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Le tic de langage à bannir absolument en famille

CONVERSATION
Fizkes - Shutterstock
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Le père Joël Pralong, supérieur du séminaire de Sion (Suisse) et auteur de "Aimer sa famille comme elle est" (Éditions des Béatitudes, décembre 2018), revient sur les bases d’une bonne communication au sein de la famille, et propose de bannir de son vocabulaire l’expression "cela va sans dire !".

« Cela va sans dire ! », pensons-nous souvent comme si tout était clair pour l’autre. Et voilà l’erreur : certes, cela va sans dire, mais le dire et le redire vaut mieux qu’un silence, ou qu’une moitié de phrase marmonnée dans sa barbe, source de malentendus et d’interprétations erronées. Et dans l’autre sens, faire redire quand on n’est pas sûr d’avoir bien entendu est bienvenu. Où en sommes-nous avec notre manière de communiquer en famille ? Le petit enfant, lorsque revient sa maman, crie et gesticule de bonheur, tandis que l’adolescent, planté sur son smartphone, se contente d’un petit signe de tête ! Notre communication souffre de carence, de « constipation verbale plus que de diarrhée verbale », cela dépend. On pense toujours « qu’il va de soi que… ». S’engager à bien communiquer est une marque d’estime, un art de la présence aux autres, au quotidien.

Humour, confiance en l’autre et humilité, les trois piliers d’une bonne communication

Saupoudrer la communication d’une bonne dose d’humour dédramatise les situations et aide à prendre de la hauteur. Savoir rire de soi-même et de ses frasques est un signe de bonne santé. L’humour décontracte l’intelligence et permet de relativiser les malentendus. De la même façon, détecter ses propres tendances à se croire indispensable, en pensant par exemple : « sans moi, rien ne va », permettra probablement de fluidifier les échanges. Certaines personnes agissent comme de véritables et détestables petits chefs, toujours en train de contrôler, de vouloir être au courant de tout, de faire des remarques à tout va, ce qui exaspère les proches. Apprendre à faire confiance, c’est le défi d’une bonne communication.

Acceptez qu’il y ait des lacunes dans la communication sans prêter à l’autre de mauvaises intentions, comme : « On me prend toujours pour la dernière roue du carrosse, je vois bien qu’à ses yeux je ne vaux rien et qu’elle s’en fiche de ce que je peux penser, etc. » Il arrive à tout le monde de se tromper, d’être fatigué ou dans la lune.

Prenez le temps d’exprimer ce que vous ressentez, sans accusation, ni sur un ton douteux : « J’ai l’impression que tu ne t’intéresses pas à moi…, peut-être que je me trompe, mais je le vis ainsi », ce qui va permettre au destinataire de reconsidérer paisiblement son propos et de préciser sa pensée. Mais ne le lui dites pas lorsqu’il (elle) regarde son émission préférée ou se trouve devant son ordinateur. Même en le redisant mille fois, il (elle) n’entendra pas. Et prononcez les choses distinctement et à intelligible voix, et non pas en marmonnant entre les dents parce que vous êtes énervé(e).

« Rivalisez d’estime réciproque » (Rm 12, 10) nous lance Paul ! Il vaut la peine de s’engager à estimer l’autre, et surtout à le lui dire ! N’attendons pas de se sentir bien avec l’autre pour l’estimer et l’apprécier, car les sentiments sont souvent trompeurs. Reconnaître, remercier, apprécier, dire s’il vous plaît… Les conflits naissent bien souvent de manques de reconnaissance.

Acceptez parfois le projet ou les idées des autres comme meilleurs que les vôtres ! Savoir de temps en temps sacrifier ses idées géniales (elles le sont toujours à nos yeux) au profit de celles des autres préserve l’unité. Une belle preuve d’amour-charité.

Comment atteindre la paix familiale ?

« Emportez-vous, mais ne commettez pas le péché : que le soleil ne se couche pas sur votre colère (Ep 4, 26). Voilà pourquoi il ne faut pas terminer sa journée sans faire la paix en famille. Et comment faire la paix ? Se mettre à genoux ? Non ! seulement un petit geste, une petite chose, et l’harmonie familiale revient. Une caresse suffit, sans rien dire. (…) Si nous devons lutter contre le mal, faisons-le, mais disons toujours non à la violence intérieure. » (Pape François, Amoris Laetitia, 104). Ne vous endormez jamais sur la colère, ce qui donnerait prise au diable. Discutez ou dites-vous au moins « bonne nuit. » Et pourquoi pas en proposant de réciter un Notre Père ensemble.

D’où l’importance du regard. Ces yeux révolver qui tuent, ou la tendresse qui valorise. « C’est ce qu’expriment certaines plaintes ou réclamations qu’on entend dans les familles : “Mon époux ne me regarde pas, il semble que je suis invisible pour lui. S’il te plaît, regarde-moi quand je te parle… Mon épouse ne me regarde plus, elle n’a d’yeux, désormais, que pour ses enfants… Dans ma maison je ne compte pour personne, ils ne me voient même pas, comme si je n’existais pas.” L’amour ouvre les yeux et permet de voir, au-delà de tout, combien vaut un être humain. » (Pape François)

EdB

Aimer sa famille comme elle est : quelques astuces, Joël Pralong, Éditions des Béatitudes, décembre 2018, 138 pages, 12 euros.

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