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La bénédiction des cartables, nouvelle mode de la rentrée ?

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Alors que les enfants ont retrouvé les bancs de l’école, de nombreuses paroisses, et même certains établissements, organisent des bénédictions de cartables. Qu’est-ce que cela signifie réellement ?

Est-ce l’ultime phénomène à la mode ? Depuis quelques années, que ce soit au sein des églises ou dans les établissements scolaires eux-mêmes, on voit se développer aux quatre coins de la France des bénédictions des cartables à l’heure où petits et grands reprennent le chemin de l’école. Ce phénomène qui séduit de plus en plus de paroisses répond-il à un besoin réel ou bien s’agit-il d’un folklore destiné à amuser la galerie, voire d’un regain de superstition ?

Le père Nicolas Guillou, curé de la paroisse Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle, à Rennes (Ille-et-Vilaine), a mené cette opération les 7 et 8 septembre derniers. « Notre idée était de proposer une animation de rentrée, mais d’abord de bien commencer l’année avec les familles de nos écoles catholiques qui, si elles n’ont pas l’habitude de fréquenter l’église, considèrent qu’elles font partie de la communauté. Elle sont ce que j’appelle les périphéries immédiates », explique à Aleteia le prêtre de 51 ans.

© Léa Callu
Invitation à la bénédiction des cartables de la paroisse Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (Rennes).

C’est une manière pour l’Église locale de marquer le coup et de concrétiser la rentrée paroissiale de façon festive, à l’image des forums d’associations ou de clubs de sport qui se multiplient à cette période. Les deux messes du week-end célébrées dans cette paroisse rennaise ont ainsi rassemblé quelque 130 écoliers venus faire bénir leurs sacs de classe. Un succès qui illustre une réalité : la paroisse reste un lieu de rassemblement fort.

« La bénédiction repose sur la personne »

« Le cartable est le lieu de l’apprentissage… et du goûter », poursuit le père Nicolas Guillou, un brin malicieux. Au-delà de son aspect amusant, le geste va loin. Étymologiquement, bénir signifie « dire du bien ». Bénir sacs à dos et cartables, compagnons quotidiens des enfants pendant neuf mois, c’est leur montrer que Dieu est un père qui aspire à leur bonheur dans toutes les activités de leur semaine, y compris l’école.

« J’ai rappelé aux enfants que l’on ne bénit pas les cartables mais que la bénédiction repose sur la personne. Nous avons prié pour leurs professeurs, pour le personnel administratif, pour ceux qui travaillent aux cuisines. À la fin, je les ai tous copieusement aspergés d’eau bénite, un geste qui rappelle leur baptême », conclue le curé. Cerise sur le gâteau : chaque enfant a reçu un petit sachet de graines de radis sur lequel était inscrit « Tu es mon enfant bien-aimé », parole que Jésus a reçue au moment de son baptême (Mt 3, 17). Une belle manière de commencer l’année en misant sur l’essentiel.