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Joachim Son-Forget, l’opposant inattendu à la « PMA pour toutes »

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Joachim Son-Forget.
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Député des Français établis hors de France, Joachim Son-Forget, ancien militant PS devenu député LREM et désormais apparenté UDI, a pris la parole — et la plume — de manière inattendue pour s’opposer à l’élargissement de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.

Il renvoie souvent l’image d’un joyeux drille de la politique. Député des Français de l’étranger, Joachim Son-Forget a quitté La République en Marche en décembre 2018 après des propos inconvenants sur Twitter. Désormais apparenté UDI, ce docteur en médecine, Coréen de naissance et Français d’adoption, s’implique de manière inattendue dans les discussions et débats sur le projet de loi bioéthique.

Mardi 1er octobre, Joachim Son-Forget a ainsi dénoncé, entre humour prospectif et scénario réaliste, le business qu’il pourrait y avoir après l’élargissement de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules. « Je vous fiche mon ticket que dans vingt ans il y aura de la téléréalité française qui vous proposera, avec le monsieur Hanouna du futur, de trouver votre géniteur, et il y aura un business autour de ça. […] J’ai vu très peu de témoignages d’enfants issus de la PMA et issus de l’adoption pour dire “Non non, tout va bien sous le soleil, il n’y a pas de problème” ».

Également inattendue, sa tribune, « Voulons-nous réellement des enfants qui naissent sans savoir d’où ils viennent ? » publiée dans Valeurs actuelles dans laquelle il s’interroge sur les conséquences pour les enfants nés par PMA. Se questionnant sur la nature des victimes d’une telle loi, le député rappelle avec justesse que « comme l’a avoué l’air de rien la ministre de la Santé pendant le débat, l’enfant né d’un don a une chance supplémentaire de ne pas être malade ». Par conséquent, « dans une surenchère mondiale où la PMA deviendrait la norme, cela deviendra d’abord le privilège des plus riches et des plus puissants, puis des classes moyennes supérieures voulant les imiter, puis les Gilets Jaunes du moment demanderont aussi à pouvoir avoir des enfants parfaits. […] La petite loi française ne pourra rien faire pour s’opposer à de telles évolutions de la pratique, d’autant moins qu’elle aura mis le doigt dans l’engrenage, prise au piège des bons sentiments égalitaristes ». Il affirme ainsi que « demain la victime pourrait être l’enfant « naturel », regardé comme un être inférieur par les autres, et reprochant à ses parents de l’avoir fait naître avec un handicap dans la vie : celui de l’aléa, celui des tares qui n’auront pas été prévenues par ses parents »

Lire aussi : Projet de loi bioéthique : l’urgence de réagir

Témoignant de ce qu’il a lui-même vécu, le député avance que « ceux qui veulent un enfant, parce que j’y ai droit comme tout le monde, ne savent pas ce qu’est la souffrance d’un enfant qui cherche à qui il ressemble ». Né en Corée du sud de parents coréens et adopté français par un couple de Haute-Marne, « ma réalité génétique est un fait », assure-t-il. « La biologie est là en coexistence avec l’acquis, c’est ce qui nous laisse égaux, pauvres ou riches, et cette liberté n’est contrainte que par une réalité, celle de deux gamètes du sexe opposé pouvant donner naissance à un nouveau-né », écrit encore Joachim Son-Forget.

« Le hasard du processus d’édition génétique, sélectionné par des milliards d’années d’évolution, permet de retrouver une chance à chaque génération de faire mieux dans notre humilité charnelle ». « On se demande au passage pourquoi les facilités d’accès à l’adoption n’ont pas été d’abord discutées avant tout dans le débat parlementaire français », s’interroge enfin le député en conclusion. « À moins que les gènes comptent finalement plus qu’ils ne le disent à celles qui veulent des enfants toutes seules ou en couples de femmes ? »

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