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Volontariat à l’international : suis-je fait pour partir en mission ?

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Fidesco
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Que ce soit par goût de l’aventure, envie de se dépasser ou découverte d’une nouvelle culture, partir en volontariat à l’étranger en fait rêver beaucoup. Mais entre le désir de partir et l’envoi en mission il se passe souvent plusieurs mois au cours desquels les doutes surviennent : est-ce vraiment le bon moment ? Ma famille ne va-t-elle pas me manquer ? Vais-je supporter ces nouvelles conditions de vie ? Aleteia vous propose de revenir sur les peurs et les freins qui peuvent entraver le désir de partir en mission.

Pour certains, c’est une idée qui germe petit à petit, au gré des rencontres et des témoignages. Pour d’autres, c’est un désir dévorant qui s’impose du jour au lendemain. Partir en volontariat à l’international, s’engager dans une mission au service des autres, a de quoi séduire. Pourtant quand l’idée est en passe de devenir une réalité, beaucoup sont ceux à commencer à douter.

La première des questions à se poser avant de postuler à un volontariat est « Ai-je le désir de partir, de me mettre au service ? ». C’est le point de départ du cheminement. « Chez Fidesco nous accompagnons ce désir de partir en mission en proposant tout d’abord une rencontre afin de présenter ce que nous sommes », détaille pour Aleteia Olivia Balayn, responsable formation chez Fidesco. « Après un premier entretien nous leur proposons une session de discernement. Il s’agit là d’une étape de transformation du désir. Quand les candidats viennent nous voir ils ont tous envie de se donner ». Mais au cours de cette période de discernement, plusieurs freins peuvent apparaître.

Est-ce le bon moment pour partir ?

Si le désir est là, certains s’interrogent sur la bonne période pour le concrétiser. Vaut-il mieux partir au cours d’une année de césure pendant ses études, à la fin de sa scolarité avant de démarrer sa vie active ou en plein milieu de sa vie professionnelle ? En mission à Chikowa (Zambie) depuis deux mois, Wandrille raconte : « En fin de Master de compta-finance, je me destinais à de grands cabinets d’audit mais avant j’avais envie de faire quelque chose de très diffèrent, de sortir de ma zone de confort ». Cette aventure retarde de facto d’un an son entrée dans la vie professionnelle. « Je risque de perdre pas mal au niveau technique », reconnaît le jeune homme. « Mais je cherchais à vivre une aventure spirituellement et humainement forte, un peu décapante, ou je pourrais véritablement me donner, en participant à un projet qui a vraiment du sens ».

Lire aussi : Il n’y a pas d’âge pour partir en mission, la preuve

À chacun de réfléchir au moment auquel il souhaite partir, bien sûr, mais attention à ne pas reculer éternellement l’échéance, c’est le meilleur moyen de ne jamais partir. « Un volontaire qui rentre de mission revient avec des compétences, un savoir-faire nouveau. Ce sont autant d’éléments qui peuvent réorienter les priorités professionnelles », reprend la responsable de formation. « Un de nos anciens volontaires a créé sa première entreprise au retour de sa mission, comme s’il avait eu une audace de vie à Fidesco  ».

Vais-je supporter l’éloignement avec ma famille ?

Parce qu’être envoyé en mission va bien au-delà d’un simple contrat de travail, il est essentiel que ceux qui désirent partir s’interrogent… sur leur disponibilité, notamment affective. « Il y a la question de la relation amoureuse (Fidesco envoie en mission des couples mariés et des célibataires, ndlr) mais aussi celle du rapport à la famille. Suis-je capable de bien vivre cet éloignement de ma famille pendant un ou deux ans ? Inversement, ma famille en est-elle capable ? », reprend la responsable. La mission, c’est être prêt à être disponible 24 heures sur 24, à donner plus que son simple travail, à passer du temps avec ses voisins, ses collègues… « J’ai passé deux ans dans un foyer de 70 étudiants », reprend Wandrille. « J’ai vraiment partagé des moments forts avec des amis qui m’ont fait grandir. Le fait de partir un an va forcément détendre les liens, et ce ne sera pas évident de retrouver chacun, qui aura naturellement continué sa vie. Mais je me dis que c’est aussi l’occasion d’éprouver les amitiés, et qu’elles en sortiront grandies ».

Lire aussi : Quelques dimensions spirituelles propres à la Mission

Vais-je m’épanouir dans les conditions de vie de ma mission ?

“La mission est un déracinement ! D’où l’importance d’avoir déjà un bon équilibre dans sa vie avant de partir, un équilibre suffisant pour pouvoir se donner ». À chacun donc de se demander : suis-je assez ancré dans ma vie pour pouvoir me déraciner ? Mes racines sont-elles suffisamment profondes pour pouvoir les planter ailleurs ? Les personnes qui postulent chez Fidesco ont ainsi souvent « beaucoup reçus, elles ont grandi dans un environnement parfois privilégié et souhaitent donner à leur tour », détaille-t-elle. « Mais elles se représentent ce qu’elles ont envie de donner, elles se projettent en train d’enseigner à des enfants, de construire un hôpital… On a une image du don qu’on veut réaliser mais parfois, sur place, les personnes attendent les volontaires sur totalement autre chose.  C’est tout le sens de la mission, savoir se donner, même là où on ne nous attend pas ». Parce qu’il découvre dans le regard de l’autre là où il est fécond, la mission est une vraie source d’épanouissement pour le volontaire.

Quelles sont mes motivations profondes pour partir ?

Une des particularités de Fidesco est le fait de ne pas choisir sa mission, ni le pays dans lequel on est envoyé. « Le fait de ne pas choisir sa mission permet d’être vraiment appelé dans cette mission, dans ce pays. Cela permet surtout de revenir à ses motivations premières quand on est en difficulté sur le terrain », détaille la responsable. « Si quelqu’un décide de partir en volontariat aux Philippines parce qu’il a vu un magnifique reportage, pourquoi pas. Mais le risque est qu’une fois sur place, il remette en cause dès le premier obstacle son engagement en se disant qu’il a fait le mauvais choix ». Être envoyé quelque part et ne pas choisir sa mission, c’est-à-dire répondre à un appel et non pas à son projet personnel, apparaît ainsi comme une force. « Il est plus facile de dépasser les difficultés quand on est appelé par quelqu’un à quelque chose », reprend Olivia Balayn. « D’autres personnes nous font confiance. Il ne s’agit plus de devoir quelque chose à soi-même mais quelque chose à d’autres ».

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