Aleteia logoAleteia logo
Aleteia
Mardi 24 novembre |
Saints Martyrs du Vietnam
home iconCulture
line break icon

Un chef-d'œuvre du meilleur élève de Léonard de Vinci en vente

Luini , Vierge à l'Enfant avec saint Georges et un ange musicien

© Aguttes/Drouot

Caroline Becker - Publié le 05/11/19

À l’occasion des célébrations du 500e anniversaire de la mort de Léonard de Vinci, la maison de ventes Aguttes proposera aux enchères une œuvre majeure de l’élève principal du génie italien, Bernardino Luini. Cette huile sur panneau, représentant la Vierge à l’Enfant avec saint Georges et un ange musicien, sera présentée le 14 novembre à Drouot.

Moins connu que son maître Léonard de Vinci, Bernardino Luini était pourtant, au XVIe siècle, le peintre milanais le plus célèbre de son temps. Parmi la quantité incroyable d’œuvres réalisées au cours de sa vie, preuves de sa popularité, la Vierge à l’Enfant avec saint Georges et un ange musicien fait partie de ses productions les plus incroyables et dont l’influence de Léonard de Vinci est manifeste. Présenté aux enchères le 14 novembre prochain par la maison de vente Aguttes, on imagine que les amateurs de Léonard seront nombreux à assister à cette vente rare et exceptionnelle.

Saint Georges et le dragon : un thème revisité

Puisant dans la célèbre Légende dorée de Jacques de Voragine, qui a forgé depuis le Moyen Âge un grand nombre de traditions chrétiennes, Bernardino Luini reprend le thème connu de saint Georges terrassant le dragon. Mais ici, pas de violente bataille comme le veut l’iconographie traditionnelle. Dans le tableau de Luini, le dragon est déjà mort et la tête gisante est présentée au Christ enfant. En échange, ce dernier lui offre la palme divine de la victoire en signe d’acceptation. La scène symbolise la résolution du combat entre le saint et le dragon, le triomphe du Bien sur le Mal, clé de la foi chrétienne.

Luini , Vierge à l'Enfant avec saint Georges et un ange musicien
© Aguttes/Drouot
Bernardino Luini, Vierge à l'Enfant avec saint Georges et un ange musicien.

De l’influence directe de Léonard de Vinci, on retrouve la ville imaginaire en arrière plan, les montagnes et le ciel bleu. Le visage délicat de la Vierge, qui entoure de son bras avec douceur et protection son Fils, rappelle incontestablement les figures féminines et délicates du maître. Enfin, le jeu d’ombre et de lumière, le célèbre sfumato, est sans équivoque, bien que son traitement ne surpasse pas celui du maître. La réputation de Luini était telle qu’il existe trois copies de ce tableau. L’une, du XVIe siècle, est conservée dans l’église paroissiale de Masnago près de Varese. Une autre, en mains privées, fut vendue en 1988 à Monaco, tandis que la dernière se trouve au musée d’art de Bucarest.


Exposition Léonard de Vinci au Louvre

Lire aussi :
Leonard de Vinci : quel message lié à la transcendance a-t-il laissé ?

Si sa figure et sa vie sont si peu connues, l’oubli dont il fut l’objet est dû à un erreur commise par Georgio Vasari, célèbre biographe de peintres, qui l’appelait « Di Lupino » dans ses Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes. Au XIXe siècle, son œuvre est finalement redécouverte et il est alors surnommé le « Raphaël de Lombardie ». Par la suite, nombre de ses œuvres sont attribuées à Léonard de Vinci avant que justice ne lui soit rendue grâce aux recherches menées en Histoire de l’art. Mais c’est surtout la vente spectaculaire en 2017 du Salvator Mundi, adjugé plus de 450 millions de dollars, qui replace Bernardino Luini sous le feu des projecteurs, puisque l’œuvre, aujourd’hui la plus chère du monde, lui était initialement attribuée. 

À lire aussi : 500 ans après, les œuvres de Léonard de Vinci fascinent toujours
Tags:
léonard de vincipeintureventes
Soutenez Aleteia !
A travers le monde, vous êtes des millions à lire Aleteia, pour y trouver quelque chose d'unique : une vision du monde et de votre vie inspirée par l’Évangile. On prétend qu'il est de plus en plus difficile de transmettre les valeurs chrétiennes aux jeunes d'aujourd'hui.
Et pourtant, savez-vous que plus de la moitié des lecteurs d'Aleteia sont des jeunes de 18 à 35 ans ? C'est pourquoi il est si important que Aleteia demeure un service quotidien, gratuit et accessible à tous. Cependant, un journalisme de qualité a un coût que la publicité est loin de couvrir. Alors, pour qu'Aleteia puisse continuer à transmettre les valeurs chrétiennes au cœur de l'univers digital, votre soutien financier demeure indispensable.
*avec déduction fiscale
Le coin prière
La fête du jour






Top 10
Mathilde de Robien
« S’il te plaît Marie » : une grande suppliqu...
Sanctuaire Notre-Dame de Montligeon
Agnès Pinard Legry
Cas de Covid-19 au sanctuaire de Montligeon :...
Baptême à domicile chez Antoinette Faure
Timothée Dhellemmes
Confinée, Antoinette, 90 ans, a reçu le baptê...
Solenn Varennes
Créations originales et grands classiques, no...
christ en majesté
Fr. Jean-Thomas de Beauregard, op
Le Christ-Roi, ou comment servir un roi qui s...
La rédaction d'Aleteia
Célébrer le dimanche 22 novembre à la maison
La rédaction d'Aleteia
L'ultime enregistrement de Michael Lonsdale s...
Afficher La Suite
Newsletter
Recevez Aleteia chaque jour. Abonnez-vous gratuitement