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« Abbé mousse papa », quand la mission a le parfum du houblon

amis qui trinquent
G-Stock Studio - Shutterstock
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Lancées il y a six ans, les soirées « Abbé mousse papa » permettent à des pères de famille de se retrouver pour un moment convivial autour de la paroisse. Un projet qui semble avoir de plus en plus d’adeptes.

« La bière est la preuve que Dieu nous aime et veut que nous soyons heureux », aurait dit Benjamin Franklin. Citation ou invention ? Au final, peu importe. Cette phrase témoigne avec humour que la nature humaine est au cœur des préoccupations du Créateur. En témoignent les soirées « Abbé mousse papa », organisées dans plusieurs paroisses de France. L’objectif ? Rassembler pour un temps amical autour d’une bière des pères proches ou non de leur paroisse.

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À Toulouse, ces soirées ont lieu une fois par mois le vendredi soir et rassemblent entre 30 et 40 papas. Elles sont nées au printemps 2019, après un pèlerinage de pères de familles. Les hommes sont invités à participer à la messe paroissiale à 18h30 avant d’enchaîner avec une bière au bistrot d’à côté, le bien nommé « Le Confessionnal ». Ici, l’ambiance prête à la fraternité, aux confidences et au partage. « C’est la fin de la semaine donc c’est le bon moment pour un afterwork. En plus, l’happy hour commence à 19h ! », explique à Aleteia l’abbé Simon d’Artigue, curé de la cathédrale Saint-Étienne. « Durant la messe, je tourne l’homélie vers eux, puis nous nous retrouvons au café où ils restent une demi-heure, maximum trois quarts d’heure. Pour eux c’est important de rentrer tôt à la maison car ils veulent privilégier la vie de famille, et en même temps, leurs femmes sont contentes de savoir qu’ils sont en compagnie du curé le vendredi soir ! », poursuit-il, un brin amusé.

« Le Seigneur se sert de ce réseau de relations »

« À la messe, il y a souvent plus de femmes que d’hommes, et pourtant on se rend compte que c’est bon pour eux aussi. C’est une façon de les pousser à venir à la messe. La formule messe et bière permet aussi d’inviter des amis qui sont loin de la foi », avance-t-il. « Les plus pratiquants motivent les moins pratiquants. Il y a quelque chose qui est de l’ordre de l’exemplarité et je vois une fraternité qui est saine », confie le prêtre. Au-delà du moment convivial et des échanges de qualité, il voit dans ces rencontres une réelle dynamique missionnaire. « Trois ou quatre parmi eux ne sont pas baptisés du tout. C’est un beau chemin pour eux de prendre ce temps ». Il pense à ce père de famille non baptisé qui lui livrait qu’il réfléchissait au baptême. « Il n’a pas de potes cathos, mais à travers cette proposition et ce réseau, il entretient des amitiés qui pourront l’aider à mûrir. Le Seigneur se sert de ce réseau de relations ».

© Paroisse cathédrale de Toulouse

À l’origine, ces soirées ont été lancées à Paris par l’abbé Simon Chouanard, alors vicaire à Saint-Ferdinand des Ternes (XVIIe). « C’était en 2013, au moment des débats sur la famille. Les papas ont réalisé que s’ils voulaient élargir la réflexion, il fallait qu’ils se connaissent mieux. Il y a eu un besoin d’échanger de manière assez gratuite et conviviale entre eux », explique à Aleteia Damien Dubois, 37 ans, chargé de l’organisation des soirées de Saint-Ferdinand. Là-bas, à raison de quatre ou cinq par année, les rencontres ont lieu entre 21h et 23h dans l’une des salles du patronage. Parmi les habitués, des paroissiens mais aussi des gens qui travaillent dans le quartier. « Cela permet de mélanger ceux qui viennent à la messe en semaine parce qu’ils travaillent dans le coin, et les habitants du quartier, davantage présents le week-end. Il y a toujours un prêtre ou un vicaire qui passe. Cela leur permet d’être approchés par des papas qu’ils ne voient pas souvent ».

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Ici, ni Heineken ni Grimbergen, mais une bière artisanale et francilienne, produite près de Provins (Seine-et-Marne) qui se décline en blonde, en brune et en ambrée. Cerise sur le gâteau : c’est la paroisse qui paye la tournée. « L’objectif n’est pas de faire une dégustation, même si nous sommes heureux d’avoir un produit agréable à consommer, mais de nous découvrir, de faire connaissance ». La proposition n’a pas une vocation directement spirituelle, insiste-t-il. « Les temps de prière, nous en avons autant que nous voulons : l’idée, ici, c’est de parler avec d’autres pères que nous ne faisons que croiser à la sortie de la messe ou en déposant nos enfants le matin. C’est vraiment un temps de gratuité et de convivialité pour apprendre à se connaître, un peu comme au café du coin où on peut parler de tout et de rien. Cela nous soude. La bière sert à délier un peu les langues et participe à la convivialité. C’est aussi l’occasion de repérer les nouveaux. Et quand après nous avons des temps de partage, les gens sont moins sur la réserve », note ce père de quatre enfants. Un modèle qui fait des émules puisqu’il a été repris par d’autres paroisses à Meyzieu (Rhône), Melun (Seine-et-Marne), Saint-Christophe de Javel (Paris XVe) ou encore Asnières (Hauts-de-Seine). La preuve que cela fonctionne.

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