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La place du pauvre, une belle tradition de Noël à faire revivre

CHRISTMAS TABLE
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« Laissons une place libre à table : une place pour celui qui manque du nécessaire, celui qui est demeuré seul », invitait le pape François dans un tweet le jour de Noël en 2014. Et si on ravivait cette belle tradition pleine de sens évangélique ?

À l’approche de Noël, les discussions en famille sur ses différentes traditions et rituels à respecter absolument vont bon train : la crèche, les treize desserts, la branche de houx, le bouillon avant la messe de minuit… et tant d’autres symboles auxquels chacun tient particulièrement et qui réunissent tout le monde autour de l’anniversaire de la naissance de l’Enfant-Jésus. Et si on faisait revivre cette année une autre tradition perdue ? Celle qui exprime de façon belle et profonde le mystère si humble de la Nativité ? Celle de la place du pauvre, symbolisée par un couvert vide dressé à la table du réveillon ?

Dans un article de l’hebdomadaire d’actualité français Le monde illustré datant de 1871, le réveillon de Noël est relaté ainsi : « Entre la mère et l’aïeule, il y a aussi une place vide, une place que l’on appelle la place du pauvre ; rarement le souper finit sans qu’elle ne soit occupée par un malheureux qui n’a d’autre famille que celle que la Providence lui donne pour quelques heures ».

La part du pauvre ou la part à Dieu

La fête de Noël a toujours valorisé le partage et la charité. Encore au début du XXe siècle, la place du pauvre existait dans les campagnes françaises, sous forme d’une assiette toujours prête pour un pauvre, un passant ou un étranger. C’est ce que confirme la sociologue Martyne Perrot dans son ouvrage Ethnologie de Noël. Cette place du pauvre s’appelait aussi la part du pauvre ou encore la part à Dieu. Cette tradition était notamment très ancrée en Provence : la table du réveillon du Noël provençal comportait trois nappes : une pour le « gros souper », une pour le repas du jour de Noël et enfin la dernière pour le soir du 25.

Sur ces nappes, on déposait le pain coupé en trois : la « part du pauvre », la « part des convives » et la « part fétiche ». Et surtout il ne fallait pas oublier de mettre un couvert de plus : le couvert du pauvre, destiné au premier mendiant qui passait et qui demandait l’aumône. C’est dans cet esprit que perdure encore dans certaines familles la coutume de prévoir un couvert supplémentaire pour la personne, connue ou inconnue, qui viendrait sonner à la porte à l’improviste et que l’on accueillerait chaleureusement.

Un symbole évangélique d’une attitude d’accueil

En Pologne comme en Lituanie, garder la place du pauvre à la table du réveillon est toujours une tradition respectée. Les veillées de Noël s’y ressemblent dans beaucoup de familles. Il est souvent demandé aux enfants de scruter le ciel et de guetter le scintillement de la première étoile de la nuit, celle qui, comme l’étoile de Bethléem, annonce la naissance de Jésus. Dès la première étoile apparue, en Pologne cela se passe vers 16 heures, la veillée peut commencer.

La table de Noël est traditionnellement recouverte d’une nappe blanche sous laquelle on met un peu de paille afin de symboliser la mangeoire de la crèche dans laquelle Jésus est né. Souvent de façon centrale, une place vide avec son couvert supplémentaire est dressée. Un symbole évangélique qui doit rappeler que Marie et Joseph n’ont pas trouvé de place. Ils ont été rejetés par tous. La place du pauvre signale de façon profonde que tout chrétien doit prendre soin de ceux qui sont rejetés, seuls et dans le besoin. Elle est le signe extérieur d’une attitude intérieure d’accueil envers autrui. Qu’il s’agisse d’un visiteur imprévu le soir de Noël ou d’un membre de famille rejeté.

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