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Quand la France se retrouvait à Notre-Dame de Paris pour honorer ses présidents

Hommage national de François Mitterrand à Notre-Dame de Paris
© GERARD JULIEN / AFP
Le président Jacques Chirac et son épouse, Bernadette, assistent à l'hommage national organisé à Notre-Dame de Paris en l'honneur de François Mitterrand.
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De Charles De Gaulle à François Mitterrand, la Ve République a toujours rendu hommage à ses présidents décédés en donnant une messe à Notre-Dame de Paris. Cinq mois après le terrible incendie qui a ravagé la cathédrale, une messe sera célébrée lundi à Saint-Sulpice, à Paris.

Depuis sa construction, il y a plus de 850 ans, Notre-Dame de Paris est invariablement le lieu vers lequel tout le pays se tourne pour se rassembler. De la monarchie à l’Empire en passant par la République, la cathédrale célèbre ou pleure les évènements et les hommes qui ont émaillé l’Histoire de France. Si la monarchie a naturellement rendu hommage à ses grands rois de France sous ces voûtes séculaires, la République, bien que laïque, en a fait de même, consciente que c’est à Notre-Dame que bat l’âme de la France.

Lire aussi : La foi des présidents de la Ve République

À la fois rituel protocolaire et moment d’union, les anciens présidents de la Ve République n’ont pas échappé à la tradition de l’hommage national. Le lundi 9 novembre 1970, Charles de Gaulle décède après une rupture d’anévrisme à 79 ans dans sa maison à Colombey-les-Deux-Églises (Haute-Marne). Après des obsèques célébrées dans l’intimité, comme il le souhaitait, une messe est organisée à Notre-Dame de Paris le 12 novembre. Bien que le président de Gaulle, croyant mais de nature discret, avait expressément demandé dans son testament qu’aucun discours en son hommage ne soit prononcé, « ni à l’Église ni ailleurs », le glas aura pourtant sonné dans de nombreuses églises de France et la cérémonie, organisée à Notre-Dame, accueillit plus de 80.000 personnes. C’est le cardinal François Marty, archevêque de Paris, qui présida la cérémonie en présence de Georges Pompidou et de nombreux chefs d’État étrangers.

Quatre ans plus tard, le 2 avril 1974, c’est au tour de Georges Pompidou de s’éteindre à l’âge de 62 ans, durant son mandat, des suites de la maladie de Waldenström. Il est le seul président de la Ve République à recevoir des obsèques nationales à Notre-Dame. La cérémonie est célébrée le 6 avril au cœur de la cathédrale avant que son corps ne soit inhumé au cimetière d’Orvilliers dans les Yvelines.

François Mitterrand, enfin, six mois après avoir quitté l’Élysée, décède le 8 janvier 1996, vaincu par un cancer. Ses obsèques sont célébrées dans la plus stricte intimité dans la petite église Saint-Pierre de Jarnac, sa ville natale. Au même moment, la Nation rend hommage à l’ancien chef d’État sous les voûtes de Notre-Dame de Paris. Plusieurs milliers de personnes assistent à la messe et, parmi elles, une soixantaine de chefs d’État. C’est le cardinal Lustiger, archevêque de Paris, qui préside la célébration eucharistique. Dans son discours en hommage à l’ancien Président, il déclare : « François Mitterrand a laissé entendre qu’il “croyait à la communion des saints”. Dans cette invisible communion, une foule innombrable partage l’Amour qui donne sens à la vie des hommes. Cet Amour, nous le savons et nous le croyons, est Dieu lui-même. »

Pour Jacques Chirac, les Français ne pourront pas se rassembler sous les voûtes de Notre-Dame compte tenu des travaux qui s’y déroulent actuellement. Une messe sera néanmoins célébrée en l’église Saint-Sulpice, le 30 septembre à 12h00 par Mgr Aupetit, archevêque de Paris. Nul doute qu’elle sera très suivie par les Français.

Lire aussi : Mort de Jacques Chirac : une messe célébrée à Saint-Sulpice lundi

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