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Parents d’ado : « Que votre parole soit oui, si c’est oui, non, si c’est non »

TEENAGE DAUGHTER
Shutterstock
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Jésus pédopsy. Oser dire non à son enfant, les experts en parentalité ne disent pas le contraire. Cette phrase du Christ prononcée lors du « sermon sur la montagne » : « Que votre parole soit oui, si c’est oui, non, si c’est non » (Mt 5-37), peut être interprétée au pied de la lettre par des parents d’adolescents.

« Ton amour sans exigence m’étiole ; ton exigence sans amour me décourage ; ton amour exigeant me fait grandir », disait saint Jean Bosco. Entre laxisme et autoritarisme réside donc l’amour exigeant, qui sait poser un cadre et des limites à l’enfant, en vue de le faire grandir, et au risque de lui déplaire sur le moment. Nathalie de Boisgrollier, coach en parentalité et auteur de Élever son ado sans baisser les bras, entend parfois des parents avouer : « J’ai du mal à dire non car j’ai peur que mon enfant ne m’aime plus ». Une peur de déplaire, d’être rejeté, qui génère des situations où l’adulte ne sait plus dire non. C’est également le constat du pédopsychiatre Marcel Rufo, qui prend l’exemple de certains pères divorcés qui « deviennent de plus en plus des « papas Club Med », des sortes de copains de jeu qui font tout pour plaire à leur enfant », expliquait-t-il à Psychologie Magazine.

Lire aussi : « Il y a une différence entre prendre soin de son ado et le prendre en charge »

Et pourtant, dire non, oser s’opposer à son ado est un cadeau qu’on lui fait. « Poser un cadre et des limites, c’est risquer de lui déplaire sur le moment, mais c’est pour mieux répondre à ses besoins profonds », affirme Nathalie de Boisgrollier. Elle ne vante pas l’autoritarisme, mais « le besoin de l’enfant d’être cadré, de se voir posé des limites claires, ce qui le sécurise. » En ce sens, un acte d’autorité est un acte d’amour. Vouloir le bien de son enfant, quitte à l’imposer, c’est l’aimer. En revanche être indifférent à ce qui est bien pour lui est un acte de désamour. En outre, rester ferme sur sa position offre le modèle d’un adulte sûr de lui et responsable.

Accepter des réactions parfois violentes

Oui, un ado peut avoir une réaction violente lorsque vous lui interdisez quelque chose. Mais Nathalie de Boisgrollier invite à tenir bon. « La frustration est un apprentissage. Acceptez que votre enfant ait une réaction violente. Acceptez qu’il vous déteste pour votre refus. Ou plus exactement qu’il prétende vous détester sous le coup de la frustration. » C’est ce qu’il prétend mais ce n’est pas la réalité.

Choisir ses batailles

Un peu de réalisme oblige, il serait vain de se battre sur tout. « Plus votre fils ou votre fille grandira, moins vous pourrez lutter sur tous les fronts en même temps : le style vestimentaire, l’hygiène corporelle, les relations amicales, les horaires, la scolarité… Définissez donc ce qui est pour vous non négociable et sachez lâcher prise sur ce qui est secondaire », conseille la coach en parentalité.

Élever son ado sans baisser les bras, Nathalie de Boisgrollier, Albin Michel, septembre 2019, 16,90 euros.

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