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Bioéthique : à l’Assemblée nationale des opposants offensifs

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Agnès Thill.
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L’examen du projet de loi bioéthique a débuté mardi à l’Assemblée nationale par les interventions des trois ministres qui portent le texte et celles de plusieurs débutés en préambule.

C’est devant un hémicycle clairsemé que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a pris la parole mardi pour ouvrir la première journée de débats sur le projet de loi bioéthique à l’Assemblée nationale. « Dans cet hémicycle vous serez dans les semaines à venir cette conscience qui doit délimiter, ordonner et définir les nouveaux progrès sans rien céder sur les grands principes », a-t-elle affirmé. Un rôle dont se sont saisis plusieurs députés dès la première journée en faisant part de leurs inquiétudes et des lignes rouges qu’ils craignent de voir franchies.

« L’ensemble de ce texte pose évidemment de très importants problèmes », a déclaré le député Les Républicains Patrick Hetzel. L’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules érige la toute puissance du désir d’enfant au détriment de l’intérêt supérieur de l’enfant. Cette extension est de nature à institutionnaliser par la loi l’absence du père. […] Ici on va franchir un nouveau pas, celui de créer délibérément chez ces enfants le traumatisme lié à la suppression a priori de toute référence paternelle », s’est-il inquiété. « Très sincèrement, est-ce que cette loi va dissuader davantage d’aller louer le corps d’une femme pendant neuf mois ? Quelle effectivité donnez-vous à ce refus de la GPA ? », s’est interrogé quant à lui le député (LR) Thibault Bazin.

« La France va inscrire dans sa loi le père facultatif et permettre la venue au monde d’enfants sans père. Mais qui êtes-vous pour vous permettre une telle mutilation ? Est-ce à dire qu’un père est inutile ? », a déploré la députée Agnès Thill. « Assumer qu’un père n’est pas nécessaire, assumer de dire que vous ne devez rien à vos pères, c’est précisément de cette société là que je ne veux pas. […] Pour moi il n’y a plus grand que l’homme. Et vous le piétinez, le réduisez à rien de plus que ses gamètes ». Pour elle, ce projet de loi oppose la souffrance de ces femmes de ne pas avoir d’enfant à la souffrance de l’enfant qui ne connaîtra pas son père. « Vous avez choisi d’en apaiser une en jetant de l’acide sur l’autre », a regretté la députée.