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Sortir des clous pour trouver de l’argent pour votre paroisse

tronc d'arbre
Saint-Sacerdos de Sarlat
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Et si, au lieu d’un simple tronc, vous installiez dans votre église un vrai tronc d’arbre dans lequel les visiteurs peuvent planter un clou symbolique, moyennant quelques piécettes ? Le procédé s’avère payant dans les églises périgourdines qui y recourent depuis une dizaine d’années.

Le visiteur qui s’aventure dans la massive cathédrale Saint-Sacerdos de Sarlat (Dordogne) pourrait, de prime abord, être surpris par ce morceau de tronc d’arbre sur pied, planté de centaines de clous dorés. Serait-ce une initiative quelconque de sensibilisation à l’écologie ? Il suffit de s’approcher un peu plus pour en comprendre le sens : chaque passant et visiteur est invité à piocher un clou dans une corbeille et à l’enfoncer dans le tronc avec un marteau en échange de quelques pièces ou d’un billet à glisser dans le tronc-tirelire. L’argent ainsi récolté servira le plus souvent à l’entretien de l’église, sinon à des projets pastoraux.

Cette idée originale vient de l’abbé Philippe Demoures, curé modérateur pour la paroisse de 2010 à 2019, désormais responsable du secteur de Saint-Jacques en Bergeracois. « Dans mon enfance, il y avait des troncs de ce type à Brantôme, non loin d’ici, pour le Secours catholique », se souvient-il. « J’en ai vu aussi à l’entrée de la porte Saint-Joseph, à Lourdes. J’ai repris le concept il y a trois ans. Et ça marche bien ! 50.000 clous ont été plantés sur six troncs différents. On n’a pas récolté 50.000 euros, mais des sommes conséquentes pour l’entretien de la cathédrale, la réalisation d’un petit film sur l’église… ».

Comment expliquer ce succès ? « Symboliquement, les gens aiment à laisser une trace », détaille encore le prêtre. « Certains le font par une bougie, un mot dans un recueil d’intentions… D’autres par ce don, qui peut être de quelques centimes. Nous gardons les troncs, qui montrent aussi que l’église vit ! »

Pour l’abbé de Rozières, curé de Saint-Emilion (Gironde), qui a aussi installé ce dispositif dans sa paroisse c’est « le côté ludique » qui séduit les familles : « Moi-même quand j’étais enfant, j’avais vu ça dans la région et j’étais frustré de ne pouvoir m’emparer du marteau. Mes parents n’avaient rien à glisser dans le tronc… ».

D’autres églises de Dordogne — ou du voisinage, comme à Rocamadour — ont adopté le procédé : Beaumont-du-Périgord, Veyrignac, Saint-Julien-de-Lampon… Une initiative, facilement transposable, qui pourrait encore séduire de nombreuses paroisses.

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