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Jacques Chirac est mort à l’âge de 86 ans

PATRICK KOVARIK / POOL / AFP
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Grand fauve de la vie politique française, l’ancien président de la République, Jacques Chirac, est mort ce jeudi 26 septembre à l’âge de 86 ans. S’il n’apparaissait plus en public depuis plusieurs années, sa personnalité tout autant que sa longévité politique ont profondément marqué les Français.

Président de la République pendant douze ans (1995 – 2007), deux fois Premier ministre, trois fois maire de Paris, créateur et chef de parti et ministre à répétition, Jacques Chirac s’est éteint ce jeudi 26 septembre 2019 à l’âge de 86 ans. « Le président Jacques Chirac s’est éteint ce matin au milieu des siens. Paisiblement », a annoncé son gendre Frédéric Salat-Baroux à l’AFP.

« Il préfère l’homme à son divin créateur ! »

Qui était-il ? Si ses mandats en tant que président resteront marqués par son « non » à la deuxième guerre d’Irak, la fin de la conscription militaire ou encore le passage au quinquennat, de nombreux proches l’on décrit avant tout comme un humaniste. Dans son livre Les Présidents face à Dieu, Marc Tronchot, ancien directeur de la rédaction d’Europe 1, décrit un homme qui « préfère l’homme à son divin créateur ! ».  En témoigne le musée du Quai Branly, dédié aux arts premiers, et dont il a été la cheville ouvrière. Philippe Bas, catholique pratiquant, qui fut son secrétaire à la présidence de la république en 2002, le qualifie de la sorte : « Grand républicain partageant avec la gauche les valeurs fondatrices de l’humanisme français, catholique modéré, constant dans ses convictions, épris de tolérance, très libre vis-à-vis de l’épiscopat, gallican plutôt qu’ultramontain, attaché à la laïcité, curieux et respectueux des autres religions ».

Jacques Chirac fera, entre son départ de l’hôtel de Matignon et son entrée à l’hôtel de ville de la capitale, un détour par… l’abbaye de Solesmes en octobre 1976. Certains diront qu’il y a fait plusieurs retraites, d’autres qu’il s’agissait d’un déplacement calculé. Le plus probable se trouve certainement dans ces mots de son ami Denis Tillinac, interrogé par Marc Tronchot : « Ce n’est pas un homme sans Dieu mais ce n’est pas un homme porté par le monothéisme stricto sensu. Je ne l’ai jamais senti très intéressé par la spiritualité juive, chrétienne ou musulmane. Cela ne veut pas dire cependant qu’il y est indifférent… ».