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Éducation sexuelle : « Sentir n’est pas consentir »

TEENAGERS, LOVE, PARK
Guas | Shutterstock
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« Sentir n’est pas consentir », une phrase courte mais néanmoins indispensable à quiconque souhaite aborder le sujet de la sexualité avec un ado.

La maîtrise de son corps, et de ses pulsions, est un des enjeux majeurs de l’éducation affective et sexuelle. Un enjeu d’autant plus important aujourd’hui au vu de l’érotisation de la société. Publicités choquantes, pornographie hyper accessible, modes vestimentaires provocantes… L’éducation à une sexualité vraie, belle et maîtrisée est un véritable défi pour les parents.

Sentir n’est pas consentir

« Ce n’est pas parce que le corps ressent quelque chose que l’on doit passer à l’acte », souligne Inès Pélissié du Rausas dans son ouvrage Parlons d’amour à nos enfants (Artège). L’idée n’est pas de nier ce que l’adolescent ressent, mais d’orienter ses désirs, son affectivité, et de lui apprendre la maîtrise de soi en insistant sur la part de volonté à cet égard. « Nous ne sommes pas déterminés par ce que nous ressentons. Nous sommes ce que nous voulons, ce que nous décidons avec notre tête et notre cœur. Nous ne sommes pas dirigés d’un côté par notre volonté, pour les grandes décisions de notre vie, et de l’autre par nos pulsions pour la vie du corps. La personne humaine n’est pas double, elle est une », rappelle-t-elle. Unicité de la personne, qui, lorsqu’on en prend conscience, est un chemin vers la liberté.

Lire aussi : Sexualité, comment en parler avec ses ados ?

Atteindre la maturité affective

Qu’est-ce que la maturité affective ? Selon Inès Pélissié du Rausas, c’est passer d’une affectivité sentimentale et sensualisée (tournée vers soi) à une affectivité peu à peu intégrée, unifiée et spiritualisée (tournée vers l’autre). Un équilibre encore fragile, chez un adolescent, appelé à établir « une garde à la porte de son cœur et de ses sens ». Un cheminement de toute une vie qui faisait dire à Jean Vanier : « La maturité est un accomplissement : il faut y travailler. Cela demande des efforts ; cela exige de lutter contre toutes les puissances qui enferment notre être sur lui-même, dans l’égocentrisme. Un des signes de la maturité est cette capacité d’aimer l’autre, de le comprendre, de se réjouir quand il est dans la joie et de souffrir quand il souffre » (Ombres et lumière n°124).

Parlons d’amour à nos enfants à la lumière de la théologie du corps, Inès Pélissié du Rausas, Artège, octobre 2019, 22 euros.

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