui (dimanche, ndlr.) se déroule à Berlin une conférence destinée à discuter de la crise en Libye », a rappelé l’évêque de Rome après la prière mariale. Sous l’égide des Nations unies, cette « conférence sur la paix » a pour objectif d’éviter l’escalade du conflit dans ce pays. Elle réunit notamment les États-Unis, la Russie, la Grande-Bretagne, la France, la Chine, les Émirats arabes unis, la Turquie, la République du Congo, l’Italie, l’Égypte et l’Algérie. « J’espère vivement que ce sommet, très important, sera le début d’un chemin vers la cessation des violences », a demandé le pontife romain. Il doit permettre « une solution négociée qui conduise à la paix et à la stabilité tant désirée du pays », a-t-il appelé.

Le chef de l’Église catholique a également rappelé que cette année 2020 a été désignée comme « Année de l’infirmière et de la sage-femme » à l’échelle internationale. « Les infirmiers sont les travailleurs sanitaires les plus nombreux, et les sages-femmes exercent sans doute la plus noble des professions », a-t-il déclaré. Il a ainsi exhorté les fidèles à prier pour eux, « afin qu’ils puissent exercer au mieux leur précieux travail ».