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Avec Hans et Sophie Scholl, l’évangélisation passe par l’unité

Hans et Sophie Scholl
Fair use / Montage Aleteia
Hans et Sophie Scholl.
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Évangéliser, c’est porter la Bonne Nouvelle du Christ. Les premiers chrétiens ont consacré leur vie à la mission, et si elle prend d’autres formes aujourd’hui, elle n’en reste pas moins une urgence. Pourquoi ne pas s’appuyer sur les exemples des saints qui, à travers leurs vie, en montrent différentes facettes ? Hans et Sophie Scholl, martyrs du nazisme, nous montrent à quel point l’unité est nécessaire.

Évangéliser, c’est un acte d’amour, et il y a mille et une manières de le faire, ainsi que l’a montré l’histoire de l’Église. De François-Xavier à Louis et Zélie Martin en passant par Jean Paul II ou Geneviève, la mission n’a pas un, mais de multiples visages. Dans leur Manifeste pour la mission, Raphaël Cornu-Thenard et Samuel Pruvot s’appuient sur des personnalités d’hier et d’aujourd’hui et développent dix « idées-forces » sur le sujet. Plus qu’essentielle, « la mission est l’oxygène de l’Église », scandent-ils. Hans et Sophie Schol, chrétiens martyrs du nazisme, montrent à quel point il est important d’être unis pour témoigner, y compris entre les différentes confessions chrétiennes.

« Toute la prison en était bouleversée »

Durant la Seconde Guerre mondiale, ces jeunes Allemands de 25 et 22 ans font partie du mouvement de résistance « La Rose Blanche » qui proteste contre l’idéologie nazie. Le frère et la sœur sont protestants et leurs compagnons de résistance appartiennent à différentes églises chrétiennes, à l’exception de Christoph Probst, sans religion. Exécuté le même jour que Hans et Sophie Scholl, il recevra le baptême juste avant de mourir. Tous sont indignés par ce que promeut le système de pensée nazi « fondé sur le mensonge, la violence et la peur, qui dénie le droit à l’existence des plus faibles et des juifs » (extrait du Manifeste pour la mission).

Ils rédigent donc plusieurs tracts qu’ils commencent à diffuser, invitant leurs compatriotes à une prise de conscience. « Prouvez par l’action que vous pensez autrement ! Déchirez le manteau d’indifférence dont vous avez recouvert votre cœur ! Décidez-vous avant qu’il ne soit trop tard », lancent-ils. Arrêtés, ils sont jugés sommairement et condamnés à mort. Leur gardien dira : « Ils se sont conduits avec un courage extraordinaire. Toute la prison en était bouleversée ».

« Nous croyons que la mission est source de communion entre les chrétiens. […] Il nous faut retrouver cette unité originelle. Car l’Église n’est rien d’autre que l’outil que Dieu veut utiliser pour se faire connaître. […] Le mouvement de résistance de “La Rose Blanche” démontre que des chrétiens de différentes confessions peuvent s’unir face au péril commun, celui de l’avènement d’un monde qui méprise l’homme et qui hait Dieu. Le régime nazi a disparu mais d’autres idéologies se déploient aujourd’hui qui nient la dignité humaine et rejettent l’amour de Dieu. Alors que nous, catholiques, protestants et orthodoxes, sommes, chaque jour davantage, des signes de contradiction pour notre monde qui semble vouloir s’éloigner de Dieu, nous sommes invités à demeurer fidèles au Christ par un témoignage qui peut aller jusqu’au don de notre vie. »

Manifeste pour la mission
© Salvator

Manifeste pour la missionRaphaël Cornu-Thenard et Samuel Pruvot, Éditions Salvator, septembre 2019, 18 euros.