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Jésus, un homme comme nous, mais avec des qualités en plus

JESUS AT THE HOME OF MARTHA AND MARY
Jésus chez Marthe et Marie, de Georg Friedrich Stettner, XVIIe siècle.
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Né dans une étable, Jésus fut un homme comme les autres. Cependant, sa mission de Sauveur nécessitait qu’il possédât quelques qualités que nous n’avions pas ! Le temps de Noël nous invite à méditer sur le mystère de l’Incarnation du Dieu fait homme.

À Noël, le Verbe de Dieu est devenu l’un de nous en se faisant homme. Il est descendu du ciel afin de régénérer notre nature. À cette fin, il devait en effet devenir comme nous parce que Dieu avait décidé que seul un homme devait sauver et diviniser les hommes « de l’intérieur », c’est-à-dire en assumant pleinement leur condition et en partageant avec eux les hauts et les bas de l’existence. Le Verbe fait chair, Jésus, fut donc un homme semblable à nous. Cependant, la mission de ramener les hommes à Dieu nécessitait, de la part du Verbe venu partager notre condition, des qualités que nous n’avions pas, ou que nous avions perdues.

Rendre grâce à Dieu, en ce temps de Noël, consiste aussi à prendre la mesure de ce qu’a représenté pour la seconde personne de la Trinité le fait de devenir homme. Pour simplifier ici la présentation de l’incarnation, nous distinguerons en Jésus ce que nous avons en commun avec lui et ses différences d’avec nous, tout en tenant ferme l’affirmation qu’il est un homme véritable, non un demi-dieu ni une apparence d’homme.

Ce que Jésus a en commun avec nous

Vrai homme, Jésus a hérité d’une humanité fragilisée par le péché. Saint Thomas d’Aquin affirme : « Le Christ devait être séparé des pécheurs quant à la faute qu’il venait détruire, non quant à la nature qu’il venait sauver. » De cette nature que la faute avait affaiblie, le Christ n’a pas pris l’inclinaison au péché, mais d’autres caractéristiques. Lesquelles ?

D’abord, le Christ hérite de notre condition sa capacité de souffrir, de pâtir et de mourir. Son corps, comme les nôtres, était sensible à la faim, à la soif, à la fatigue. Jésus a eu besoin de dormir. S’il n’a jamais commis le moindre péché, ni été sensible à sa séduction, en revanche il a assumé les peines relatives au péché.

« Le Verbe fait chair n’a pas fait semblant de vivre notre condition ! »

De plus, il a fait siennes des affections humaines plus positives, comme aimer avec un cœur humain, se réjouir, être surpris, s’émerveiller, goûter l’amitié, être touché par les marques d’affection, ou bien par celles de refus. La trahison de Judas l’a atteint en plein cœur, comme le laisse entendre l’Évangile de saint Jean. Jésus était sensible comme nous. Il a vécu saintement les affections qui sont les nôtres. Avec sa noblesse propre, il a éprouvé les mêmes passions qui sont le lot de toute existence humaine : tristesse, crainte de la mort, indignation, pitié et compassion, admiration devant ses semblables, répulsions devant certains actes odieux, agacement et exaspération. Jésus est bien l’un des nôtres ! Le Verbe fait chair n’a pas fait semblant de vivre notre condition ! 

Enfin, signalons que le Christ avait, en plus de sa volonté divine, une volonté humaine. C’est cette volonté, semblable à la nôtre, qui lui fait dire « oui » à la volonté, onéreuse pour son humanité, du Père à Gethsémani. C’est le « oui » décisif de cette volonté humaine qui nous a sauvés ! 

Ce qui le différencie de nous

Cependant, le Verbe n’est pas venu chez nous pour faire du tourisme, mais d’abord pour nous sauver. À cette fin, son humanité devait être sainte, puisque Dieu avait décidé que ce serait un homme qui sauverait ses semblables. Cet homme devait donc être, sous certains aspects, différent de ceux qu’il venait tirer de la nasse du péché. Différent non pas selon la nature (le Christ est un homme comme nous) mais selon son rapport au péché et à Dieu.

Le Christ n’a pas hérité du péché originel le rapport faussé à Dieu qui est le nôtre — rapport fait de crainte, de méfiance, de projection sur lui de notre propre violence, et d’erreur. Étant le Fils, il s’abandonne au Père en toute confiance et amour. Par contrecoup, le péché ne représente pas pour lui une option « mignonne » et délectable. Il en connaît la portée mortifère. À ses yeux le péché n’a aucune séduction pour la simple raison qu’il sait que Dieu tient toujours ses promesses, et que celles du diable sont des mensonges. 

Comme nous, Jésus a été tenté. Toutefois, il n’a jamais donné dans le panneau du démon. Et ce qui l’a préservé d’y tomber, outre son intelligence, c’est sa confiance et son union d’esprit et de volonté à Dieu. Différence appréciable d’avec nous ! Saint Thomas d’Aquin estime que le Christ a récapitulé, dès son parcours terrestre, les trois étapes de l’humanité. De notre condition édénique, Jésus a pris une nature non soumise à l’attraction du péché. De notre situation présente, Jésus a assumé les peines sans être porté à se révolter contre Dieu, ou à en accuser ses frères. Enfin, de l’humanité future, Jésus possédait déjà sur terre l’amour parfait des hommes et de Dieu — amour en lequel s’épanouira notre humanité dans l’éternité. Ecce homo !

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