Recevez la newsletter d'Aleteia chaque jour!
Chaque jour, du beau, du bon et du vrai avec la newsletter d'Aleteia!
Je m'abonne gratuitement!

Vous ne souhaitez pas faire de don ?

Voici cinq façons d'aider Aleteia:

  1. Prier pour notre équipe et le succès de notre mission
  2. Parler d'Aleteia dans votre paroisse
  3. Partager les articles d'Aleteia avec vos amis et votre famille
  4. Désactiver votre bloqueur de pub quand vous êtes sur Aleteia
  5. S'abonner à notre newsletter gratuite et la lire tous les jours

Je vous remercie!
L'équipe d'Aleteia

 

Souscrire

Aleteia

La Vierge, une femme aux multiples visages

Le couronnement de la Vierge
© Galerie Sarti
Simone dei Crocifissi, le couronnement de la Vierge, vers 1395.
Partager

Dans une belle exposition centrée sur la figure de la Vierge, la galerie Sarti à Paris dévoile une trentaine de Madones de la peinture italienne. L’occasion de découvrir comment les peintres ont représenté, au fil des siècles, l’image éternelle de la Vierge à l’Enfant.

Du latin mea domina (« Ma Dame »), le terme « Madone » exprime une forme particulière d’hommage et de respect. Il a été emprunté au langage des troubadours français qui désignaient, dès le XIIe siècle, la plus désirable dame de la Cour. Et qui d’autres que la Vierge Marie mérite une telle dénomination, elle qui représente la femme éternelle par excellence ?

À travers une trentaine de Madones réalisées sur deux siècles (1350 à 1530), la galerie Sarti, à Paris, propose de découvrir l’évolution des représentations de la Vierge mais aussi tous les aspects qui font d’elle une femme multiple, à la fois mère de Dieu et maman comme les autres. L’exposition débute naturellement par Giotto et l’influence considérable qu’il a eu sur ses contemporains. Les Vierges, encore quelques peu hiératiques, cultivent la tradition giottesque avec les fonds dorés et les influences byzantines. Marie est encore représentée en majesté, soulignant ainsi davantage la « mère de Dieu » que la femme.

Lire aussi : La Vierge Marie, « une jeune femme normale »

À la suite de Giotto, les peintres s’attachent bientôt à montrer les sentiments de tendresse qui lient la mère à l’Enfant. Marie regarde son enfant jouer, sans toutefois se départir de son expression de tristesse car elle connaît son destin tragique. Mais de manière plus naturelle, comme une femme du peuple, elle est désormais assise sur un coussin et allaite son Fils. Avec plus de liberté, les peintres vont ainsi la montrer sous les aspects d’une mère et d’une épouse « normale » On la représente lors de son mariage, en train d’allaiter ou lors de son décès.

Mais pour ne pas rompre totalement avec cette communication essentielle entre les deux mondes, celui du divin et de l’humain, les artistes ont parfois eu recours à quelques subtilisés symboliques. C’est le cas pour deux Madones de l’exposition représentées avec une fenêtre, lien direct avec le Ciel. Celle-ci rappelle que la Vierge est l’élue de Dieu. Enfin, Marie ne serait pas complète si l’on n’évoquait pas son rôle universel. Mère de Dieu oui, mais aussi mère de tous les Hommes. Son affection et son rôle protecteur s’étendent à tous ceux qui font appel à elle. La Madone protectrice, qui abrite sous son manteau les pénitents, rappelle qu’elle est la femme universelle et éternelle.

Pour découvrir une sélection des Madones exposées à la galerie Sarti, cliquez sur le diaporama : 

Pratique : La Madone, femme éternelle, Galerie Sarti à Paris, jusqu’au 20 décembre 2019.

Aleteia vous offre cet espace pour commenter ses articles. Cet espace doit toujours demeurer en cohérence avec les valeurs d’Aleteia. Notre témoignage de chrétiens portera d’autant mieux que notre expression sera empreinte de bienveillance et de charité.
[Voir la Charte des commentaires]