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Bioéthique : le pari d’une résistance sociale au « Meilleur des mondes »

© Michel Pourny
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Le mouvement du 6 octobre s’oppose avant tout à l’avènement d’une société dominée par une technicisation particulièrement déshumanisante. La prise de conscience du lien entre les dérives bioéthiques et la démesure du productivisme marchand pourrait élargir la base populaire du mouvement.

Le succès de la manifestation « Marchons Enfants » du 6 octobre montre qu’il existe une base de mobilisation solide et nombreuse pour résister au « Meilleur des mondes » promis par l’industrie biotechnologique. Dans son discours de clôture, Franck Meyer a cité l’auteur du Meilleur des mondes, Aldous Huxley, qui appelait de ses vœux, en 1946, « un grand mouvement populaire à grande échelle » contre les projets démiurgiques. À cet égard, le rassemblement Marchons Enfants constitue une étape.

Face à une contre-civilisation techno-marchande

Ce dimanche 6 octobre, il a beaucoup été question, parmi les manifestants et les orateurs, de marchandisation de l’humain, du corps et de la vie humaine. Cela traduit une prise conscience d’un aspect majeur de notre histoire contemporaine : les évolutions dites « sociétales » constituent un outil d’hégémonie du turbo-capitalisme postmoderne. S’il doit y avoir un adversaire dans cette affaire, ce n’est pas le « lobby LGBT », ce ne sont pas les « minorités sexuelles », ce sont les puissances qui s’attachent à l’avènement d’une civilisation techno-marchande universelle, ou plutôt une contre-civilisation purement matérialiste qui prend progressivement le contrôle de la totalité, ou presque, des réalités humaines pour les travestir en réalités marchandes.

Lire aussi : Bioéthique : quelles sont les prochaines dates de manifestation ?

Ce matérialisme repose sur une déification de la Technique et de la croissance — une promesse en quelque sorte messianique — qui conduit à l’extension permanente du domaine du Marché. Pour servir le « dieu croissance », nous sommes engagés dans une technicisation particulièrement déshumanisante et un productivisme effréné qui saccage la nature et l’homme, qui provoque des fracturations anthropologiques, écologiques, sociales et culturelles ; et qui atteignent l’âme humaine.

La cohérence unitaire d’une vision globale

Présents dans le collectif Marchons Enfants, les Poissons roses, mouvement de chrétiens engagés à gauche, ont insisté sur la globalité du combat : « Une majorité des Français fait le lien entre les dérèglements écologiques et les fractures sociales.  Les dérives bioéthiques procèdent des mêmes démesures techniques et marchandes. Créer un arc majoritaire nécessite de les rejoindre et d’entrer dans une cohérence des combats. » Cette notion « d’arc majoritaire » dans le cadre d’une « cohérence des combats » est essentielle. Si vraiment la mobilisation contre le projet de loi de bioéthique constitue le point de départ vers la constitution progressive d’un « grand mouvement populaire à grande échelle », cela nécessite cette cohérence, cette vision globale.

Une question avant tout sociale

C’est en effet à cette condition que la mobilisation saura élargir sa base sociologique. À cet égard, nul ne doit oublier que la crise des Gilets jaunes — cette forme de révolte de la France laborieuse des profondeurs — repose sur des ressorts proches : la civilisation globale techno-marchande ne porte pas seulement une forme de darwinisme transhumaniste ; mais aussi un darwinisme social, qui entend mettre au rebut des personnes et des terroirs réputés inadaptés au « nouveau monde ». La question sociale est donc également au cœur de cette affaire… Il n’y aura pas de « grand mouvement populaire à grande échelle » si la question sociale n’est pas saisie vigoureusement, à la fois dans une dimension de résistance aux prédations économiques et financières, et dans une dimension de reconstruction du lien social dans des communautés solidaires.

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