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Après le vote de l’Assemblée, quelle suite pour le projet de loi bioéthique ?

PALAIS BOURBON
Assemblée nationale | Kiev.Victor - Shutterstock
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Après 80 heures de débats, les députés ont voté mardi en première lecture le projet de loi bioéthique qui ouvre, notamment, la PMA à toutes les femmes. Pour protester contre cette décision, plusieurs antennes régionales du collectif « Marchons enfants » ont appelé à manifester devant les préfectures. Le projet de loi doit désormais être examiné par le Sénat.

Les députés ont voté en première lecture mardi le texte de loi bioéthique qui ouvre la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes seules introduisant ainsi une nouvelle forme de filiation. Il prévoit également une réforme de l’accès aux origines, autorise l’autoconservation des gamètes ou bien encore assouplit la recherche sur les cellules souches embryonnaires.

La liberté de vote était de mise pour l’ensemble des groupes parlementaires. Le texte a été largement adopté par 359 voix contre 114 et 72 abstentions, sous des applaudissements de la majorité. Le texte a eu le soutien de 250 élus LREM mais huit ont voté contre (Patrice Anato, Anne Blanc, Aude Bono-Vandorme, Blandine Brocard, Yves Daniel, Typhanie Degois, Frédéric Descrozaille, François Jolivet) et 25 se sont abstenus.

Au MoDem, 28 élus ont voté pour, trois contre (Jean-Louis Bourlanges, Max Mathiasin et Jimmy Pahunet) et 12 se sont abstenus. Chez Les Républicains un quart des députés à voté en faveur du texte ou s’est abstenu. Au PS, deux députés ont voté contre, Dominique Potier (Meurthe-et-Moselle)et Jérôme Lambert (Charente), trois autres se sont abstenus. La moitié du groupe UDI Agir a voté pour le texte ou s’est abstenu. 13 d’entre eux ont voté contre (Thierry Benoit, Guy Bricout, Pascal Brindeau, Stéphane Demilly, Meyer Habib, Laure de La Raudière, Jean-Christophe Lagarde, Pierre Morel-À-L’Huissier, Christophe Naegelen, Nicole Sanquer, Joachim Son-Forget, André Villiers et Michel Zumkeller). Parmi les non-inscrits, Louis Aliot, Sébastien Chenu, Nicolas Dupont-Aignan, José Evrard, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Marie-France Lorho, Emmanuelle Ménard et Agnès Thill ont voté contre.

Pour dénoncer l’adoption du projet de loi, plusieurs antennes régionales du collectif « Marchons enfants ! » ont appelé à manifester devant les préfectures :

Après la mobilisation du 6 octobre, le collectif « Marchons enfants ! » avait déjà annoncé de nouvelles dates pour protester contre le projet de loi : le 1er décembre, le 19 janvier, le 8 mars, le 17 mai et le 14 juin. Lors d’une conférence de presse mardi, le collectif en a précisé les contours. « La mobilisation va monter en puissance au cours des prochaines semaines », ont affirmé les responsables des différentes associations membres du collectif. « Tout d’abord au niveau local, avec un week-end de mobilisation les 30 novembre et 1er décembre où des piquets de mobilisation seront installés partout en France. Et si l’exécutif continue à avancer en poursuivant sur le mépris, en passant en force et en jouant au jusqu’au-boutiste, les associations et la société civile exprimeront une nouvelle fois leurs inquiétudes sur le projet lors d’une mobilisation nationale à Paris le 19 janvier ». En fonction de l’attitude du gouvernement, la mobilisation pourrait alors être particulièrement forte, espèrent-t-ils.

Concernant la suite législative, après le vote de l’Assemblée le texte devrait arriver en janvier au Sénat. Membre du collectif « Marchons enfants ! », Alliance VITA appelle la haute Assemblée à la plus grande vigilance pour faire barrage aux trois graves injustices de ce texte : l’instauration d’un droit à l’enfant sans père, l’intensification de la sélection prénatale et l’instrumentalisation croissante de l’embryon humain ». « Notre mobilisation s’oriente dès aujourd’hui vers les sénateurs pour qu’ils rééquilibrent ce texte, en soutenant une bioéthique qui concilie écologie humaine, respect de l’intérêt supérieur de l’enfant et recherche médicale responsable », a affirmé de son côté Tugdual Derville, le délégué général d’Alliance VITA. « Nous prendrons par ailleurs ces prochains jours des initiatives de rébellion citoyenne pour alerter l’opinion publique et inciter les décideurs à la protection durable de l’humanité ».

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