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Tous les laissés-pour-compte « font partie de notre famille » lance le Pape à Bangkok

Arthur Herlin / I.Media
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Devant quelque 40.000 personnes, le pape François a célébré une messe ce vendredi au stade national de Bangkok, appelant à se sentir une seule et même famille catholique.

Les prêtres catholiques, Français des Missions étrangères de Paris pour la plupart, se sont mis « à la recherche » de visages, a déclaré le pontife devant les quelque 22.000 personnes remplissant les gradins du stade national de Bangkok entourant l’autel : des Thaïs et Vietnamiens pour la plupart, mais aussi des Cambodgiens, des Laotiens et même des Indonésiens. Au moins 40.000 personnes étaient également présentes à l’extérieur de l’édifice.

Les missionnaires ont ainsi perçu ce plan de Dieu « qui est beaucoup plus grand » que tous « nos calculs et prévisions ». Le « dessein d’amour du Père ne peut se réduire à une poignée de personnes ou à un contexte culturel déterminé », affirme le chef de l’Église catholique. Tous les laissés-pour-compte « font partie de notre famille, ils sont nos mères et nos frères, ne privons pas nos communautés de leurs visages, de leurs blessures, de leurs sourires, de leurs vies », exhorte le souverain pontife.

Le dévouement des Karens « fait honneur à l’Église »

Marginalisée par les Thaïlandais, la communauté des Karens écoute avec attention les paroles du Pape. Avec leurs chapeaux traditionnels et leurs vêtements rouges et noirs, on les remarque facilement dans les gradins. Chaque village près de la frontière birmane a envoyé une poignée de représentants âgés de 30 à 40 ans pour la plupart.

« Certains ne sont jamais sortis de leur région », explique le père Alain Bourdery des Missions étrangères de Paris, a la tête de cette petite délégation. Pour eux, assure-t-il, c’est une « grande excitation de rencontrer le Pape » mais aussi beaucoup de « joie et de fierté ». « Ils sentent qu’ils appartiennent a quelque chose qui dépasse les frontières“, explique encore ce prêtre présent à leur côté depuis près de 20 ans à I.MEDIA.

Cela a d’autant plus de sens que cette ethnie, considérée comme étrangère dans son propre pays, est particulièrement isolée, voire marginalisée par le reste des Thaïlandais. Ces derniers « estiment qu’ils retardent le développement du pays », souligne le prêtre français. C’est pourquoi ils sont « souvent méprisés ou carrément discriminés comme ce fut le cas pour se rendre à cette messe quand les policiers thaïs les ont arrêtés pendant près d’une heure sans explication ». « La mission est toujours un combat, confie-t-il encore, mais cela reste une grande chance surtout quand on accompagne des gens aussi formidables ». « Leur dévouement fait honneur à l’Église ».

« On est pas seuls, le Vatican pense à nous »

Une émulation que partagent les Cambodgiens, également présents au plus près de l’autel où le Pape célèbre la messe. Pour Sreyneang, 31 ans, l’Église en Asie vit un « moment historique ». « On est pas seuls, le Vatican pense à nous », lance-t-elle à I.MEDIA avec un grand sourire.

Cet événement est aussi le résultat d’un long chemin spirituel pour la jeune femme convertie en 2006. Au lendemain du règne cauchemardesque des Khmers rouges, Sreyneang a bénéficié de la charité des missionnaires. « Enfant je suis allée à l’Église pour manger ». Aujourd’hui, elle suit des études à l’université payées par l’Église.

François, un pape plein de tendresse :
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