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Demander un service, est-ce utiliser l’autre ?

déménagement
© Dmytro Zinkevych - Shutterstock
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Voici comment demander un service sans entraver la liberté de son interlocuteur.

« Qu’est-ce que tu fais samedi prochain ? ». Une question qui, à première vue, semble se soucier de l’autre, mais qui se révèle franchement intéressée lorsqu’on s’apprête à demander un coup de main pour des travaux ou un déménagement. « Rien ? Eh bien, ça tombe bien, tu vas pouvoir m’aider à déménager ! » Pourtant, il nous arrive parfois d’être en position de demander de l’aide. Doit-on conclure « que toute demande d’aide est utilitariste ? », interroge le père Pascal Ide dans son dernier ouvrage Aimer l’autre sans l’utiliser (Emmanuel). La réponse est non, bien sûr. C’est même faire preuve d’une certaine humilité que d’oser demander et recevoir de l’aide. Cependant, il existe plusieurs critères à respecter pour qu’une demande de service respecte la liberté de l’autre.

1
La demande doit être claire

Pour qu’un interlocuteur ait pleinement la liberté de répondre oui ou non, il doit avoir toutes les cartes en main. C’est pourquoi la demande de service ne doit pas être partielle. « Elle est partielle lorsque nous ne formulons qu’une partie de la demande ou ne la dévoilons que progressivement », précise Pascal Ide. « Que fais-tu samedi prochain ? » est une formulation involontairement manipulatrice dans la mesure où elle rend plus difficile la possibilité de répondre non. L’interlocuteur est « coincé », sa liberté entravée.

2
La demande doit être négociable

En d’autres termes, celui qui demande doit signifier à l’autre qu’il est libre de refuser ou d’accepter, en précisant par exemple qu’il a un plan B. Il doit également, analyse Pascal Ide, « consentir intérieurement à ce que l’autre décline sa demande et ne pas lui faire payer son refus ».

3
La demande idéale

Alors que dire ? Une bonne entrée en matière consiste à annoncer la couleur : « J’aurais un service à te demander ». Puis il s’agit d’expliquer de manière la plus complète possible son besoin. Et vous pouvez terminer par : « Si tu ne peux pas, je comprendrai très bien et je trouverai un autre moyen ». Une demande qui peut paraître longue et alambiquée mais qui a le mérite d’entretenir des relations saines et équilibrées avec vos proches, et de respecter leur liberté. « Mieux vaut perdre 15 secondes à être clair et respectueux que 15 minutes à se justifier après coup », conseille judicieusement Pascal Ide.

Aimer l’autre sans l’utiliser, pour des relations transformées, par Pascal Ide, Éditions Emmanuel, novembre 2019, 17 euros.

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