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Pendant la loi de bioéthique, quel rôle pour le chrétien ?

PALAIS BOURBON
Assemblée nationale | Kiev.Victor - Shutterstock
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Alors que le projet de loi bioéthique est actuellement en discussion à l’Assemblé nationale, bon nombre de chrétiens ne savent pas comment exprimer leur peine, leur désaccord voire leur révolte face à des dispositions qui les choquent. Une situation extrême qui ne doit pas faire oublier l’essentiel, le cœur du message chrétien. Et qui nous invite à repenser la place de chacun dans l’Église et dans la société.

Le projet de loi bioéthique interroge sur les rôles respectifs du temporel et du spirituel. L’action publique, qui édicte des règles donc qui défend une morale, est indissociable du fait religieux. Pour Mathilde, qui a lancé avec Jean son mari une neuvaine pour la famille autour des enseignements de Jean Paul II à l’occasion de ces débats, ce rapport appelle à la prudence : « Peut-être qu’on ne devrait pas légiférer sur des choses comme ça. Est-ce qu’il est sain de légiférer sur tous ces sujets, qui sont moraux ? Est-ce le rôle de l’État d’apporter des solutions aux personnes qui souffrent et qui n’arrivent pas à avoir d’enfants ? L’Église a plus de légitimité que l’État pour s’exprimer sur ces sujets — qui en l’occurrence fait plus que s’exprimer car il légifère. »

Lire aussi : Faut-il aller manifester le 6 octobre ?

Ce cas précis nous montre que la « morale laïque » entre fréquemment en contradiction avec la morale chrétienne. Comment doivent alors réagir les chrétiens ? Cette question échappe à l’institution ecclésiastique, à l’autorité spirituelle du clergé, pour trouver sa réponse dans la conscience de chaque personne – une liberté de conscience qui peut sembler vertigineuse, mais qui est tout aussi sacrée que la vie elle-même. Si Mathilde et Jean ont choisi « de prier, d’informer et de faire réfléchir », d’autres chrétiens choisissent l’engagement politique ou militant. Le clergé, quant à lui « n’a pas le droit de promouvoir un type spécifique d’engagement comme la manifestation, ni d’ailleurs de manifester lui-même » selon un archevêque émérite. Une position de prudence, qui s’adapte à la mauvaise interprétation, très contemporaine, du principe de laïcité — tout en respectant profondément la liberté de conscience de tout chrétien.

La meilleure arme pour défendre la morale chrétienne

Pour Mathilde et Jean, l’essentiel est de se rappeler que « le message de l’Église est beau, que sur ces sujets comme sur tant d’autres, l’Église n’est pas rétrograde mais révolutionnaire ». Pour autant, il reste nécessaire de faire la part des choses : « L’Église est humaine, a ses défauts, est composée de gens qui sont pas cohérents. Ce qui est important c’est de revenir à la source, au message qui en lui-même est cohérent. » Prier pour la vie et les familles sur Hozana est donc le premier moyen de vivre et de défendre la morale chrétienne, quel que soit son état de vie et son engagement. « Notre but est de prier et d’aider à prier, d’éveiller les consciences, de faire découvrir les message de l’Église, la Lettre aux familles de Jean Paul II qui contient tout — et pas du tout d’être dans la polémique », assure Mathilde.

Lire aussi : Projet de loi bioéthique : l’urgence de réagir

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