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Pourquoi le succès du film « Au nom de la terre » est-il si surprenant ?

au nom de la terre
Diaphana Distribution
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Cinq semaines après sa sortie au cinéma le 25 septembre, « Au nom de la terre » attire toujours son public. Le réalisateur Édouard Bergeon y raconte la fin tragique de son père exploitant agricole et éleveur. Si Paris l’a snobé, les régions en redemandent.

Guillaume Canet en est la tête d’affiche et s’est montré très convaincant dans le rôle du père. Mais ce n’est pas assez pour expliquer le succès vraiment inattendu du film Au nom de la terre. Inspirée de faits réels, l’histoire évoque une réalité trop souvent écartée, ou en tout cas balayée d’un revers de manche, par les médias : le suicide chez les agriculteurs. Les chiffres de la Mutualité sociale agricole (MSA) évoquent plus de deux suicides par jour cet été.

Un succès inattendu dans les campagnes

D’autres chiffres, plus heureux, démontrent l’engouement du milieu rural pour ce film. Sur les 1,387 million spectateurs, seulement 100.000 font partie du public parisien intra-muros. Et ce n’est pas fini. Pour sa cinquième semaine d’exploitation, 113 salles supplémentaires proposent le film ; essentiellement des cinémas de campagne. Parmi eux, jamais un film n’avait eu autant de succès depuis la sortie de Titanic ou Bienvenue chez les Ch’tis. Et les spectateurs sont loin d’être des habitués du grand écran, car ce sont souvent des agriculteurs à la retraite qui n’y mettent en général jamais les pieds. Parfois, ils viennent pour voir leur vie, ou celles de proches, racontée au cinéma.

Lire aussi : « Au nom de la terre », un hommage au dur quotidien de ceux qui nous nourrissent

C’est justement cela qui est rare. D’habitude Paris et les grandes villes donnent le ton. Autant dire le décalage entre l’intérêt de la capitale et celui du reste de la France. La méconnaissance du milieu agricole des uns semble aussi peser dans les chiffres. Le député LREM Jean-Baptiste Moreau, également exploitant agricole, a confié à Libération : « J’ai vu qu’il marchait bien. Ça serait bien qu’il marche aussi en ville, là où on a le plus besoin de se rendre compte de la réalité du monde agricole. » L’élu de la Creuse a d’ailleurs vu le film à l’occasion d’une projection organisée à l’Assemblée nationale. Pour lui, le film « est très très bon, très fidèle à la réalité » et « explique très bien le mécanisme de surendettement dans lequel se retrouvent plongés de nombreux agriculteurs », « qui pousse à augmenter la production sans penser à la rentabilité. » « C’est la première fois que je vois ça aussi bien décrit au cinéma. » De quoi convaincre ceux qui n’y sont pas encore allés, et, dans un autre temps, inspirer les producteurs et réalisateurs à sortir un peu du champ des comédies souvent éloignées de la réalité.

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