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Pour qui sommes-nous missionnaires ?

VOLUNTEERS
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Le pape François a fait du mois d’octobre de cette année un mois extraordinaire de la mission. Avant de se lancer dans l’annonce de Jésus-Christ, demandons-nous pour qui nous sommes missionnaires. Le disciple du Christ n’est pas seulement envoyé en mission pour ses frères. Il l’est également pour Dieu et, de façon plus surprenante, pour… lui-même !

Si Dieu est le premier agent de la mission, et si celle-ci est son affaire avant d’être la nôtre, il n’est pas interdit cependant de nous demander pour qui nous sommes envoyés. À première vue, il semble que ce soit pour nos frères humains. C’est à eux que Dieu nous envoie, de la même manière que le Père a envoyé son Fils dans le monde afin de Lui ramener les hommes qui s’étaient détournés de Lui. Le disciple poursuit le travail de Jésus en direction de ses semblables.

« La mission n’est pas une simple campagne d’information »

Non seulement le missionnaire estime que les hommes ont le droit de connaître Jésus-Christ, mais surtout il est certain que de cette rencontre avec le Fils dépendent leur salut et leur participation à la vie divine. Car la mission n’est pas une simple campagne d’information : son objectif principal consiste à amener les hommes à faire l’expérience de la vie éternelle, c’est-à-dire à aimer leurs frères et Dieu comme le Fils les a aimés et a honoré son Père. Le missionnaire est au service de ses semblables. Il tente de leur partager cet amour qui l’a saisi lui-même, non pas en étalant trop complaisamment son témoignage, mais plutôt en désignant la source d’où cet Amour s’écoule : le Cœur transpercé du Christ.

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Missionnaires pour Dieu

Est-ce tout ? Les hommes sont-ils la seule raison de la mission ? Mais que faisons-nous alors du modèle du Christ dont le disciple doit s’inspirer, et sur lequel il greffe son travail d’évangélisation ? « Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie » dit le Ressuscité aux Onze, le soir de Pâques (Jn 20, 21). Car le Fils est venu également dans le monde afin que la Création, qui s’était éloignée de Lui, retourne à son Père. Il est aussi parti en mission auprès de nous pour Dieu !

À son exemple, notre labeur d’évangélisation a pour but de réjouir le Cœur de Jésus. Ce Cœur attend en effet que les nôtres l’aiment en retour parce que le véritable amour ne reste pas indifférent aux sentiments de la personne aimée. La mission essaye également de susciter chez les hommes un sentiment filial envers Dieu qui, tel le père du fils prodigue, guette fébrilement le retour de Ses enfants dispersés. Les hommes partent en mission dans le but de réaliser la volonté de Dieu parce que ce dernier n’est pas impassible. Lui aussi est le bénéficiaire de la mission, même s’Il l’est d’une façon différente de la nôtre.

Missionnaires pour nous-mêmes

Après les hommes et Dieu, il semblerait que nous ayons fait le tour des bénéficiaires de la mission. C’est oublier que ce mouvement qui nous fait sortir de nous-mêmes pour annoncer ad extra la Source divine de l’Amour et de la joie, nous impacte à notre tour ! En un sens, nous sommes les premiers concernés par ce mouvement qui a le Dieu pour initiateur et terme. Nous bénéficions de la mission autant que ceux auxquels nous annonçons Jésus-Christ ! Au fond, c’est assez logique : de même que l’amoureux ressent le besoin d’extérioriser sa joie, et que celle-ci s’accroît d’être exprimée (à l’aimée ou à un tiers), de même l’annonce de Jésus-Christ fortifie notre amour pour lui.

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Le don (la mission est un don, dont le motif principal est l’amour) décuple la joie de l’annonciateur. Il ne s’agit pas là seulement d’un mécanisme psychologique. Comme Dieu se réjouit des fruits de la mission (Il en est un des destinataires : nous l’avons vu plus haut), Il fait retomber sur celui qui L’annonce une pluie de grâce. Si bien que le missionnaire est le premier bénéficiaire de la joie qu’il est parti partager à ses frères !

De plus, il arrive très souvent que le destinataire de l’annonce devienne lui-même l’évangélisateur de celui qui l’entretient des merveilles du Salut ! Dieu agit dans tous les cœurs. Le missionnaire est souvent décontenancé en constatant qu’Il l’a devancé chez son interlocuteur, même si ce dernier n’a pas su mettre de mots sur l’expérience qu’il vit. Cette découverte fortifie l’humilité du missionnaire, qui découvre à cette occasion qu’il n’est pas propriétaire de la mission. La découverte de Jésus-Christ le concerne lui aussi. Celui-ci est plus grand que les pauvres discours par lesquels il essaye de le traduire et de l’annoncer.

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