Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Et si vous receviez de bonnes nouvelles chaque matin ? Inscrivez-vous à la newsletter d'Aleteia !
Je m'inscris!
Aleteia

Sept choses méconnues à propos de la Pietà de Michel-Ange

Public Domain
Partager

Parmi les sculptures réalisées par Michel-Ange, la Pietà est probablement celle qui est la plus chère aux chrétiens, et la plus connue avec ses millions de visiteurs chaque année. Mais son histoire fourmille d’anecdotes plus ou moins connues. En voici sept qui vous donneront peut-être envie de retourner la voir…

Un Jésus sans vie représenté dans une pose d’abandon spirituel, sur les genoux d’une Marie au visage d’ange, cette Pietà, peut-être la plus connue au monde, évoque la compassion et un profond sentiment de douleur. Si elle se trouve à Saint-Pierre de Rome, peu de catholiques savent qu’elle s’est rendue à New York en 1964 ou qu’elle a été presque détruite par un vandale en 1972. Voici quelques faits peu connus sur l’une des œuvres d’art catholique les plus émouvantes au monde.

1
Elle a été commandée par un cardinal français

Le cardinal français Jean de Bilhères cherchait « la plus belle œuvre de marbre de Rome » pour orner son tombeau. Il charge un jeune Michel-Ange, alors âgé de 24 ans, de créer la Pietà. Le cardinal choisit ce thème qui était très populaire dans l’art d’Europe du Nord, celui de Marie pleurant sur son fils mort quelques instants après qu’il ait été descendu de la croix. Ce fut probablement la première œuvre de sculpture assumée par Michel-Ange où les émotions humaines jouent un rôle aussi central, contrairement à certains de ses autres chefs-d’œuvre, dont le David, où les humains sont présentés dans une pose plus détachée. Le résultat final est une œuvre émouvante qui devient effectivement « la plus belle œuvre de marbre de Rome », comme le lui avait demandé son commanditaire.

2
La Pietà est la seule sculpture signée par Michel-Ange

La Pietà n’est pas seulement la sculpture la plus célèbre de Michel-Ange, c’est aussi la seule que le maître a signée. En regardant de plus près les vêtements de Marie, les visiteurs pourront voir le nom de l’artiste gravé juste sous sa poitrine. Comme l’explique l’historien de l’art Giorgio Vasari, Michel-Ange a décidé de signer son œuvre après avoir entendu des passants l’attribuer à un autre sculpteur. Une nuit, Michel-Ange se serait présenté avec une lampe et un ciseau pour s’assurer que personne ne remettrait jamais en question la véritable paternité de la Pietà.

3
Elle a été sculptée dans une seule pièce de marbre de Carrare

La majestueuse Pietà, qui mesure 1,74 m de haut et 1,95 m de large, a été sculptée dans un seul morceau de marbre blanc et bleu provenant des célèbres grottes de Carrare, en Toscane. Le bloc a été extrait en effectuant une profonde entaille dans la grotte de marbre, dans laquelle des ciseaux métalliques ont été insérés par la suite.

4
Elle a été déplacée à la basilique Saint-Pierre 200 ans après sa création

Pendant ses 200 premières années d’existence, la Pietà avait pour demeure la chapelle Sainte-Pétronille, un mausolée situé près de Saint-Pierre, choisi par le cardinal de Bilhères comme lieu de repos final. En 1699, elle a été déplacée à son emplacement actuel, à l’intérieur de la basilique Saint-Pierre.

5
Elle a visité New York en 1964

En 1964, le cardinal américain Francis Joseph Spellman a demandé au pape Jean XXIII d’exposer la Pietà dans le cadre de l’Exposition universelle de New York de 1964-65. Le Vatican a accepté, en nommant Edward M. Kinney, directeur des achats et de l’expédition du Catholic Relief Service, pour gérer la logistique. Des milliers d’Américains et de visiteurs de l’exposition ont ainsi pu voir la statue de première main, en toute sécurité derrière une barrière massive de plexiglas pesant plus de deux tonnes.

6
Les critiques trouvaient Marie trop jeune

Lorsque la statue a été achevée en 1499, les critiques ont noté que Marie avait l’air très gracieuse mais bien trop jeune pour une femme qui était la mère d’un homme de 33 ans. Michel-Ange lui-même aurait défendu son choix de conception dans sa biographie : « Ne savez-vous pas que les femmes chastes restent plus fraîches que celles qui ne le sont pas ? Combien plus dans le cas de la Vierge, qui n’a jamais éprouvé le moindre désir lascif qui pourrait changer son corps ? »

7
Elle a été presque détruite

Le dimanche de la Pentecôte 1972, Laszlo Toth, un Hongrois mentalement instable, sauta par-dessus les grilles de la basilique Saint-Pierre et lança une attaque furieuse contre la Pietà. Il frappe la statue avec un marteau en criant : « Je suis Jésus-Christ, je suis ressuscité des morts ! » Avant d’être arrêté par les agents de sécurité, Toth a pu infliger à la statue quinze coups de marteau, lui arrachant le bras gauche, le bout du nez et la joue. Depuis, la statue a été restaurée sans problème.