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Une nouvelle série messianique sur fond de CIA sur Netflix

Série "Messiah"

Imdb

Louise Alméras - Publié le 31/12/19

"Messiah" est la nouvelle série événement de Netflix qui, à peine sortie, interroge les internautes sur l’identité réelle du protagoniste. Produite et écrite par le producteur et scénariste du "Monde de Narnia", basé sur le livre du chrétien C.S. Lewis, l’intrigue a de fortes chances d’être dans la lignée de la spiritualité chrétienne.

Créée par Michael Petroni, la série s’annonce en dix épisodes pour le 1er janvier 2020. Entre politique, religion et foi, cette fiction aux accents de thriller nous plonge dans la Syrie actuelle. Un homme mystérieux apparaît au Moyen-Orient, suscitant les interrogations de toute part. Médias, armées et services secrets se demandent qui il est et s’il représente une menace. C’est un peu la réaction du monde moderne face à l’avènement du Christ. Le personnage, campé comme un prophète, irait jusqu’à affronter l’État Islamique en Syrie…

Est-ce un Jésus des temps modernes?

La bande-annonce, alléchante, nous montre un homme qui draine les foules, jusqu’à provoquer une vague de partisans à sa suite, qui voient en lui le Messie. Il fait des miracles et dit avoir « été envoyé par son père ». Mais de l’autre côté, les services secrets de la CIA s’inquiètent et l’interrogent. Est-ce un homme envoyé par Dieu ou un charlatan dangereux qui menacerait l’ordre géopolitique mondial ? Les différents protagonistes incarnent plusieurs points de vue avec un agent de la CIA, un officier israélien du Shin Bet (Tomer Sisley), un prédicateur latino-américain et un réfugié palestinien. Sans compter la voix des médias qui s’ajoute à cette imbroglio sur fond d’intrigue politique.


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Le nom de la série évoque le terme de « messie », dans une version plutôt araméenne qui rappelle les origines de Jésus de Nazareth, fils de Dieu, et le personnage principal s’appelle Al-Mahssi (Mehdi Dehbi), en version arabe. Al-Mahssi est présenté comme une énigme. Visage doux et mystérieux, quelque peu sauvage et libre, ses origines sont un mystère, tout comme ses propos et ses agissements. Quand il disparaît d’une cellule d’interrogatoire israélienne sans aucune explication, le doute ne fait qu’augmenter. « Il guide des gens désespérés. — Alors c’est une secte? », entend-on, « on ne sait pas avec qui il est allié, il pourrait réunir une armée ». Et quand on lui demande ce qu’il est allé faire en Syrie, de répondre : « Je suis allé délivrer un message de mon père. C’est le travail de Dieu. » Il passe ensuite de la Syrie au Texas en un rien de temps, ce qui ne ressemble en rien au Christ que l’on connaît.

« Êtes-vous celui qui croit ce qu’il voit ou voit ce qu’il croit? »

Dans un contexte de catastrophes naturelles et de tensions politiques, les scènes peuvent évoquer l’avènement de la fin des temps. On voit écrit sur un mur : « Faux Dieu », qui pourrait faire penser à celui qui se ferait passer pour le Christ avant cet épisode biblique. Le suspens est donc de savoir s’il s’agit de cet imposteur ou d’un Jésus des temps modernes. L’intention de la série, quand à elle, repose sur une actualité où l’action dangereuse de certains hommes est faite au nom de Dieu, tout comme des guerres. Sachant la série écrite par un scénariste habitué des sujets spirituels chrétiens, qu’ils soient fantastiques ou de l’ordre du surnaturel, l’intrigue ne devrait donc pas manquer d’intérêt et, sinon faire adhérer au message, en tout cas interroger sur la réaction que nous aurions si une figure christique venait aujourd’hui, et non pas il y a 2000 ans.




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Le créateur de la série affirme en tout cas qu’elle est « provocatrice », en précisant que cela n’équivaut pas à être « offensant ». Ce qu’il souhaite avant tout avec cette intrigue est « qu’il y ait beaucoup de bruit autour de la série, et de nombreux débats ». « Les scénarios sont de très loin les mieux écrits qu’il m’ait été donné de lire ces dernières années : fins, profonds, intelligents et intéressants », affirme de son côté Tomer Sisley, dans une interview accordée à 20 Minutes. « Êtes-vous celui qui croit ce qu’il voit ou voit ce qu’il croit ? Ces thèmes abordés sont sublimement traités et apportent de l’eau au moulin de chaque spectateur sans chercher à lui faire changer d’avis. Je trouve cela magnifiquement bien fait. » La série mérite définitivement toute l’attention en cette nouvelle année, puisqu’elle mêle tous les ingrédients pour tenir en haleine : thriller, géopolitique et religion. Même l’invitation au voyage ne manque pas puisque le tournage s’est déroulé entre la Jordanie et les États-Unis.

Messiah, de Michael Petroni, avec Tomer Sisley et Mehdi Dehbi, à partir du 1er janvier 2020 sur Netflix.

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