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Le synode sur l’Amazonie, laboratoire missionnaire ?

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Regarder les peuples indigènes avec des yeux de « disciples missionnaires » : telle est l’exhortation du pape François adressée aux Pères synodaux pour vivre le synode sur l’Amazonie. Bien au-delà de cette région, cet événement bouscule les codes missionnaires et délivre de nouvelles clefs pour annoncer le Christ.

« Quelle différence y a-t-il entre avoir des plumes sur la tête et la barrette utilisée par certains responsables de nos dicastères ? », s’était interrogé le Pape en début de synode. Indigné par les réactions de certains à propos d’un Amazonien portant sa coiffe traditionnelle, le pontife argentin avait fustigé des « paroles offensantes ».  À rebours de cette attitude pleine de sarcasmes, il faut s’approcher des peuples autochtones sur « la pointe des pieds », en respectant leurs cultures, leurs styles de vie et leur « sagesse » » avait-il souligné.

La mission  n’est pas une domestication des peuples

C’est en effet avec des « yeux de disciples missionnaires » et un « cœur pastoral » qu’il faut regarder ces communautés, avait encore demandé avec douceur le pape argentin. Et certainement pas avec la tentation du « centralisme homogénéisant » qui étouffe « l’authenticité ». En voulant « domestiquer » ces populations, l’Église les sous-estime. Selon le successeur de Pierre, une telle approche de la mission ne peut que se solder par un échec ! Valable pour la région amazonienne, nul doute que ce conseil s’applique aux nombreux territoires de mission.

Lire aussi : Le pape François demande de prier pour le synode pour l’Amazonie

Cette insistance du pontife à s’approcher de l’autre comme « d’une terre sacrée » — selon les mots d’Evangelii Gaudium — résonne de manière particulière en ce mois missionnaire extraordinaire. « On ne part pas en mission simplement pour parler de Jésus, mais aussi pour rencontrer gratuitement l’autre », confiait le père Frédéric Fornos, en charge de la direction du Réseau mondial de prière du pape. « La mission suppose encore de se mettre à « l’écoute » de la vie de l’autre », avait encore souligné le jésuite.

Cet appel vigoureux du pape François à s’approcher de l’autre avec délicatesse a également été relayé par bon nombre de voix au sein du synode pour l’Amazonie. Ancien vicaire apostolique de Puerto Ayacucho au Venezuela, Mgr José Angel Divassón Cilveti a ainsi témoigné des changements d’approches missionnaires qu’il a pu constater au sein de sa communauté salésienne au fil des ans. « À partir de Vatican II, nous avons changé notre manière de travailler en tenant compte du fait que ces peuples étaient maîtres de leur destin »,  a-t-il expliqué. « Il s’agit de leur apporter le Christ oui, mais à partir de ce qu’ils sont ! »

L’inculturation au cœur d’une nouvelle approche missionnaire

L’expérience du synode sur l’Amazonie invite donc à considérer la dimension de l’inculturation comme le cœur battant d’une nouvelle approche missionnaire. Telle une « semence », l’Évangile tombe dans une terre et embrasse à cette occasion ses « caractéristiques », a assuré le chef de l’Église catholique en rencontrant un groupe d’indigènes amazoniens. Certains Pères synodaux ont à ce titre proposé la création d’un « rite amazonien ». Pour les Européens, cette proposition invite à penser une « inculturation » de l’Évangile dans notre monde sécularisé actuel. De la même manière que la Parole de Dieu doit infuser la réalité amazonienne, elle doit imprégner le cœur de nos contemporains en épousant leurs environnements.

Lire aussi : Amazonie : la première évangélisation commença avec les « réductions » jésuites

En ce sens, le synode sur l’Amazonie peut s’apparenter à un « laboratoire permanent de synodalité missionnaire », selon les mots de certains Pères synodaux. S’il permet une réflexion dans une zone géographique donnée, c’est l’universalité de toute l’Église qui est « questionnée », a ainsi assuré Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation. En effet, « aucune culture ne peut penser épuiser à elle seule le Mystère que nous contemplons ». Chacun des peuples peut ainsi révéler des éléments alimentant la grandeur de la foi. Des paroles prophétiques qui ne manqueront pas de parvenir aux oreilles des missionnaires à travers le monde pour que les différentes cultures viennent nourrir la compréhension de la Révélation et du Christ !

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