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Que dire à son ado qui n’a plus la foi ?

Studying
Monkey Business Images | Shutterstock
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"Notre ado de 16 ans dit qu’il a perdu la foi, il ne veut plus aller à la messe". Tristesse, amertume et culpabilité envahissent parfois les parents dont l’adolescent se rebelle contre Dieu ou la pratique religieuse. Le père Joël Pralong, supérieur du séminaire de Sion (Suisse) et auteur de "Aimer sa famille comme elle est" (Éditions des Béatitudes, décembre 2018) donne de belles pistes pour retrouver confiance.

Les enfants ne sont pas la photocopie de leurs parents… Votre mission vous appelle à être des témoins de la foi, rayonnant du Christ. Vous leur avez transmis une tradition chrétienne, sans plus. La foi est un don de Dieu, vous ne pouvez pas la lui injecter, cela lui appartient. Jésus est clair : « Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire  » (Jn 6, 44). Que savez-vous des secrets de son cœur ? Ne cherchez pas à le convertir, mais persuadez-vous que Dieu l’aime autant, sinon plus que vous ! Dieu a son plan, faites confiance au travail de la grâce… Priez pour lui avec foi. 

« Ah ! Vous qui allez tous les dimanches à la messe ! »

S’il détecte vos défauts sans en laisser échapper aucun, sous prétexte que vous allez à la messe, eh bien tant mieux pour vous, il aura servi à votre conversion personnelle. Mais ne relâchez pas pour autant votre autorité. Ce n’est pas de la faiblesse que de se reconnaître pécheur. Et souvenez-vous que l’adolescence est un passage obligé vers l’âge adulte ; votre ado s’en sortira un jour.

« Si Dieu existait »

Sachez que l’ado s’imagine un Dieu fonctionnel, qui doit agir quand lui en a besoin. Et il s’étonne, se révolte contre ce Dieu qui tolère le mal et l’injustice dans le monde. Je souris en écrivant ces lignes, me rappelant une discussion avec des ados dans un collège, justement à ce sujet. Des gars et des filles violemment indignés contre ce Dieu impassible devant la misère de l’homme ! Mais c’était oublier que dans cette même classe se trouvait un jeune « souffre-douleur », une « tête de turc », marginalisé par ces mêmes… indignés ! Prostré sur son banc, il les écoutait, les yeux remplis de colère. L’ambiance s’emplit soudainement d’un lourd silence lorsque je leur fis remarquer cette injustice : « Pourquoi vouloir exiger de Dieu ce que vous-mêmes ne faites pas entre vous ? » Occasion de les placer devant de leurs propres contradictions. À ne jamais rater, ce genre d’occasion, pour ensuite relancer le dialogue, avec plus de vérité et de réalisme !

Il faut leur laisser le temps de réfléchir, et écouter ce qu’ils vous disent, sans toutefois et systématiquement les contredire avec nos arguments, d’une logique parfois implacable. Ce serait les museler dans le mutisme : « De toute façon, vous avez toujours raison, alors à quoi ça sert que je cause ? » L’ado refuse une religion à l’image d’un « prêt-à-porter » découpé par ses parents. Il faut du temps pour qu’il trouve son propre vêtement, taillé à sa mesure, dans lequel il se sente à l’aise. Il est en quête d’amour surtout, et d’un Dieu qui l’aime fortement. Faites-lui confiance. 

EdB

Aimer sa famille comme elle est : quelques astuces, Joël Pralong, Éditions des Béatitudes, décembre 2018, 138 pages, 12 euros.

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