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Et si le rugby était catholique ?

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La France a débuté la Coupe du monde de rugby au Japon samedi 19 septembre 2019 au matin face à l'Argentine.
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Le monde du ballon « à deux bouts », comme le disait Jacques Perret, a les yeux rivés sur le Japon. La coupe du monde de rugby s’y déroule actuellement. Prochaine étape : la France, en 2023. Nous sommes nombreux à trouver ce sport tout à la fois beau, dur et difficile. Comme la vie. Mais quand on s’y penche avec un peu d’attention, force est de constater que rugby et esprit catholique font décidément bon ménage.

Admirable quand il est joué avec art, le rugby devient brutal si on le joue avec maladresse. Jouer un match complet ne réclame pas seulement une bonne condition physique mais aussi la maîtrise de soi et l’esprit d’équipe. Celui qui marque un essai n’est pas forcément le plus costaud mais bien souvent celui qui conclut une action collective. Comme dans la vie chrétienne, l’isolement et l’orgueil n’y ont donc aucune place. L’exercice des vertus telles que la persévérance, l’abnégation ou l’humilité y est magnifié. Mais elles ne sont pas spécifiques à ce sport, loin s’en faut et tant mieux. Par contre, on découvre dans le rugby trois lieux où, pour un catholique, Dieu se révèle : la Tradition, l’Écriture, le Magistère. En route pour une courte leçon de catéchisme en terre ovale…

« Le rugbyman serait-il un catholique qui s’ignore : un champion de la transmission ? »

Au rugby, LE péché mortel c’est la passe en avant. On ne peut avancer que si l’on passe le ballon en arrière. La passe en avant est à ce point interdite qu’elle est sanctionnée par un arrêt du jeu, une rupture qui casse la dynamique des équipes. Du coup, pour toute action, chaque joueur est invité à jeter un regard derrière lui afin de faire avancer toute l’équipe. Regarder en arrière, c’est se tourner vers le passé et assumer son héritage. Le but n’est pas d’y rester mais bel et bien d’avancer. On ne peut aller de l’avant que si l’on sait d’où on vient : je ne trouve pas de meilleure expression pour définir ce qu’est la tradition ! Le rugbyman serait-il un catholique qui s’ignore : un champion de la transmission ?

Pour bien jouer, il faut connaître les règles

Codifiées, écrites, elles permettent de dynamiser la partie et d’assurer la sécurité de tous. Mais pour jouer, voire pour apprécier le match depuis les tribunes, il faut aussi connaître les méthodes, les techniques et les subtilités du jeu. Le bon rugbyman doit donc bien posséder les fondamentaux. Avoir compris l’art de son sport préféré, lu les règles, les avoir écoutées et assimilées de l’intérieur. Elles donnent un souffle et de l’âme à son jeu. J’ai l’impression de parler de… la Bible ! Une parole extérieure, que je reçois, qui me chahute, me choque parfois mais dont les enseignements ne cessent d’enrichir ma réflexion et imprégner mes actions ! Les 10 commandements, les 8 béatitudes, les 4 évangiles, les deux testaments, les paraboles… tout cela a été écrit. Non pas pour figer des textes mais pour en vivre !

Maître du jeu, l’arbitre exerce un service inégalé

À ce stade (c’est le cas de le dire) les points communs sont nombreux. Arbitre d’un côté, Pape de l’autre. Gardien des règles pour le premier, gardien du Magistère pour le second. Tous deux partagent une redoutable mission qui les expose à la critique, les commentaires et les éloges (plus rares il est vrai). C’est là aussi que ma comparaison ne joue plus complètement. Si les décisions de l’arbitre sont respectées et irrévocables, il peut tout de même se tromper. Pas le Pape, infaillible lorsqu’il parle de foi ou de morale.

Reconnaissons-le, de ce point de vue, Benoît XVI est un sacré rugbyman ! Il n’a de cesse de dire qu’il faut revenir aux fondamentaux (la prière, le catéchisme, les sacrements…) et nous invite à regarder en arrière pour mieux aller de l’avant. L’histoire est faite de croissance et de progrès, de transmission continue, nous dit-il. Jamais de rupture. Les fans du ballon ovale y décèleront un bon « déroulé » pour une action d’équipe dont le Saint-Père pourrait même être le capitaine … puisqu’il a une vision stratégique ! Une dernière pour la route ? Elle nous vient de Jean-Pierre — ancien capitaine de l’équipe de France — qui disait : « Le rugby permet aux enfants de devenir des hommes, et aux hommes de rester des enfants. » Voilà une version revisitée du « si vous ne devenez pas comme des petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux » !

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