Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Chaque jour, du beau, du bon et du vrai avec la newsletter d'Aleteia!
Je m'abonne gratuitement!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

Blanche Streb : « Je dois pardonner, sans que le pardon soit finalement posé »

Partager

C’est un témoignage bouleversant que livre Blanche Streb dans son ouvrage « Éclats de vie ». Elle y raconte comment, en 2007, elle est victime d’une grave erreur médicale, qui met en péril sa fertilité, les longs mois d’hospitalisation qui ont suivi et l’épreuve du deuil. Avec le soutien de son mari et de ses proches, elle est parvenue, quelques années après, à « revivre normalement ».

Ce devait être un simple désagrément qui s’est transformé en quelques mois en chemin de croix. En 2007, deux semaines après la naissance de son premier enfant, Blanche Streb est opérée sous anesthésie générale. Les médecins pensent lui retirer un morceau de placenta, oublié lors de l’accouchement. Six mois plus tard, les douleurs au ventre persistent et le « retour de couches » ne se produit pas. Confrontée au silence des médecins, Blanche Streb, docteur en pharmacie et directrice de la formation et de la recherche à Alliance Vita, obtient les pièces médicales au fur et à mesure des rendez-vous. « Ce n’est pas du placenta qu’on m’a retiré. C’est pratiquement l’utérus en lui-même », finit-elle par comprendre.

« J’ai ressenti beaucoup de colère parce que l’on m’avait un peu caché les choses », raconte-t-elle à Aleteia. « Mais je n’en ai pas voulu à quelqu’un en particulier. Ce n’est pas tellement la personne qui a réalisé cette opération qui est responsable. Ce sont plutôt ses supérieurs. On lui a dit de le faire, elle l’a fait. Et elle l’a mal fait parce qu’elle ne savait pas le faire. »

Pardonner malgré tout

Pour Blanche Streb et son mari, c’est le début d’un long chemin de complications et d’abandon. Elle parvient à revivre deux grossesses sous haute tension, mais elle est confrontée au deuil. Elle doit également vivre avec ce silence pesant des médecins : « Là où c’est difficile et douloureux, c’est que je suis allée voir le chef de service, parce que j’ai compris après que mon désir était d’entendre un pardon. J’en avais besoin. Et en fait, ce pardon-là n’est pas arrivé. C’est quelque chose avec lequel je dois vivre aujourd’hui : je dois pardonner, sans que le pardon soit finalement posé. »

WEB2-Blanche Streb-couverture-livre-emmanuel
Éditions de l'Emmanuel

Éclats de vie, Blanche Streb, Éditions Emmanuel, octobre 2019, 18 euros.

Lire aussi : Dons anonymes : « Les méfaits d’un choix qui ne respecte pas l’intérêt de l’enfant »

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]